Selon le bilan 2025 dressé par le Gouvernement, le budget pour l’insertion a diminué de plus de
7 % en entreprise d’insertion (Ei) et près de 9 % en entreprises de travail temporaire d’insertion (ETTi), contre 4 % en moyenne dans tout le secteur de l’IAE.
Environ 3 500 postes en insertion ont
été supprimés en seulement un an, dont près de 1 500 en Ei et ETTi, les
structures les plus touchées par les baisses budgétaires.
En 2025, le secteur de l’insertion par l’activité économique (IAE) a subi une baisse budgétaire de près de 54 M€ par rapport à 2024, soit - 4 %. Plus de 40 % de l’effort a été porté par les entreprises d’insertion (-15,8 M€, -6,7 %) et de travail temporaire d’insertion (-6 M€, -8,6 %), alors qu’elles ne captent que
22 % du budget total
alloué à l’IAE (part dans le « mix-IAE »).
Au regard des budgets
votés cette année, la baisse du budget de l’IAE pourrait atteindre près de 100
M€ entre 2024 et 2026, soit -6,5 %. Antoine Laurent, Délégué général de la FEI,
déclare :
« La suppression de 60 postes en insertion dans l’entreprise Le Relais est
la partie émergée de l’iceberg. Supprimer 3 500 postes en insertion en un an,
c’est priver 10 000 personnes d’une opportunité de sortir durablement du
chômage et de la précarité grâce à un dispositif d’émancipation par le travail
qui fait ses preuves depuis 40 ans. Réduire la voilure sur l’insertion, en
particulier dans les entreprises d’insertion qui permettent à l’Etat de faire
des économies immédiates sur les dépenses sociales, est un non-sens absolu
quand on sait que le chômage augmente et que les besoins en compétences est
l’un des principaux freins de l’économie française. »
En conséquence, la part
des budgets de l’IAE (« mix-IAE ») alloué aux EI et ETTI continue de régresser
pour s’établir à 22,3 % (contre 24,7 % en 2019), à contre-courant de la volonté
du Gouvernement de préserver l’équilibre de l’offre d’insertion sur le territoire.
Le gel des allègements
de cotisations sociales décidé par le Gouvernement lors de l’augmentation du
SMIC en juin 2026 fragilisera d’autant plus le modèle économique des Ei/ETTi,
déjà exposées à une conjoncture défavorable.
La fédération des
entreprises d’insertion appelle le Gouvernement à préserver les budgets de
l’insertion dans le cadre du gel des crédits en 2026 et en vue de la
préparation du projet de loi de finances 2027, notamment pour les entreprises
d’insertion qui ont déjà pris leur part dans l’effort budgétaire.
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Sources des données :
Rapport annuel de performance publié en mai 2026 par le ministère des Comptes
publics.


