Par Sergio Ficara, Président d’Eurêka
Solutions.
Dans les systèmes
d’information, la modernisation est souvent associée au remplacement :
nouvelles technologies, nouvelles architectures, nouvelles plateformes. À
l’inverse, conserver un environnement historique peut rapidement être assimilé
à de l’immobilisme. IBM i illustre pourtant une autre approche : faire évoluer
une plateforme tout en préservant la valeur de l’existant.
De l’AS/400 à IBM i :
une logique de continuité
IBM i ne doit pas être
considéré comme un AS/400 resté figé dans le temps. La plateforme a connu
plusieurs générations technologiques : architecture matérielle, processeurs,
système, base de données, outils de développement et capacités d’intégration
ont largement évolué. Sa particularité réside justement dans cette capacité à
évoluer tout en maintenant une forte compatibilité avec les applications
existantes. Ainsi, une application développée il y a plusieurs décennies peut
continuer à fonctionner sur des infrastructures récentes. Sa longévité ne
traduit donc pas nécessairement une obsolescence technologique. Elle peut aussi
être le résultat d’une architecture pensée pour durer.
Une plateforme intégrée
et toujours active
L’une des forces
historiques d’IBM i reste son niveau d’intégration. Son architecture contribue
à la stabilité et à la disponibilité qui ont fait la réputation de la
plateforme dans les environnements critiques. Mais IBM i ne se limite pas à
l’exécution d’applications historiques. Des éditeurs continuent de développer
et de faire évoluer des solutions sur la plateforme, tandis que les
applications existantes peuvent s’intégrer à des architectures contemporaines,
notamment grâce aux API et aux technologies web. La modernisation peut donc se
faire sur IBM i, mais aussi autour d’IBM i.
Le patrimoine
applicatif reste un actif
Lorsqu’une entreprise
compare IBM i à une infrastructure x86 ou à une autre plateforme, la discussion
se concentre souvent sur les coûts visibles : matériel, licences, maintenance
ou compétences. Mais une application métier utilisée depuis vingt ou trente ans
représente parfois plusieurs décennies de règles de gestion, de processus et de
connaissances accumulées. La remplacer implique bien davantage qu’un changement
de technologie : reprise des règles métier, migration des données, réécriture
ou adaptation des applications, tests et formation des équipes. Le prix d’une
plateforme est une chose. Le coût réel de son remplacement en est une autre.
Entre « ne rien changer
» et « tout réécrire », une troisième voie existe : moderniser les interfaces,
ouvrir les applications grâce aux API, adopter de nouveaux outils de
développement et remplacer progressivement ce qui doit réellement l’être. IBM i
s’inscrit ainsi moins dans une logique de conservation du passé que dans une
logique de continuité technologique : faire évoluer le système d’information
sans imposer systématiquement une rupture avec ce qui fonctionne.
Pour certaines
entreprises, cette continuité n’est pas un héritage à gérer. C’est un actif à
moderniser, à valoriser et à transmettre.


