Abeille Assurances publie les résultats d’un sondage Odoxa comparant la culture financière des Français, des Allemands et des Britanniques.
Si les Français
confirment leur statut de « champions de l’épargne », l’étude révèle un
paradoxe majeur : malgré des compétences réelles proches de celles de leurs
voisins, ils souffrent d’un manque de confiance qui pénalise la performance de
leur épargne.
L'étude souligne notamment un décalage flagrant entre la réalité des
connaissances des Français et la perception qu’ils ont d’eux-mêmes. Alors qu’au
« quiz financier » proposé dans l’étude ils obtiennent des résultats quasi
identiques à ceux des Britanniques - 7 bonnes réponses sur 10 pour le calcul
d’un rendement annuel - ils sont les seuls à se juger majoritairement
incompétents (51%). Ce manque d'assurance transforme une prudence légitime en
une épargne qui n’est pas optimisée : 55% des Français (et 64% de ceux qui
épargnent) déclarent ainsi laisser de l'argent « dormir » sur leur compte
courant.
Selon Philippe Michel Labrosse, Directeur général Abeille Assurances : « Notre étude montre bien le paradoxe qui touche nos concitoyens : les Français disposent de bases réelles de connaissances financières mais ne se font pas suffisamment confiance pour les mobiliser pleinement. Cette situation crée un frein à la performance de leur épargne. S’ils sont des champions de l’épargne, ils souffrent d’un sentiment d’incompétence persistant qui les place en retrait face à leurs voisins européens. Le défi est donc de lever leur verrou psychologique tout en poursuivant une appropriation suffisante des connaissances essentielles. »
56% des Français affirment qu’ils épargnent tous les mois, en moyenne, 15% de leurs revenus mensuels. Cependant, ils doutent de leurs compétences financières et préfèrent un placement « sécuritaire avec un taux d’intérêt assez faible » qui répond à leur besoin de garanties et de liquidités plutôt qu’un placement
« moins sécuritaire mais avec un meilleur potentiel de
rendement ».
Par exemple, pour anticiper un héritage ou une transmission à ses
enfants, moment de vie où les Français jugent les conseils d'un professionnel
les plus utiles (à 71%), ou encore pour préparer sa retraite (à 69%), les
pratiques restent marquées par une méconnaissance des mécanismes de performance
et par un repli « culturel » vers les solutions les plus prudentes, quel que
soient le projet ou l’horizon de placement. On observe notamment une
potentielle perte d’opportunité, faute de stratégie diversifiée et sur le temps
long : ainsi seuls 19% des Français placent la majeure partie de leur
épargne-retraite sur des supports dynamiques, contre 28% au Royaume-Uni et seulement moins d'un Français sur deux (43%) pense qu'il est préférable d'investir sur des placements dynamiques pour
préparer sa retraite afin de lisser les risques de volatilité sur la durée.
Face à ce constat, 79% des Français souhaitent que l'école propose à
l'avenir davantage de cours sur ces notions.
Pour Abeille Assurances, ce besoin d'acculturation se prolonge dans la vie
adulte par une exigence de clarté, ainsi, l'étude révèle que 57% des épargnants
aujourd'hui réfractaires aux placements dynamiques seraient prêts à franchir le
pas s'ils bénéficiaient d'un conseil de confiance garantissant cette
lisibilité.
Cet éclairage indispensable est apporté au quotidien par les réseaux de distribution d’Abeille Assurances - distributeurs, partenaires et tout particulièrement les agents généraux - qui contribuent, au plus près des territoires, à accompagner les clients dans la compréhension de leurs enjeux patrimoniaux.


