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Les taux bas jouent les prolongations

BB - Analyse du marché immobilier
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1,93% sur 10 ans, c'est le taux le plus bas négocié par CAFPI au cours du mois d’avril. Les autres durées ne sont pas en reste puisque tous les taux ont baissé. Les craintes de remontée du loyer de l’argent, nourries depuis plusieurs mois, étaient-elles infondées ? Non, mais elles ont été différées. Un répit dont profitent les acquéreurs, surtout dans l’ancien.

Qu’est-ce qui pourrait désormais faire retentir le coup de sifflet final à cette période favorable ? La probabilité la plus forte est celle d’une volonté politique de faire baisser l’euro. Nos exportations s’en porteraient mieux, sans doute, mais notre facture en pétrole, gaz et matières premières prendrait un coup de chaud… On reparlerait alors de risque inflationniste.

Mais nous n’en sommes pas là : pour l’instant, en effet, l’intégralité des taux négociés par CAFPI ont baissé sur un mois : pour s’en tenir à la référence, le taux fixe à 20 ans CAFPI a obtenu 2,62% pour ses meilleurs dossiers, le maximum n’étant qu’à 3,10%. Deux taux à comparer avec le taux moyen du marché au plan national, qui était de 3,34% sur la même période. Les taux les plus hauts négociés par CAFPI sont globalement inférieurs de 0,34% par rapport aux taux moyens du marché. La différence était de 0,21% le mois précédent. La « prime CAFPI » est donc en nette progression, une performance remarquable qui intervient en période de baisse généralisée des taux.

 

Marché de l’ancien et du neuf

Les banques ont la capacité financière de prêter, elles sont confiantes dans l’avenir proche et ont besoin de conquérir de nouveaux clients : le crédit immobilier redevient un produit d’appel.

Le marché de l’ancien en profite, en particulier dans les villes où les prix poursuivent leur repli, ce qui n’est pas le cas, en ce moment, à Marseille, Lille, Lyon et Paris. Mais, dans l’ensemble, les acquéreurs n’ont jamais été aussi nombreux à se porter sur l’ancien : 92,35% pour les autres accédants, 81,01% pour les primo-accédants qui, d’après les notaires et les agents immobiliers, privilégient les biens les plus abordables, question de budget.

Le neuf, en revanche, perd des parts de marché. Net recul des permis de construire, programmes annulés ou reportés…, l’offre de logements neufs est au plus bas, voire inexistante dans certaines villes moyennes. Le nouveau Premier ministre a confirmé que le logement restait une priorité nationale. La construction de logements accessibles aux jeunes ménages étant devenue, semble-t-il,  la priorité des priorités.

  

 Comprendre l'économie durable pour s'y investir

 

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