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[Etude] Les entreprises du mid market poursuivent leur rebond avec prudence

Selon les derniers indices du Rapport d’activité international de Grant Thornton, les entreprises du mid market ou de taille intermédiaire à travers le monde continuent à tirer avantage de la reprise économique.
Le niveau de confiance des chefs d’entreprises poursuit ainsi son ascension rapide, augmentant encore de 12 points au premier semestre 2021, après une hausse de 14 points au second semestre 2020. Au total, plus de deux tiers des dirigeants partagent des perspectives optimistes pour la poursuite de leurs activités. Un chiffre supérieur à la période « pré-covid » du second semestre 2019 et similaire au pic enregistré au début 2018.

En France, la dynamique de confiance est davantage marquée, avec une augmentation de 30 points au dernier semestre et 62% de dirigeants convaincus de voir le bout du tunnel après plus d’une année dans le brouillard. Ils sont près d’un sur deux (augmentation de 17 points) à attendre une hausse de leurs chiffres d’affaires et près d’un tiers (augmentation de 10 points) à envisager une accélération de leurs exportations sur les douze prochains mois. Cet engouement s’inscrit dans un contexte de réouverture des commerces, des restaurants, des cinémas et autres lieux de loisir depuis le 19 mai, couplée à l’élargissement de la campagne vaccinale à l’ensemble de la population. Dans le monde, les autres indicateurs progressent. Ainsi, les projets d’investissement atteignent des niveaux records. Toutes les catégories sont concernées mais les entreprises privilégient les investissements dans la formation des collaborateurs, la R&D et la technologie au détriment de ceux plus traditionnels, dans les installations et les machines. Enfin, les prévisions d’emploi pour les prochains mois sont les plus fortes jamais enregistrées, 48% des dirigeants prévoyant d’être actifs sur le marché du travail.

Pénurie de financement et de main d’œuvre qualifiée

Si la reprise économique bat son plein, tout n’est pas soudainement redevenu rose pour autant. Le rapport de Grant Thornton pointe ainsi plusieurs obstacles dont l’incertitude économique qui demeure pour 61% des sondés un frein majeur. Ce chiffre - certes en baisse d’un point par rapport au deuxième semestre 2020 - n'est inférieur que de 5% à celui enregistré au plus fort de la pandémie. Plus inquiétant encore, une majorité de dirigeants dans le monde est préoccupée par le manque de financement disponible. C'est la première fois que cet enjeu trouble plus de 50% des sondés, alors même qu’en France le gouvernement a annoncé sa volonté d’amorcer la fin du « quoi qu’il en coûte » lors des prochains exercices budgétaires.

Par ailleurs, outre quelques secteurs comme la Construction ou l’Automobile qui subissent des difficultés d’approvisionnement en raison de la pénurie sur les matières premières, c’est une autre pénurie, celle relative à la disponibilité d’employés qualifiés qui inquiète près de 60% des dirigeants. Ces derniers déclarent qu’ils ont de plus en plus de mal à attirer les compétences requises au sein de leur organisation et craignent à court terme une hausse des coûts de la main d’œuvre.

Enfin, même si de nombreux pays sortent progressivement de l’état d’urgence sanitaire et des régimes d’exceptions, les préoccupations relatives aux formalités administratives sont en hausse, 52% des entreprises les mentionnant.

Cyril Brogniart, Directeur Général et responsable du Hub Financial Services-PEPS de Grant Thornton souligne : « L’optimisme dans les milieux des affaires a poursuivi son ascension rapide lors du premier semestre de l’année. Les indicateurs progressent et les perspectives positives en matière d’exportations se traduisent par des entreprises prévoyant une augmentation de leurs revenus provenant de marchés non domestiques. Cette tendance dessine une volonté retrouvée de se développer à l’international, d’embaucher localement et d’identifier de nouveaux fournisseurs. Toutefois, il faut rester mesurer dans l’euphorie actuelle et ne pas surinterpréter les chiffres car les effets de base restent importants. Dans de nombreux cas, l'impact perçu des restrictions - telles que l'accès au financement et les compétences/coûts des employés - est pire qu’au plus fort de la pandémie et de toute l'histoire de nos recherches depuis ces dix dernières années ».

 

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