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[Etudes] Les CGP maintiennent le cap sur la diversification

Les actions progressent et les produits structurés restent incontournables selon l'Observatoire Nortia du 3e trimestre 2026.

                                                              

Après un début d’année marqué par le rebond des actifs risqués, le troisième trimestre 2026 confirme la résilience des marchés, malgré un environnement plus contrasté.

Regain des tensions géopolitiques, remontée des prix de l’énergie et interrogations persistantes sur l’inflation incitent les investisseurs à davantage de sélectivité.

Dans ce contexte, les allocations des CGP continuent de faire la part belle à la diversification : les actions progressent nettement en assurance-vie, tandis que les produits structurés conservent une place centrale dans les arbitrages et en compte-titres.

 

Construit sur la collecte (versements initiaux et complémentaires) et sur les mouvements d'arbitrage de plus de 3 300 Conseillers en Gestion de Patrimoine (CGP) partenaires de Nortia, représentant plus de

72 000 clients et 12,5 milliards d'euros d'encours au 30 septembre 2026, l'Observatoire brosse un panorama dynamique de leur activité en assurance-vie et en compte-titres.

 

Sur le plan macroéconomique, les trajectoires restent divergentes. Aux États-Unis, l’économie conserve une dynamique solide, soutenue par une consommation résiliente et un marché de l’emploi robuste. Le regain de tensions sur les prix de l’énergie vient toutefois compliquer la trajectoire de désinflation et limiter les marges de manœuvre de la Réserve fédérale. En zone euro, la reprise reste plus fragile, avec des perspectives de croissance modérées et un regain d’inflation qui appelle également à la prudence.

 

Les marchés financiers ont évolué au rythme de ces différents facteurs. Aux États-Unis, le S&P 500 et le Nasdaq ont atteint de nouveaux records, toujours portés par les grandes capitalisations technologiques et les perspectives liées à l'intelligence artificielle. En Europe, la tendance apparaît plus contrastée, les performances étant pénalisées par la remontée des rendements obligataires.

 

« Les marchés restent résilients, mais deviennent plus sélectifs. Entre remontée des taux, tensions sur les prix de l’énergie et divergences économiques, les investisseurs ne se détournent pas du risque : ils cherchent à mieux le répartir et à le maîtriser. La progression des actions, la place toujours importante de l’obligataire et de la gestion alternative, ainsi que le rôle central des produits structurés témoignent de cette recherche de diversification et de nouveaux moteurs de performance », commente Philippe Parguey, Directeur Général de Nortia.


 

Assurance-vie : les UC restent majoritaires avec plus de 54 % de la collecte brute


•          54,2 % de la collecte brute est orientée en Unités de Compte (UC), contre 45,8 % vers les fonds en euros. Après 64 % au T1 et 60,5 % au T2, le poids des UC recule donc au troisième trimestre, tout en demeurant majoritaire. Ce rééquilibrage doit cependant être nuancé : une partie importante des flux enregistrés sur les fonds en euros correspond à des transferts de contrats, avec des capitaux temporairement positionnés sur ce support avant d’être progressivement réalloués vers des UC. Les fonds en euros conservent par ailleurs leur rôle de socle sécuritaire, soutenus notamment par les mécanismes de bonus proposés par les assureurs.



Sur la poche Unités de Compte (UC) :

 

•   Les fonds actions enregistrent l’une des principales progressions du trimestre et représentent désormais près de 20 % de la poche UC, soit environ 4 points de plus qu’au trimestre précédent. Actions émergentes, fonds globaux, thématiques ou encore small et mid caps : la collecte se répartit entre de nombreuses stratégies. La gestion active reste privilégiée par les CGP, les ETF représentant toujours moins de 10 % des flux investis sur les fonds actions.

•   Les produits structurés reculent à 17,5 % de la poche UC, contre 26 % au deuxième trimestre. Cette baisse s’explique notamment par le poids des transferts de contrats durant la période estivale, moins exposés à cette classe d’actifs. Hors transferts, les produits structurés représentent d’ailleurs près de

24 % de la collecte UC. Les souscriptions continuent parallèlement d’évoluer vers des produits à sous-jacents actions ou indiciels plutôt que vers les produits de taux.

