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La confiance des français et les entreprises

À travers une étude conduite en deux temps, en avril puis en juillet 2020, auprès d’Harris Interactive, la plateforme d’investissement multi-actifs eToro s’est penchée sur la confiance des Français face à la crise économique dans le cadre d’une analyse globale sur la perception de l'échec en France et au Royaume Uni.


Malgré l’ampleur de la crise, les Français font confiance aux acteurs locaux

Sur un échantillon représentatif de plus de 1000 personnes, ​72% des Français se déclarent pessimistes quant à l’avenir du pays. Malgré tout, ils témoignent d’une confiance importante vis à vis des acteurs de l'économie locale, à savoir les PME et les services publics locaux auxquels respectivement ​73​ et ​63%​ des citoyens font confiance pour faire face à la crise.

Même les répondants pessimistes vis à vis de la situation économique du pays sont beaucoups plus optimistes vis à vis de ces acteurs. Ils sont ​69% à faire confiance aux PME et ​58%​ aux services publics locaux.


Des projets d’investissement qui perdurent malgré tout

Malgré la crise économique, plus de 4 Français sur 10 affirment souhaiter investir. Un chiffre qui atteint même les 63% parmi les optimistes quant à la situation économique du pays. Les actions et les obligations apparaissent comme les placements les plus fréquemment envisagés par ces Français prêt à investir (29%).

Parmi les citoyens qui songent investir, ils sont 40% à souhaiter le faire par eux-même sur Internet, plutôt que via une banque, une compagnie de gestion d’actifs ou un courtier. Par ailleurs, un meilleur accès aux informations financières pourraient encourager plus d’un tiers des Français à davantage investir. Ils sont aussi 24% à souhaiter un accès plus direct à des solutions d’investissement.

Selon Jean-Daniel Levy, ​directeur du département Politique et Opinion chez Harris Interactive : « Le monde d’après crise du Covid-19 ne sera pas totalement différent, des tendances déjà en germe dans la société vont s’accentuer. Les craintes d’hier vont potentiellement se renforcer, au moins ponctuellement, exacerbées par les multiples incertitudes nées de cette période. Si certains tirent leur épingle du jeu dans ce contexte, ce dernier s’accompagne aussi pour beaucoup d’une vigilance accrue à l’égard des risques, d’une frilosité à l’engagement (professionnel, financier...), d’une appréhension plus importante encore de l’échec. »


Une perception de l'échec plus dure en France

En effet, si les résultats de l’étude ne témoignent pas d’une opposition radicale entre les conceptions françaises et britanniques, ils mettent néanmoins en avant une plus grande anxiété de nos concitoyens vis-à-vis de l’échec. Si une majorité de Français considèrent l’échec comme partie intégrante de la vie (64%​), ils sont aussi 53% à le percevoir davantage comme un moment de crise et de remise en cause plutôt qu’une opportunité de s’améliorer.

Une majorité de Français reconnaît que leur vie financière est l’aspect ou ils redoutent le plus de connaître des échecs par rapport à leurs vies amoureuses et professionnelles (​47%​). Les Britanniques sont encore plus nombreux à craindre l'échec financier en premier lieu (​56%​).


Une nouvelle génération plus optimiste et ouverte aux opportunités d’investissement

Au-delà de la comparaison franco-britannique sur la perception de l'échec, il ressort de l’étude qu’il existe de réelles disparités générationnelles par rapport à l’investissement et à la confiance dans l'économie. En France, les 25-35 ans sont la génération la plus optimiste quant à la situation économique de la France (​40% d’optimistes contre seulement ​18% chez les 65 ans et plus par exemple). Ils sont aussi ​62% à souhaiter investir, un résultat largement supérieur à la moyenne des Français (​42%​).

Les plus jeunes sont aussi les plus avertis à tous les différents types d’investissements. Sur les crypto monnaies par exemple, les moins de 35 ans sont ​26% à envisager y investir contre ​15% pour l’ensemble de la population et seulement ​5% pour les plus de 50 ans. Les jeunes sont aussi plus autonomes dans leurs investissements. En France, ​46% des 25-34 ans se sentent capables d’investir eux-mêmes sans le soutien d’une banque, un chiffre qui atteint même ​59%​ en Grande-Bretagne.

Pour Valérie Kalifa, directrice marketing France d’eToro : « La nouvelle génération, parfois décrite comme “sacrifiée” après cette crise, revendique une plus grande indépendance dans ses choix d’investissements financiers. Malgré toutes les incertitudes qui entourent la situation économique mondiale, les millenials gardent leur optimisme et font preuve d’un plus grand relativisme vis-à-vis du risque et de l’échec. 

La révolution digitale a ouvert l’accès aux marchés financiers, il n’est donc pas surprenant que la jeune génération, beaucoup plus mature digitalement, soit la plus en quête de nouvelles opportunités financières, et la plus apte à investir de manière autonome, sans intermédiaire. Il nous appartient de leur donner les moyens de leurs ambitions en facilitant l'accès et le partage d’informations financières et en les dotant des outils nécessaires pour qu’ils puissent investir responsablemen​t. »

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