Ce rapport, remis au ministre des Petites et Moyennes entreprises, du Commerce, de l’Artisanat, du Tourisme et du Pouvoir d’Achat et au ministre des Transports par Anne-Marie Idrac et
Anne-Marie Jean,
offre un diagnostic précis des défis encore à venir de la logistique urbaine et
dessine une feuille de route ambitieuse renouvelée pour en faire une fonction
pleinement reconnue des politiques territoriales.
Cinq ans après un
précédent rapport qui avait offert un panorama général du secteur, des avancées
sont en place, à travers notamment le verdissement des flottes routières, des
expérimentations de solutions multimodales, l’émergence de nouveaux modèles de
relations entre acteurs des chaînes logistiques et l’essor de la
cyclologistique, qui doivent encore être renforcées.
Pour poursuivre la
dynamique à l’œuvre, le rapport émet 15 nouvelles recommandations regroupées en
cinq leviers de transformation : gouvernance, formation, connaissance, foncier
et déploiement opérationnel. Trois chantiers prioritaires vont être lancés immédiatement
:
• Définir les bases de la gouvernance nationale
de la logistique urbaine : les services des deux ministères piloteront ces
travaux en associant l’ensemble de l’écosystème (collectivités et acteurs
économiques) avec comme objectif d’aboutir à un schéma d’organisation pour
septembre 2026 ;
• Développer d’ici la fin de l’année une
méthodologie adaptée aux besoins des collectivités pour mieux caractériser le
foncier logistique existant sur leur territoire, anticiper les nouveaux besoins
et les mutations nécessaires afin de mieux répondre aux enjeux de la logistique
dans la planification urbaine ;
• Poursuivre et amplifier le déploiement de
DiaLog - outil développé par l’Etat permettant la digitalisation de la
réglementation en matière de circulation routière - sur l’ensemble du
territoire ;
En parallèle, la
politique d’innovation pour la logistique urbaine durable s’inscrit en
articulation étroite avec le programme national « Logistique 4.0 » de France
2030, lancé en juin 2025, qui soutient la digitalisation, la décarbonation et
la résilience des chaînes logistiques. Les projets financés par ce programme sont
ainsi conçus pour faire émerger, dans les territoires, une logistique urbaine
modernisée au service des collectivités, des opérateurs économiques et de la
transition écologique.
Le Gouvernement
travaille également à affiner la trajectoire et à renforcer la lisibilité des
financements dédiés à la logistique urbaine au-delà de 2026, en particulier
ceux issus des dispositifs de certificats d’économies d’énergie (CEE). Ces éléments ont
vocation à être partagés plus généralement avec l’ensemble de la filière à
l'occasion d'un comité interministériel de la logistique (CILOG) au printemps
2026 qui sera également l'occasion de valoriser les avancées en termes de
décarbonation, compétitivité et innovation des chaines logistiques.
Anne-Marie Jean déclare : « La logistique
urbaine ne peut plus être considérée comme un sujet technique ou sectoriel :
elle est devenue structurante pour l’avenir et la qualité de vie des villes.
C’est pourquoi nous proposons de renforcer la formation des élus et techniciens
des collectivités, afin de mieux outiller les acteurs publics. Il s’agit
également de progresser en matière de gouvernance et de développer le dialogue
public-privé à l’échelon local comme au niveau national. »
Anne-Marie Idrac complète : « Une logistique performante est un gage de compétitivité pour toute l’activité économique d’un territoire. Nos travaux montrent la nécessité de s’appuyer sur la co-construction entre acteurs publics et acteurs économiques. Il s’agit désormais de reprendre la main, pour passer d’une phase de montée en puissance à une phase de déploiement et de pérennisation des actions engagées. »


