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[Etudes] En 2026, 46% des salariés ne reçoivent pas de feedback de leur manager alors que 91% en veulent beaucoup plus

Fasterclass dévoile les résultats d’une enquête nationale menée auprès de 3 612 salariés afin de mesurer l’état réel de la culture du feedback en entreprise.

Ce sondage révèle un paradoxe brutal : 91% des salariés demandent une culture du feedback plus forte, alors que 67% n’ont jamais été formés à en donner ou en recevoir. 

 

Raphaël Maisonnier, conférencier et auteur, TEDx speaker, CEO de Fasterclass, rappelle : « Le mot feedback est un pérégrinisme. Il n’a pas d’équivalent direct dans la langue française. C’est la raison pour laquelle il est souvent confondu avec ses faux amis : compliments, reproches, critiques, ordre déguisé, ou encore évaluation. Tout ceci n’est pas du feedback.

Pour faire bref, feedback vient de l’anglais : feed, “nourrir” ; back “en retour”. Le feedback est donc un retour d’information qui nous nourrit, c’est-à-dire qui nous apprend quelque chose. En ce sens, un simple « retour » n’est pas du feedback. Il faut bien ces deux conditions : nourrir, en retour ! Et c’est tout l’art du “feedback, qui est un atout incontournable à promouvoir en entreprise. »



1. Le feedback : bien loin du réflexe culturel

En 2026, le feedback existe bien en entreprise, mais sa pratique reste encore très inégale. Ainsi, seulement 8 % des salariés déclarent que cette méthode est très ancrée dans la culture de leur société. 25 % décrivent une pratique structurée ou informelle (12 % et 13 %). Enfin, 19 % le vivent de façon occasionnelle. De l’autre côté, 46 % des salariés n’en reçoivent jamais (29 %) ou rarement (17 %).

 

Le feedback est-il une pratique courante au sein de votre entreprise ?

Réponses

Pourcentages

Non, jamais / quasi jamais (hors entretien annuel)

29 %

Rare : seulement en cas de problème ou d’urgence

17 %

Occasionnelle : quelques fois dans l’année, sans vraie régularité

19 %

Régulière mais informelle : feedbacks au fil de l’eau, pas toujours structurés

13 %

Régulière et structurée : rituels (1:1, points trimestriels), feedbacks cadrés

12 %

Très ancrée dans la culture : feedbacks fréquents, dans les deux sens (manager ↔ salarié), avec suivi

8 %

Je ne sais pas ce qu’est le feedback

2 %

 


2. Feedback correctif : à quel point est-il actionnable ?

Lorsqu’ils reçoivent un feedback correctif, près de 61 % le jugent de façon très mitigée au niveau de sa mise en œuvre : pas (11 %), peu (23 %) ou moyennement actionnable (27 %). Les salariés semblent manquer de pistes ou d’exemples concrets. Seuls 39 % le trouvent beaucoup (21 %) ou totalement actionnable (18 %).

 

Quand vous recevez du feedback correctif, à quel point est-il actionnable (exemples précis + pistes d’amélioration) ?

Réponses

Pourcentages

Pas du tout

11 %

Peu

23 %

Moyennement

27 %

Beaucoup

21 %

Totalement

18 %

 

 

3. Qu’est-ce qui empêche le feedback de se développer ?

En 2026, les deux freins majeurs au développement du feedback en entreprise sont liés à l’organisationnel et aux compétences. 28 % évoquent le manque de temps, 27 % des managers mal à l’aise et mal formés. La dimension émotionnelle est également très forte avec 21 % qui sont bloqués par les tensions ou la peur de blesser.

Enfin, les obstacles techniques comme des feedbacks trop vagues (12 %) et le manque de courage managérial (11 %) complètent le tableau.

 

Qu’est-ce qui empêche le plus de développer l’usage du feedback dans votre entreprise ?

Réponses

Pourcentages

Manque de temps / priorités

28 %

Peur de blesser / tensions

21 %

Feedback trop vague (c’est bien / ce n’est pas bien)

12 %

Managers pas à l’aise / pas formés

27 %

Manque de courage : on évite les sujets

11 %

Autre

1 %

  

4. Des feedbacks insuffisants ou mal perçus

Quand les salariés ont un feedback de leur manager, le verdict est à la fois clair et négatif : 74 % pointent un problème de qualité ou de fréquence. Le feedback est trop rare pour 37 %, trop flou pour 21 %, trop dur pour 9 % et jugé injuste pour 7%.

Seulement 26 % des salariés trouvent le feedback équilibré et utile.

 

Le feedback de votre manager est plutôt…

Réponses

Pourcentages

Trop rare

37 %

Trop flou

21 %

Trop dur / maladroit

9 %

Injuste / variable selon les personnes

7 %

Équilibré et utile

26 %

 


5. À l’aise pour donner du feedback à son manager ?
 

Si le feedback descendant est la règle, celui ascendant est encore plus complexe. En effet,
43 % des salariés ne sont pas à l’aise pour cet exercice avec leur manager.

Avec 25% de neutres, la zone d’hésitation est encore plus large.

À l’opposé, 32 % se disent à l’aise pour en discuter avec leur N+1.  

 

Vous sentez-vous à l’aise pour donner un feedback à votre manager (désaccord, suggestion, critique constructive) ?

