À
l’heure où l’intelligence artificielle transforme en profondeur les modèles
économiques, les usages et les interactions entre les entreprises et leurs
parties prenantes, une question s’impose : comment concilier innovation
technologique et responsabilité sociétale ?
Acteur mutualiste
engagé, la Macif fait le choix d’une stratégie numérique éthique, transparente
et responsable. À l’occasion de la ratification de la Charte du Numérique
Responsable portée par l’Institut du Numérique Responsable (INR), via Aéma
groupe, la Macif réaffirme sa volonté d’inscrire durablement ses usages
numériques dans une logique d’impact maîtrisé, au service de ses sociétaires.
L’IA : un enjeu de
société avant la technologie ?
L’intelligence
artificielle ne constitue pas uniquement une évolution technologique majeure ;
elle interroge les principes mêmes de gouvernance, de transparence et de
confiance. Dans le secteur assurantiel, où les données sont sensibles et les
décisions structurantes pour les individus, la responsabilité est d’autant plus
forte.
Les dates clés :
=> Dès 2023, la Macif a engagé une
démarche structurée de numérique responsable, avec le calcul pour la première
fois de l’empreinte carbone de son système d’information.
=> En 2024, une feuille de route
dédiée a été élaborée afin d’en maîtriser l’impact.
=> En 2025, cette trajectoire
s’est consolidée autour de six chantiers majeurs étayé dans un Manifeste Macif
pour une utilisation éthique de l' Intelligence Artificielle : gouvernance et
mesure régulière de l’empreinte numérique, développement d’une culture interne
du numérique responsable, intégration de pratiques d’écoconception dans
l’ensemble des projets, challenge de leurs feuilles de route avec les fournisseurs stratégiques, travaux
autour des infrastructures et du Cloud et pilotage volontariste de l’environnement
numérique des collaborateurs.
=> Cette même année, la Macif lance
également la Chaire “IA : pour un futur du travail désirable”, fruit d’une
collaboration inédite avec l’Inria et Matrice pour concilier innovation
technologique et progrès humains. Elle a pour vocation d’appréhender
l’intégration de l’IA dans le quotidien de travail des salariés de la Macif,
avec une approche éthique et responsable.
=> Mars 2026 : La ratification de la
Charte du Numérique Responsable, portée par l’Institut du Numérique Responsable
et signée par plus de 1 100 organisations, formalise cet engagement. Elle
s’inscrit dans la continuité de l’adhésion d’Aéma à l’INR et vient renforcer une
trajectoire déjà engagée.
Les premiers résultats sont significatifs : une trajectoire carbone du système d’information à horizon 2030 a été formalisée, plus de 68% des effectifs IT ont été sensibilisés au numérique responsable,
8 référents et 11 développeurs en éco conception ont été identifiés et formés. Par ailleurs, plus de
40% des produits et services IT
consommés sont issus de fournisseurs engagés dans une trajectoire de
décarbonation.
Une gouvernance
numérique alignée avec les valeurs mutualistes
Pour la Macif,
l’intelligence artificielle ne peut être dissociée des principes mutualistes
qui fondent son modèle : primauté de l’intérêt collectif, transparence,
responsabilité et solidarité.
En février 2025, la
Macif a publié un manifeste affirmant sa vision d’une IA au service de
l’humain, inscrite dans un cadre clair et exigeant. Ce positionnement s’inscrit
également dans la dynamique européenne, notamment dans le cadre de l’IA Act,
qui constitue un socle structurant pour une innovation encadrée et respectueuse
des droits fondamentaux.
Selon Fabrice Leyglene,
Directeur des Systèmes d’Information de la Macif : « La transformation
numérique de la Macif s’inscrit dans une trajectoire cohérente avec nos valeurs
mutualistes. L’IA est un levier puissant d’efficacité et d’amélioration des
services, mais elle ne peut se développer sans une gouvernance exigeante, une maîtrise
de nos dépendances technologiques et une attention constante à l’impact
environnemental et sociétal de notre système d’information. Notre
responsabilité est d’innover sans renoncer à nos principes ».
Faire de l’IA un outil
d’émancipation, pas de défiance
Au-delà des enjeux
techniques, l’intelligence artificielle pose une question centrale : quel
modèle de société souhaitons-nous accompagner ?
Dans un contexte où la
confiance numérique devient un actif stratégique, la Macif considère que l’IA
peut constituer un outil d’émancipation et d’amélioration du service rendu, à
condition d’être conçue et déployée dans un cadre éthique clair, transparent et
contrôlé.
« L’intelligence
artificielle n’est pas neutre : elle reflète les choix de celles et ceux qui la
conçoivent et l’utilisent. Pour une entreprise mutualiste comme la Macif, il
est essentiel que ces choix soient guidés par l’intérêt collectif et le respect
des personnes. L’IA peut être un formidable levier d’innovation, à condition
qu’elle demeure au service de l’humain et qu’elle s’inscrive dans une logique
de responsabilité partagée », poursuit Alban Gonord, Directeur de
l’Engagement de la Macif.
Dans un contexte de transformation accélérée, la Macif entend ainsi démontrer qu’il est possible de conjuguer performance, innovation et responsabilité, en faisant de l’éthique numérique un pilier stratégique et non un simple affichage.