•   Les fonds obligataires se stabilisent à 15 % de la poche UC, avec une préférence pour des fonds

« cœur de portefeuille » et court terme, tandis que les fonds datés représentent désormais environ 35 % de la collecte obligataire. Des stratégies exposées aux obligations émergentes apparaissent également parmi les choix des CGP.

•   Les fonds flexibles/diversifiés et la gestion alternative représentent respectivement 12 % et 9,5 % de la poche UC. Les stratégies flexibles à dominante actions, obligataires ou encore event-driven continuent notamment de trouver leur place dans les allocations.

•   Autre illustration de cette recherche de diversification, les FID (Fonds Internes Dédiés) représentent désormais 10 % de la poche UC, traduisant une progression régulière de la collecte sur les contrats luxembourgeois, dans un contexte marqué par la perspective de l'élection présidentielle française de 2027 et les incertitudes politiques qu'elle pourrait susciter.

•   Les fonds monétaires se stabilisent et progressent légèrement pour atteindre 8,5 % de la poche UC.

•   Enfin, le private equity poursuit sa progression, représentant désormais 4 % de la collecte, soit un point de plus qu’au trimestre précédent. Ses perspectives de rendement et sa faible corrélation avec les marchés traditionnels constituent des atouts de diversification recherchés par les CGP.

 

Côté arbitrages, l'activité s'inscrit en léger retrait avec 3,16 % des encours réalloués sur le trimestre, contre 3,73 % au deuxième trimestre, un repli habituel en période estivale. Les fonds monétaires constituent la première source d'arbitrages sortants : les liquidités accumulées au cours des derniers mois sont réorientées vers des classes d'actifs offrant davantage de perspectives de performance. Les titres vifs sont également davantage arbitrés, en particulier les valeurs liées aux semi-conducteurs et à l'intelligence artificielle, dans une logique de prise de bénéfices après leur forte progression depuis le début de l'année.

 

A l’inverse, les produits tructures deviennent la première classe d’actifs bénéficiaire des arbitrages entrants, avec un intérêt marqué pour des produits à sous-jacents actions ou indiciels exposés notamment à l’énergie, l’électrification, la défense, la santé ou les semi-conducteurs. La gestion alternative, les fonds mixtes et les actions tructuresns bénéficient également des tructuresns. Les supports immobiliers (SCPI et SCI) restent, quant à eux, en décollecte.


Compte-titres : 700 M€ collectés depuis le début de l’année, les produits structurés toujours

en tête

 

La collecte en compte-titres se poursuit, pour atteindre 700 millions d'euros depuis le début de l'année. L'incertitude géopolitique qui pèse sur les marchés continue de faire évoluer la construction des allocations :

•      Les produits structurés restent la classe d'actifs dominante avec 40 % des flux entrants, avec un nombre record de référencements de produits depuis le début de l'année. Les produits de taux continuent d'être souscrits, mais les produits à sous-jacents actions et indiciels sont de plus en plus présents.

•      Les fonds obligataires représentent 13 % des flux, en léger retrait par rapport aux trimestres précédents, suivis par les fonds monétaires, à 12 %. Ces supports à faible volatilité et au couple rendement/risque optimisé restent particulièrement utilisés dans le cadre de la gestion de trésorerie des personnes morales.

•      Les fonds actions captent 7 % des flux, avec notamment un intérêt pour les small et mid caps ainsi que pour plusieurs thématiques, dont l’or. Les ETF représentent environ 20 % de cette poche actions, principalement via des expositions à l'Euro Stoxx 50 et le MSCI World. Les fonds de gestion alternative et flexibles représentent, quant à eux, 8 % de la collecte.

•      Les produits ELTIF et FCPR continuent de capter une part croissante des flux, à 6 % de la collecte, couvrant tous types de stratégies de private assets : private equity, infrastructures ou dette privée.

•      Enfin, 10 % des flux collectés restent sur le compte espèces, les CGP demeurant attentifs aux marchés et prêts à saisir les opportunités qui pourraient se présenter pour leurs clients.

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