Le
baromètre Fiducial - Ifop révèle un niveau historique de
défiance des dirigeants de très petites entreprises envers le pouvoir
politique.
En effet, 90 % de défiance envers l’action économique du gouvernement, 83 %
des dirigeants convaincus que les candidats ne comprennent pas suffisamment
leurs préoccupations et 77 % qui reportent leurs décisions d’investissement ou
de recrutement.
Pour le Syndicat des Indépendants et des TPE (SDI), ces
résultats traduisent une rupture de confiance alimentée par la dégradation des
conditions économiques des petites entreprises.
À l’approche de l’élection présidentielle de 2027, 83 % des dirigeants
interrogés estiment que les candidats ne comprennent pas suffisamment les
enjeux des TPE, 79 % considèrent que leurs préoccupations ne sont pas
suffisamment prises en compte et 77 % jugent les programmes politiques
insuffisamment clairs sur les sujets essentiels.
Ces résultats font écho aux alertes du SDI, dont le dernier baromètre
trimestriel, publié début octobre, documente une dégradation persistante de
l’activité, des marges, de la trésorerie et des rémunérations des dirigeants.
Marc Sanchez , secrétaire national du Syndicat des Indépendants et des
TPE explique : « Les dirigeants de TPE n’attendent pas une nouvelle bataille de
slogans. Ils veulent savoir comment ils vont payer leurs salariés, retrouver
des clients et dégager une marge. Aujourd’hui, 83 % considèrent que les
candidats à la présidentielle ne comprennent pas suffisamment leurs
préoccupations. Une question se pose : les candidats ont-ils réellement
conscience du poids économique des TPE et du rôle essentiel des entreprises
commerciales et artisanales dans notre économie et nos territoires ? Le SDI avance
des propositions concrètes sur le pouvoir d’achat, la fiscalité et le coût du
travail. Mais nous attendons toujours des engagements précis, chiffrés et
financés. Les dirigeants de TPE ne demandent pas des promesses supplémentaires.
Ils exigent une volonté politique de faire, pas seulement de dire. »
UNE
DÉFIANCE POLITIQUE QUI REFLÈTE UNE RÉALITÉ ÉCONOMIQUE
Fiducial - Ifop mesure la défiance et l’attentisme. Le SDI documente les
difficultés économiques qui contribuent à les alimenter. Le baromètre Fiducial - Ifop révèle que 90 % des dirigeants de TPE ne
font pas confiance aux mesures économiques du gouvernement, un niveau inédit
depuis la création de l’enquête. Seuls 10 % se déclarent optimistes quant au
climat général des affaires. Cette défiance ne peut être dissociée de la
situation économique des petites entreprises.
Le dernier baromètre trimestriel du SDI, réalisé auprès de ses
adhérents, fait apparaître des difficultés persistantes :
• 61 % des répondants déclarent un chiffre d’affaires en baisse ;
• 71 % constatent une diminution de leur marge nette ;
• 66 % signalent une dégradation de leur trésorerie ;
• 51 % déclarent une rémunération inférieure au SMIC ;
• 96 % expriment un état d’esprit négatif.
Ces résultats mettent en évidence les difficultés rencontrées par les
dirigeants pour maintenir leur activité, préserver leur trésorerie et se
rémunérer. Le baromètre Fiducial–Ifop apporte un autre éclairage : 77 % des
dirigeants interrogés déclarent attendre une évolution de la situation
politique, économique et sociale avant de prendre des décisions
d’investissement ou de recrutement.
PRÉSIDENTIELLE
2027 : DES PRIORITÉS ÉCONOMIQUES CLAIREMENT IDENTIFIÉES
Les préoccupations exprimées dans le baromètre Fiducial–Ifop rejoignent
les revendications défendues par le SDI. Interrogés sur les sujets qui
devraient faire l’objet de propositions concrètes de la part des candidats, les
dirigeants placent en tête le pouvoir d’achat et les salaires (52 %), la
fiscalité (51 %) ainsi que la croissance économique et l’emploi (51 %). L’étude
révèle également que 80 % des dirigeants considèrent le poids des cotisations
sociales et de la fiscalité comme un frein au développement de leur entreprise.
Une proportion identique dénonce le poids des procédures administratives.
Face à ces constats, le SDI rappelle deux de ses propositions prioritaires :
- Augmenter le salaire net sans accroître le coût du travail, en agissant sur les cotisations sociales, afin de soutenir le pouvoir
d’achat sans pénaliser les capacités financières des petites entreprises.
Recentrer davantage les allègements de cotisations sur les TPE, afin de tenir compte de leurs contraintes économiques, de leur faible
capacité à absorber les hausses de charges et de leurs difficultés à préserver
leurs marges.
Pour le SDI, les politiques relatives à l’emploi, au pouvoir d’achat et
à la fiscalité doivent être appréciées à l’aune de leurs conséquences concrètes
pour les entreprises commerciales, artisanales et les professions libérales.
LE
SDI ATTEND DES ENGAGEMENTS PRÉCIS, CHIFFRÉS ET FINANCÉS
À l’approche de la présidentielle de 2027, le SDI appelle l’ensemble des
candidats à préciser les mesures qu’ils entendent prendre pour améliorer la
situation économique des TPE. Le syndicat demande que leurs propositions sur le
coût du travail, la fiscalité et le pouvoir d’achat soient accompagnées
d’engagements sur leur financement, leur calendrier de mise en œuvre et leurs
effets attendus pour les petites entreprises.
Pour le SDI, la place des TPE dans l’économie française, leur
contribution à l’emploi et leur rôle dans la vitalité des territoires
justifient que leurs contraintes soient pleinement prises en compte dans les
programmes économiques.
Les dirigeants de TPE attendent désormais des réponses concrètes, à la hauteur de leurs difficultés et de leur contribution à l’économie nationale.


