Face à la sophistication des fraudes et
les possibilités de falsification offertes par l'intelligence artificielle,
Deloitte publie, en partenariat avec Docaposte, un livre blanc qui appelle les
acteurs de la banque et de l'assurance à repenser leur approche de la confiance
numérique.
Le constat est sans
appel : dans un monde où il devient de plus en plus facile de falsifier une
voix, un document ou une identité, la véritable question n'est plus de détecter
le faux, mais d'être capable de prouver le vrai.
À travers leur livre
blanc « Le Pare-feu de Confiance », Deloitte et Docaposte mettent en
lumière un changement de paradigme majeur porté par le règlement européen eIDAS
2.0 et le futur portefeuille européen d'identité numérique (EUDI Wallet).
L'enjeu n'est plus d'accumuler des justificatifs, mais de construire des
preuves numériques vérifiables, réutilisables et juridiquement opposables.
Une réponse stratégique
à la montée des fraudes
Cette évolution
intervient alors que la fraude aux paiements dans l'Espace économique européen
a atteint 4,2 milliards d'euros en 2024, tandis que les usages de
l'intelligence artificielle permettent désormais de générer à grande échelle
des documents falsifiés, des deepfakes vocaux ou des scénarios d'usurpation
toujours plus crédibles.
Pour Deloitte et
Docaposte, les établissements financiers doivent désormais déplacer leurs
investissements vers ce qui constituera demain leur principal rempart face aux
litiges et aux fraudes : une politique de preuve adaptée aux moments les plus
sensibles du parcours client.
Le « Pare-feu de
Confiance », nouveau modèle de sécurisation des actes sensibles
Le livre blanc
introduit le concept de « Pare-feu de Confiance », un cadre opérationnel
permettant d'identifier les interactions à fort enjeu, de définir le niveau de
preuve requis et de constituer une chaîne de preuve complète et pérenne. Cette
approche s'appuie sur cinq piliers : l'identité, le mandat, le consentement, la
notification et l'archivage électronique probant.
L'objectif est double :
renforcer la sécurité juridique des opérations tout en simplifiant l'expérience
client grâce à des preuves numériques standardisées et réutilisables.
La preuve, futur actif
stratégique des institutions financières
L'analyse de Deloitte
et Docaposte souligne que la valeur d'un acte numérique ne repose plus
uniquement sur une signature électronique, mais sur la capacité à démontrer,
plusieurs années après les faits, qui a agi, dans quel contexte, avec quel
consentement et selon quelle chaîne de conservation. L'archivage électronique
qualifié devient ainsi un maillon essentiel de la confiance numérique, en
apportant une présomption d'intégrité reconnue dans l'ensemble de l'Union
européenne.
Des bénéfices immédiats
pour la banque et l'assurance
Le livre blanc
identifie plusieurs domaines où cette nouvelle approche pourrait produire des
résultats rapidement mesurables : sécurisation des résiliations de contrats,
modification de bénéficiaires bancaires, gestion des clauses bénéficiaires en
assurance-vie, lutte contre la fraude documentaire, conformité aux nouvelles
exigences AMLR ou encore gestion des sinistres.
Pour Deloitte et
Docaposte, les institutions qui engageront dès aujourd'hui cette transformation
seront les mieux positionnées pour intégrer l'EUDI Wallet et répondre aux
futures obligations européennes, dont l'acceptation deviendra obligatoire pour
les banques et les assureurs à partir de décembre 2027.
« Une identité
vérifiée ne suffit pas à expliquer dans quelles conditions une opération a été
réalisée. Une banque ou un assureur doit pouvoir établir qui a agi, avec quelle
autorisation et sur quel contenu, parfois des années après les faits. Le « Pare-feu
de Confiance » consiste à prévoir ces preuves dès la conception des
parcours, en concentrant les exigences sur les actes sensibles plutôt qu'en
multipliant les justificatifs demandés à tous les clients. » - Julien Maldonato,
Stratégie & Innovation Industrie Financière Deloitte France.
« L’arrivée du
portefeuille numérique européen va profondément changer la manière dont sont
gérées l’identité, la sécurité et la fraude. Avec des attributs vérifiés en
amont des parcours digitaux, il vient renforcer la protection des banques et
des assureurs contre la fraude tout en simplifiant les contrôles pour les
clients. C'est l'objet de notre livre blanc : formaliser un modèle de
“Pare-feu de Confiance” qui fait de la preuve numérique, de l'identité au
consentement jusqu'à l'archivage probant, un véritable actif stratégique et un
levier de simplification pour les clients. » - Loïc Balaÿ,
Directeur du marché Assurance chez Docaposte.


