Shadow lance
blade.sh, une plateforme qui permet aux développeurs, startups et entreprises
de faire tourner des modèles d’IA et de mettre leurs applications en production
sans avoir à construire ni administrer eux-mêmes l’infrastructure GPU
nécessaire. Fort de dix ans d’expertise cloud avec Shadow, Blade propose une
tarification dynamique, indexée sur la capacité disponible et laisse à ses
clients le choix d’une infrastructure souveraine, 100 % européenne.
Cloud gaming le soir,
IA en journée : comment Shadow valorise son infrastructure GPU
Blade s’appuie sur dix
ans d’expérience de Shadow dans l’exploitation d’infrastructures GPU pour le PC
dans le cloud et le cloud gaming. Shadow exploite aujourd’hui 12 000 GPU pour
faire fonctionner les PC de ses utilisateurs.
La demande grand public
se concentre principalement en soirée et le week-end. À d’autres moments de la
journée, une partie de cette capacité peut être mobilisée pour les usages
professionnels de l’IA. Blade valorise cette complémentarité : une même infrastructure
sert différents usages selon les moments de la journée, ce qui améliore son
taux d’utilisation et permet de proposer des tarifs particulièrement
compétitifs lorsque la capacité disponible est plus importante. Les tarifs de
Blade sont de 25 à 40 % inférieurs à ceux des principaux acteurs du marché sur
des GPU équivalents, et Blade ne facture ni la sortie de données, ni de
services annexes.
Les développeurs
peuvent notamment programmer leurs opérations différables, comme les
traitements par lots ou la génération de données synthétiques, aux périodes les
moins coûteuses. Blade permet également aux entreprises qui le souhaitent de
s’appuyer sur des infrastructures situées en Europe, hébergées chez OVHcloud.
L’offre conjugue ainsi compétitivité, en abaissant le coût d’accès à la
puissance de calcul GPU, et souveraineté, en renforçant la maîtrise de
l’infrastructure et en réduisant les dépendances technologiques.
Pour Shadow, Blade
constitue un nouveau relais de croissance B2B qui étend son activité historique
sans s’y substituer.
Deux offres pour passer
facilement et rapidement du prototype à la production
La première offre,
Blade Models, disponible dès aujourd’hui, donne accès par API à un catalogue
d’une vingtaine de modèles d’IA couvrant notamment les modèles de langage pour
le texte et le code, la vision, la reconnaissance de caractères (OCR), la
génération d’images et la transcription audio. Les développeurs peuvent les
intégrer directement à leurs applications sans avoir à déployer eux-mêmes
l’infrastructure nécessaire, avec une facturation à l’usage.
La seconde offre, AI
Fabric, disponible courant novembre, va plus loin : le développeur pourra déployer
son propre modèle, son code ou son application directement sur l’infrastructure
Blade, notamment depuis son environnement Python ou en important un modèle
depuis Hugging Face, sans créer ni administrer de serveur ou d’instance GPU. Il
choisit les ressources nécessaires ; Blade les fournit et les orchestre, tandis
que le coût est suivi en temps réel.
Pour une startup ou une
équipe de développement, l’objectif est de réduire la distance entre le
prototype et la mise en production : utiliser de la puissance GPU sans devoir
constituer en parallèle une expertise complète de l’infrastructure cloud.
Centrée sur l’inférence
- c’est-à-dire l’exécution des modèles en production - Blade ne revendique pas
de réinventer chacune de ces briques. Sa différence tient à leur assemblage
dans une plateforme volontairement simple : API compatible avec le standard
d’OpenAI, facturation lisible et possibilité de changer plus facilement de
fournisseur. Une approche à rebours des grands cloud généralistes, qui
fournissent essentiellement une infrastructure brute que l’entreprise doit
ensuite configurer, dimensionner et administrer elle-même.
Staan : connecter les
applications d’IA au web
Blade intègre également
Staan, l’API de recherche web développée par Qwant et Ecosia au sein de leur
coentreprise European Search Perspective. Les modèles d’IA apprennent à partir
de données figées à une date donnée : tout ce qui s’est produit depuis leur
échappe. Staan leur permet d’interroger le web pour accéder à des informations
récentes, structurées et sourcées. Cet ancrage dans des sources actualisées
(autrement nommé web grounding) peut notamment alimenter des architectures de
génération augmentée par la recherche (RAG).
Blade fournit la
puissance de calcul ; Staan l’accès à l’information fraîche. L’intégration des
deux services illustre la complémentarité industrielle entre Shadow et Qwant au
sein de Synfonium, créé par Octave et Miroslaw Klaba.
« L’Europe ne manque ni de talents ni de modèles d’IA. Ce qui freine aujourd’hui ses startups, c’est le passage en production : la puissance de calcul reste coûteuse, complexe à exploiter et largement concentrée chez des acteurs extra-européens. Nous ne découvrons pas le GPU avec l’IA : nous l’exploitions à grande échelle depuis plus de dix ans. Avec Blade, nous mettons cette infrastructure et ce savoir-faire au service de ceux qui construisent l’IA européenne. Libérés de la gestion de leur infrastructure, ils peuvent se concentrer sur leurs produits et innover plus vite. De l’index de recherche à la puissance de calcul, l’Europe bâtit une alternative technologique crédible. Avec Blade, elle en maîtrise désormais un maillon essentiel » déclare Boris Lecoeur, directeur général de Shadow.


