À l’occasion de la Journée Internationale de la Créativité et de l’Innovation le 21 avril, le Groupe SEB et Norstat dévoilent les résultats d’un sondage exclusif sur la perception de l’innovation en France.
Présentés au Sénat lors du colloque « Innovation & Compétitivité : sortir du paradoxe, passer à l’action », en présence de Sébastien Martin, ministre délégué chargé de l’Industrie, les résultats de ce sondage révèlent l’attente des Français pour une innovation « utile » et une rupture avec le modèle actuel.
« L’innovation n’est plus une option, c’est une condition de survie
industrielle. La France a les talents, les idées et les savoir-faire. Ce qui
manque aujourd’hui c’est un environnement qui permet de transformer,
d’industrialiser et de passer à l’échelle. D’ailleurs, dans le cadre de notre
plan Rebond, l’innovation constitue un axe central pour rester compétitif,
renforcer notre position industrielle et continuer à proposer des solutions
concrètes au plus grand nombre », déclare Thierry
de la Tour d’Artaise, Président du Groupe SEB.
La fin de la « Startup Nation », l'avènement de l'innovation du
quotidien
Alors que la France a longtemps misé sur l’image de la « Startup Nation », le sondage Norstat pour le Groupe SEB montre que ce cycle s’essouffle : seuls 18 % des Français voient encore les startups comme le efiance moteur de l’innovation nationale. À l’inverse, ils plébiscitent les grandes filières stratégiques
(36
%) et, surtout, une innovation qui change la vie réelle. 44 % des répondants efiance
en priorité des innovations pour la maison et les usages personnels, juste
derrière la santé (56 %).
Le paradoxe français : Confiance dans les talents, efiance dans le
système
Si 76 % des Français considèrent la France comme une terre d'innovation.
Ce sentiment de fierté constitue un actif immatériel majeur pour le pays. Une
majorité estime que ce potentiel est sous-exploité ou mal orienté.
• L'État, un obstacle majeur : 62 % des Français identifient l’État comme le principal responsable des
blocages, pointant un cadre complexe et instable.
• Le poids des normes : L'excès de normes est cité comme le premier frein (36 %), devant la
fuite des talents (20 %) et le manque d'investissements à long terme (16 %).
• Un sursaut attendu : Pour 66 % des Français, le sursaut viendra d'une stratégie nationale
claire et d'un choc de simplification.
Pour Raphaël Clave, Directeur général de Norstat France : « Ce sondage met en lumière un paradoxe bien français : une forte
confiance dans notre capacité à innover mais une défiance tout aussi marquée
dans notre capacité à concrétiser. 76 % des Français considèrent notre pays
comme une terre d’innovation mais 62 % identifient l’État comme le principal
frein à l’innovation et 36 % pointent l’excès de normes. Ce résultat traduit
une attente : moins de complexité plus de structuration et une meilleure
articulation entre acteurs publics et privés pour passer de l’idée à l’impact
».
Un optimisme conditionnel
Malgré ces freins structurels, les Français restent majoritairement optimistes : 64% croient en l'avenir de l'innovation française à l'horizon de 10 ans. Mais cette confiance constitue un « capital à ne pas gaspiller» : elle repose sur la capacité des acteurs politiques à simplifier le cadre et des industriels à transformer les idées de laboratoire en solutions concrètes et accessibles.


