La Banque de France confirme la vigueur du
marché avec une production de crédits en hausse depuis 3 mois à 12,6 milliards
d’euros hors renégociations en mars 2026. Un chiffre même légèrement supérieur
à celui de mars 2025.
Chez Vousfinancer, l’activité est également en hausse, de 18 % au 1er trimestre sur un an, comme c’est encore le cas sur le mois d’avril, grâce à la fois au dynamisme du marché immobilier
(958 000 transactions sur un an selon les Notaires) mais aussi à la
volonté des banques de prêter comme en témoigne l’élargissement de leurs prêts
aidés à tous types d’emprunteurs. Pour autant dans ce contexte d’incertitudes
économiques et géopolitiques, la vigilance reste de mise…
Une reprise de
l’activité de crédit confirmée par les chiffres de la Banque de France
Les derniers chiffres publiés par la Banque de France ce 12 mai viennent confirmer la solidité de la reprise du crédit immobilier en France. Malgré un environnement économique et géopolitique incertain, marqué notamment par le conflit en Iran, la production de crédits (hors renégociations) a atteint en mars 2026 12,6 milliards d’euros, hors renégociations, un chiffre en hausse pour le 3e mois consécutif
(+ 9 % sur un mois) et de 3 % sur un an. Selon Sandrine Allonier, porte-parole de Vousfinancer : « Cette production de crédits en croissance fait suite à une année 2025 déjà très positive, avec une production annuelle en progression de 33 % pour atteindre 146 milliards d’euros. Au 1er trimestre 2026, le marché se situe ainsi près de 7 % au-dessus des niveaux atteints en 2025, avec un 1er trimestre pourtant déjà marqué par un redressement de l’activité ».
Une activité très dynamique également chez Vousfinancer au 1er trimestre, qui s’est poursuivie
en
avril
Les indicateurs
internes de Vousfinancer confirment cette reprise au 1er trimestre, et même en
avril. Après une production de crédits intermédiés en hausse de 18 % sur les 3
premiers mois de l’année, cette tendance s’est poursuivie le mois dernier, avec
un chiffre en hausse de 17 % sur un an et quasi stable sur un mois. Ainsi sur
le 1er quadrimestre, l’activité est en progression : + 18 % en production de
crédits intermédiés sur un an. « Depuis le début de l’année, l’activité est
très dynamique. La remontée des taux de crédit enclenchée depuis mi-mars, et
plus globalement la guerre en Iran, n’ont pas impacté la demande qui reste
soutenue, tirée aussi bien par les primo que les secundo-accédants. L’envie
d’acheter reste intacte et la politique volontariste des banques, qui proposent
en outre de nombreux prêts aidés, permet de concrétiser les projets immobiliers
avec encore de très bonnes conditions de financement. Avec un petit bémol tout de
même pour le mois de mai déjà marqué par un ralentissement de l’activité en
raison des ponts et du départ de nombreux Français en week-end ! » analyse
Julie Bachet, directrice générale
Des fondamentaux
solides, mais une vigilance nécessaire
Cette reprise de
l’activité de crédit repose sur des fondamentaux concrets. Selon les Notaires,
le nombre de transactions dans l’ancien a atteint 958 000 ventes sur 12 mois
glissants à fin février 2026, soit une progression annuelle de + 11 %, après
une année 2025 marquée par le rebond du marché.
Par ailleurs, depuis le début de l’année, et en dépit de quelques remontées de taux en lien avec le contexte géopolitique, les banques restent confiantes dans la solvabilité des emprunteurs et affichent une volonté claire de prêter. « Pour atteindre leurs objectifs de production sur l’année 2026, et de préférence dès le 1er semestre, elles ont limité les hausses de taux, continué à accorder des décotes pour les profils cibles et élargi l’accès aux prêts à taux bonifiés à tous les profils, et non plus aux seuls primo-accédants » analyse Sandrine Allonier. Ainsi un groupe bancaire mutualiste propose actuellement un prêt à
2,49 % jusqu’à 25 ans, de 50 000 € maximum (10 % du montant emprunté max)
pour les primo comme les secundo-accédants, pour financer l’achat d’une
résidence secondaire, principale ou locative. Une autre banque mutualiste
communique à grand renfort de publicité sur un prêt pour les primo-accédants
jusqu’à 30 000 € à 0,99 % sur 10 ans !
Pour autant, des points
de vigilance demeurent. Le taux d’emprunt d’Etat à 10 ans reste très volatil et
supérieur à 3,7 % mi-mai. L’inflation est en forte hausse, à 2,5 % en mars en
Zone Euro, contre 1,9 % en février, dans le sillage de la hausse du prix du
pétrole notamment. Et en France, le taux de chômage est actuellement à son plus
haut niveau depuis 5 ans à 8,1 % au 1er trimestre.
« Dans ce contexte, et si le conflit en Iran se poursuit, la Banque centrale européenne pourrait relever à nouveau ses taux directeurs durant sa réunion du 11 juin. Ce scénario pourrait contraindre les banques à augmenter encore leurs taux de crédit et créer un effet ciseau avec le taux d’usure, ce taux plafond réglementé révisé tous les trimestres, susceptible de bloquer encore davantage de dossier d’ici à cet été, au-delà des emprunts de courte durée et des profils de plus de 45 ans, d’ores et déjà bloqués en raison du coût de l’assurance… Une situation très pénalisante que nous souhaitons vraiment éviter » conclut Julie Bachet.


