OberA, spécialisé dans les solutions de traitement de l’air, publie les résultats d’un sondage sur
la qualité de l’air
au travail.
Si les Français
minimisent l’importance de ce facteur sur leur santé, l’enquête pointe
également un problème structurel : la qualité de l’air intérieur (QAI) est
encore trop peu comprise et trop peu partagée en interne. Pour les
spécialistes, le suivi du CO₂, des particules et des
COV est pourtant un minimum, à la fois pour protéger les équipes et maintenir
leur productivité au quotidien.
75% des Français ne
savent pas comment mesurer la qualité de l’air sur leur lieu de travail
Il est sans doute temps
de tirer le signal d’alarme. En entreprise, 64% des salariés pensent pouvoir
évaluer la qualité de l’air au simple ressenti. Selon eux, s’il n’y a ni odeur,
ni fumée visible, ni plainte de troubles, alors tout va bien.
Ainsi, seuls 25% sont
capables de déterminer qu’il est nécessaire de mesurer la présence de polluants
(CO₂, COV, particules…) comme indicateur fiable.
Cependant, tous les experts sont unanimes : un air peut être fortement pollué
tout en restant inodore et visuellement propre.
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Pour
savoir si l’air de vos locaux est sain, quel est selon vous le meilleur
indicateur ? |
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Réponses
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Pourcentages |
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S’il
n’y a pas d’odeur désagréable |
34 % |
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S’il
n’y a pas de fumée ou de poussière visible |
23 % |
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Si personne
ne se plaint (pas de maux de tête, pas de gêne) |
7 % |
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Mesurer
les polluants (CO₂, COV, particules, etc.) avec un appareil adapté |
25 % |
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Je ne sais pas |
11 % |
Une méconnaissance
avérée des indicateurs QAI
La qualité de l’air
intérieur reste largement un angle mort pour beaucoup de Français. Pour
beaucoup cela se résume à la température (91%) et à l’humidité (76%).
Malheureusement, les
indicateurs vraiment déterminants passent au second plan : 64% seulement
pensent au CO₂, 38% aux particules fines, et à peine 5%
connaissent les COV, pourtant au cœur des diagnostics professionnels.
À noter : près d’1
répondant sur 10 affirme ne connaître aucun paramètre de mesure.
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Parmi
ces paramètres, lesquels connaissez-vous (ne serait-ce que de nom) comme
étant utilisés pour mesurer la qualité de l’air intérieur ? |
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Réponses
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Pourcentages |
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CO₂
(dioxyde de carbone) |
64 % |
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COV (composés
organiques volatils) |
5 % |
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Particules
fines (PM2,5 / PM10) |
38 % |
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Température |
91 % |
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Humidité relative |
76 % |
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Aucun
de ces termes ne me parle |
9 % |
Chauffage,
climatisation, VMC : attention à la confusion
Une large majorité de Français (65%) croit que ces équipements filtrent ou purifient l’air au travail.
Or, dans la plupart des cas, ils ne sont pas conçus pour éliminer les
polluants sans dispositif de traitement dédié.
À l’inverse, 23% ont
une vision plus juste en affirmant que ces systèmes ne font que chauffer ou
refroidir. Enfin, 12% reconnaissent ne pas savoir comment ils fonctionnent, un
chiffre qui conforte le flou persistant sur le rôle réel de ces installations,
et sur ce qui protège (ou non) l’air que l’on respire au travail.
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Selon
vous, les systèmes présents sur votre lieu de travail (chauffage,
climatisation, ventilation mécanique) : |
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Réponses
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Pourcentages |
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Purifient
l’air et le rendent plus sain |
34 % |
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Filtrent
un peu l’air, mais ce n’est pas leur fonction principale |
31 % |
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Ne font
que chauffer / refroidir l’air, sans le purifier |
23 % |
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Je ne
sais pas comment ça fonctionne |
12 % |
Des entreprises encore
trop peu mobilisées
Pour la majorité des
entreprises, la qualité de l’air intérieur reste un sujet relégué au second
plan, loin derrière la sécurité ou l’ergonomie : seuls 12% des Français
estiment qu’il s’agit d’une véritable priorité.
De plus, 37% expliquent
que le sujet est quasiment absent des discussions, et 27% ne savent même pas
comment il est géré en interne. Résultat : près de deux salariés sur trois
avancent dans le brouillard sur l’air qu’ils respirent au travail.
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Selon
vous, dans votre entreprise, la qualité de l’air intérieur en hiver est
considérée comme… |
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Réponses
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Pourcentages |
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Une
priorité importante, au même titre que la sécurité ou l’ergonomie |
12 % |
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Un
sujet dont on parle parfois, mais sans action visible |
24 % |
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Un
sujet dont on ne parle quasiment jamais |
37 % |
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Je ne
sais pas du tout comment c’est géré |
27 % |


