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Les Français et la profession d’huissier de justice

Constat, recouvrement de créances, médiation, inventaire ou encore saisie, la profession d’huissier de justice recouvre différentes missions qui sont mal connues et parfois mal perçues. Pourtant, les Français et les dirigeants d’entreprise y sont attachés, c’est ce que révèle une enquête menée par l’Union Nationale des Huissiers de Justice avec l’institut de sondage IFOP, à l’occasion de la 20ème édition de leurs Universités.

Loin des clichés qui ternissent l’image de la profession, l’enquête révèle que le rôle de l’huissier de justice est reconnu et apprécié par les justiciables. Grâce à leurs différents champs de compétence et leur connaissance pointue des territoires, les huissiers de justice pourraient ainsi devenir les nouveaux acteurs de la justice sociale de proximité et être le partenaire de confiance nécessaire au développement économique des entreprises.


L’huissier de justice : un acteur de proximité légitime et utile

L’utilité sociale de l’huissier de justice n’est pas à démontrer. 83% de Français trouvent que les huissiers de justice sont utiles au fonctionnement de la société (24% beaucoup), et 77% d’entre eux les considèrent comme des acteurs juridiques de proximité.

A noter, les classes d’âge les plus âgées (65 ans et plus) et les catégories professionnelles supérieures, sont particulièrement attachées à la profession puisqu’elles sont respectivement 91 et 87% à la juger utile socialement (dont 31% et 29% beaucoup).

Au-delà de son utilité sociale, l’huissier de justice est un professionnel légitime en qui les Français ont confiance. 74% des Français jugent ainsi que l’huissier de justice est un professionnel digne de confiance, auquel ils n’hésiteraient pas à faire appel si besoin était.

Dans le cas précis des saisies et des recouvrements de créances, les Français jugent que les huissiers de justice ont toute leur légitimité (73%), bien plus que les forces de l’ordre (15%) ou les sociétés privées spécialisées (12%) comme cela peut être le cas dans d’autres pays*.

Lorsqu’on demande aux Français quelles seraient les différentes situations pour lesquelles ils feraient appel à un huissier de justice, ils répondent prioritairement, le constat (pour un dégât des eaux, des nuisances sonores ou encore des travaux de construction) à 76%, la collecte d’un impayé (58%) ou encore le conseil juridique (56%).

« Notre profession est mal connue, voire mal perçue, nous le savions depuis longtemps. Mais je suis heureux de constater que les Français jugent les huissiers de justice avant tout comme un partenaire de confiance. Notre maillage territorial unique nous confère une véritable responsabilité auprès des justiciables. L’huissier de justice est sur certains territoires le seul professionnel de justice. Nous voulons désormais asseoir notre profession aux croisements des besoins de chacun. Expertise, conseil, lien social, médiation… l’huissier de justice devient l’expert juridique du quotidien et accompagne tout un chacun dans ses différentes démarches », précise Patrice Gras, président de l’Union Nationale des Huissiers de Justice.


Focus entreprises

72% des dirigeants d’entreprise sont favorables à l’instauration d’une procédure simplifiée et déjudiciarisée pour le recouvrement des impayés !

Les impayés, bête noire des dirigeants d’entreprise. Chaque année en France, 56 Mds€ sont passés en perte pour créances impayées, et on estime que 25% des défaillances d’entreprises sont dues à des retards de paiement sur facture. Les retards ou défauts de paiement restent la 1ère source de défaillance des entreprises françaises et touchent plus spécifiquement les plus petites d’entre elles. Lorsqu’il est confronté à des problématiques d’impayés, l’huissier de justice est le tiers de confiance vers lequel le dirigeant se tourne naturellement.

Lorsqu’on demande aux dirigeants d’entreprise, à qui ils feraient appel en cas d’impayé, 21% d’entre eux citent l’huissier de justice, devant un avocat (19%), une société de recouvrement privée (10%) ou encore une banque (10%).

Ils sont aussi 72% à être favorables à l’instauration d’une procédure simplifiée et déjudiciarisée pour le recouvrement de leurs créances commerciales.
Un résultat qui vient conforter la demande de l’Union Nationale des Huissiers de Justice, qui depuis de longs mois se bat pour la mise en place d’une procédure simplifiée, sans intervention d’un juge dès lors que la créance n’est pas contestée par le débiteur.

Pour appuyer cette volonté, une proposition de loi vient d’être déposée par François Patriat, ancien Ministre et président du groupe LREM au Sénat. Actuellement à l’étude, elle est accessible ici.

* Dans certains territoires européens, le recouvrement des créances peut être réalisé directement par les forces de l’ordre ou des sociétés privées.

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