Réponses

Pourcentages

Pas du tout à l’aise

15 %

Plutôt pas à l’aise

28 %

Neutre

25 %

Plutôt à l’aise

23 %

Très à l’aise

9 %

 


6. Les Français aiment-ils recevoir du feedback ?

Globalement, les salariés semblent apprécier la pratique du feedback : 62 % l’aiment (43 % pour progresser et 19 % surtout quand il est positif). Mais 23 % restent conditionnels et sont plus sensibles
à la relation et au contexte.

De leur côté, les opposants sont minoritaires : 15 % sont contre, dont 6 % qui associent feedback avec stress et démotivation et 9 % avec injustice.

 

Globalement, aimez-vous recevoir du feedback ?

Réponses

Pourcentages

Oui, ça m’aide à progresser

43 %

Oui, surtout quand c’est positif

19 %

Moyennement : ça dépend de la personne / du moment

23 %

Non : c’est souvent maladroit ou injuste

9 %

Non : ça me stresse / ça me démotive

6 %

 


7. Les managers maîtrisent-ils le feedback ?

Dans la pratique, l’art du feedback semble bien loin d’être acquis.

En effet, 45 % des salariés estiment que la plupart (31 %) ou presque aucun (14 %) des managers ne le maîtrisent.

Cependant, les salariés qui répondent par l’affirmative ne sont que 49 %, avec une grosse partie très mitigée (32 % quelques-uns).

 

Dans votre expérience, les managers maîtrisent-ils le feedback ? (ex : précis, respectueux, orienté solutions)

Réponses

Pourcentages

Oui, la plupart

17 %

Oui, quelques-uns

32 %

Non, la plupart

31 %

Non, presque aucun

14 %

Je ne sais pas

6 %

 


8. Plus de 2 Français sur 3 jamais formés au feedback
 

À la question « Avez-vous été formé(e) (vous et/ou vos managers) à donner et recevoir un feedback constructif ? », les résultats ont de quoi surprendre : 67 % avouent n’avoir jamais reçu de formation à ce sujet. Seulement 11 % combinent formation et pratique régulière, et 21 % n’ont eu qu’une approche théorique.

 

Avez-vous été formé(e) (vous et/ou vos managers) à donner et recevoir un feedback constructif ?

Réponses

Pourcentages

Oui, formation + pratique régulière

11 %

Oui, mais surtout théorique

21 %

Non, jamais

67 %

Je ne sais pas

1 %

  


9. Un ascenseur du feedback qui monte… sans (rarement) descendre
 

En entreprise, le feedback reste majoritairement descendant à 41 %, du manager au salarié, contre seulement 7 % ascendant. Cependant, 36 % décrivent également un feedback mélangé entre les salariés, les managers et les collègues et reste donc encore perçu comme un acte managérial, et non comme une pratique collective.

 

Dans votre entreprise, le feedback est surtout…

Réponses

Pourcentages

Descendant (manager → salarié)

41 %

Ascendant (salarié → manager)

7 %

Entre pairs (collègues)

14 %

Un mélange des trois

36 %

Je ne sais pas / ça dépend des équipes

2 %

  


10. Quelles sont les préférences sur le type de feedback
 ?

Sur le ton, les salariés veulent du concret sans violence relationnelle et plébiscitent un feedback factuel à 29% ou bienveillant à 27 %.

Sur le contenu, 43 % préfèrent recevoir des axes correctifs, avec un besoin de clarté sur ce qui ne va pas et comment faire mieux.

Enfin, sur le canal, le plus fort signal est l’attente d’un mixte entre de l’oral et d’une trace écrite à 41 %. Il est intéressant de relever que dans l’immense majorité des cas (88%), l’oral est perçu comme nécessaire, que ce soit en présentiel, à distance, ou couplé à de l’écrit.

 

Quel type de feedback préférez-vous avoir en tant que salarié(e) ?

Sur le ton / la manière

Pourcentages

Franc et direct, même si c’est inconfortable (tant que c’est respectueux)

14 %

Bienveillant et diplomate, pour que ça passe mieux

27 %

Neutre et factuel (sans jugement, basé sur des exemples)

29 %

Motivant (encourageant, orienté progrès)

17 %

Ça dépend du sujet (urgent / sensible / important)

13 %

Sur le contenu

Pourcentages

Équilibré : 50% points forts / 50% axes d’amélioration

36 %

Plutôt positif : reconnaissance régulière + corrections ponctuelles

21 %

Plutôt correctif : j’ai besoin de clarté sur ce qui ne va pas et comment faire mieux

43 %

Sur le canal / format

Pourcentages

En face à face en présentiel

32 %

À l'oral à distance

15 %

À l'écrit

12 %

Les deux (oral + trace écrite)

41 %

 

 

11. En 2026, faut-il développer la culture du feedback ? 

Le consensus est quasi total : 91 % des salariés veulent développer le feedback dans leur entreprise.

53 % le souhaitent fortement et 38% légèrement. Plus d’un sur deux y voit un levier majeur de performance. Les anti-feedback restent marginaux (9%).  

 

En 2026, pensez-vous que votre entreprise devrait développer davantage la culture du feedback (plus fréquent, plus utile, mieux fait) ?

Réponses

Pourcentages

Oui, fortement : c'est un immense levier de performance

53 %

Oui, un peu : on pourrait mieux travailler ensemble

38 %

Non, c'est inutile

9 %

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