Connexion
/ Inscription
Mon espace
Tribunes & Témoignages
ABONNÉS
Partager par Linked-In
Partager par Xing
Partager par Facebook
Partager par email
Suivez-nous sur feedly

[Tribune] Une heure de plus par jour : ce qu'en feraient les DAF

Les DAF d'aujourd'hui sont happés par l'opérationnel, au détriment du stratégique. Si le DAF reste le garant de la performance financière de l'entreprise, son rôle s'est considérablement élargi ces dernières années : anticipation des risques, planification stratégique et accompagnement de la transformation numérique figurent désormais parmi ses priorités. Le problème : son agenda ne lui permet pas de dégager du temps pour développer de nouvelles compétences et technologies susceptibles d'enrichir l'entreprise.

 

Alors, si on offrait aux DAF 1 heure supplémentaire, libre et sans interruption, dans leur journée ? SAP Concur leur a posé la question. Leurs réponses dessinent les contours du DAF qu'ils aimeraient être.

 

 

Investir dans la montée en compétences

 

Entre la gestion du quotidien et le manque de temps pour se former, les DAF sont pris dans un étau. Les données de SAP Concur confirment cette tension : la quasi-totalité d'entre eux (96 %) s'appuie encore, dans une certaine mesure, sur des processus de prévision manuels ; une charge de travail administrative qui laisse peu de place à la prise de recul. Cette dépendance aux tâches administratives réduit le temps disponible pour des activités à plus forte valeur ajoutée.

 

Lorsqu'on interroge les DAF sur ce qu'ils feraient s'ils disposaient d'une heure supplémentaire, six sur dix disent vouloir en apprendre davantage sur l'IA. 5 % des DAF iraient jusqu'à suivre une formation professionnelle, quand 7 % préféreraient se lancer dans un projet ambitieux pour se challenger directement sur le terrain.

 

La montée en compétences ne doit pas être réservée aux équipes juniors : c'est en automatisant la prévision et la gestion des factures que la finance libère du temps pour monter en compétences à tous les échelons.

 

 

Libérer du temps pour la planification stratégique

 

Face à l'incertitude économique et à la hausse des coûts, piloter en regardant dans le rétroviseur n'est plus tenable. Les directions financières doivent disposer d'outils pour anticiper et optimiser leurs marges, et de la capacité de protéger l'entreprise face à des conditions de marché difficiles.

C'est pourquoi 58 % des DAF placent la planification stratégique à long terme dans leur top 3 s'ils avaient du temps supplémentaire, et près d'un quart (22 %) en font leur priorité absolue.

 

Ce décalage met en lumière une tension persistante entre les responsabilités opérationnelles du quotidien et le rôle plus stratégique que les DAF souhaitent assumer.

 

Un DAF sur sept (15 %) consacrerait même ce temps à réévaluer les risques business, un exercice devenu critique, compte tenu du rythme auquel évoluent l'IA et la réglementation.

 

 

Rencontrer les autres responsables de l'entreprise

 

Longtemps perçue comme une fonction essentiellement tournée vers les processus et le reporting, la direction financière cherche aujourd'hui à renforcer son rôle de partenaire stratégique des métiers.

 

Ainsi, 49 % consacreraient une heure supplémentaire à échanger avec des dirigeants d'autres fonctions, et 13 % à élargir leur réseau. Ce n'est pas un hasard. Ayant gravi les échelons jusqu'au comité de direction, les DAF savent d'expérience que le relationnel est un travail stratégique, non automatisable.

En resserrant les liens avec les CMO, CIO et autres responsables d'unités, ils affinent leur compréhension des priorités de l'entreprise et identifient des leviers de croissance, plutôt que de rester enfermés dans le reporting.

 

En misant sur la montée en compétences, la planification stratégique et la collaboration transverse, les directions financières peuvent enfin reprendre la main sur leur temps. L'automatisation des processus financiers et de gestion des dépenses constitue un levier essentiel pour y parvenir. Un DAF ne peut piloter la stratégie de l'entreprise que si l'entreprise, en retour, lui laisse le temps de la penser.

Lire la suite...


Articles en relation