Par Clémence Grille,
Directrice Produit Transaction chez Orisha Real Estate.
En 2026, la question ne sera plus “Faut-il
utiliser l’IA ?” mais “Peut-on encore s’en passer ?”
Dans un marché où
réactivité, précision de l’estimation et visibilité sont devenues des exigences
immédiates, l’agent immobilier qui travaille “à l’ancienne” prend désormais un
risque clair : celui de devenir moins compétitif, moins rapide… et moins choisi.
Aujourd’hui déjà, 65%
des agents déclarent utiliser l’IA dans leur quotidien. Et ce chiffre grimpe
chaque mois. Rédaction d’annonces, qualification de leads, estimation
automatique, génération de contenus marketing, automatisation des relances :
l’IA n’est plus un gadget technologique. C’est un levier business.
L’agent augmenté prend
l’avantage et l’écart se creuse vite
1. La réactivité n’est plus négociable
Les acheteurs et
vendeurs attendent des réponses immédiates.
L’IA permet de traiter
des contacts 24h/24, de qualifier automatiquement les demandes et d’alimenter
un CRM sans effort.
Résultat :
- Des leads mieux traités
- Moins de déperdition
- Plus de rendez-vous obtenus
Dans un marché sous
tension, la vitesse est devenue un facteur de compétitivité, et l’IA est la
seule façon d’assurer cette vitesse à grande échelle.
2. La data fait la différence, l’intuition
ne suffit plus
L’époque de
l’estimation “au feeling” est révolue.
Les vendeurs comme les
acquéreurs comparent, vérifient, challengent.
Les modèles d’IA
capables de croiser prix, historique, tendances locales, critères
comportementaux et signaux faibles transforment l’action de l’agent :
- Analyses plus fines,
- Argumentaires mieux étayés,
- Décisions plus rapides.
L’agent qui s’appuie
sur la data rassure.
Celui qui ne s’y appuie
pas s’expose à perdre la confiance, donc le mandat.
3. La visibilité se joue désormais sur la
production de contenu
Photos optimisées,
descriptions efficaces, posts réseaux sociaux, newsletters, veille marché : un
agent doit produire plus de contenu que jamais pour exister.
L’IA permet :
• De générer des annonces attractives,
• De créer des visuels valorisants,
• De diffuser automatiquement des contenus,
• De personnaliser les messages.
C’est simple : l’agent
qui produit vite et bien est vu. Celui qui ne produit pas disparaît dans un
flux de concurrents.
Le vrai sujet : l’agent
immobilier change de rôle
L’IA ne remplace pas
l’agent.
Elle le repositionne.
L’agent devient :
• Analyste, grâce à la data
• Conseiller, grâce au temps libéré
• Curateur de confiance, grâce à une
communication personnalisée
• Négociateur, avec un argumentaire mieux étayé
Les tâches répétitives
sont automatisées.
La valeur humaine est
renforcée.
Agents sans IA : le
risque invisible mais réel
Refuser l’IA en 2026,
c’est accepter :
• De répondre moins vite,
• De produire moins de contenu,
• De manquer des signaux de marché,
• D’offrir une expérience client moins fluide.
Autrement dit : laisser
le mandat à un concurrent mieux équipé.
L’agent “sans IA” n’est
pas condamné.
Il est simplement moins
choisi.
En 2026, l’IA ne sera
pas un avantage : ce sera le minimum requis
Dans un marché en
mutation accélérée, l’IA n’est ni une mode ni une option.
C’est la nouvelle
infrastructure de la transaction immobilière.
Demain, l’agent le plus
compétitif ne sera pas le plus expérimenté ni le plus ancien.
Ce sera celui qui saura
marier intelligence humaine + puissance de l’IA.
L’IA ne remplacera pas
les agents.
Elle donnera des super-pouvoirs à ceux qui l’embrassent, et laissera les autres courir derrière.


