Le
désamour des Français pour les grandes villes : 65% préfèrent vivre en zone
rurale.
leboncoin publie la première édition de son étude HABITER, une plongée
au cœur des aspirations résidentielles, menée avec Ipsos bva auprès de 6 000
Français.
À quoi ressemble l’habitat idéal des Français ? Loin des imaginaires
futuristes, ultra-connectés ou spectaculaires, ils semblent exprimer une
attente plus concrète. Selon l'étude HABITER, réalisée par Ipsos bva pour
leboncoin immo, les Français attendent un habitat plus calme, plus proche de la
nature et qui les protège des vulnérabilités climatiques, énergétiques,
économiques et sociales.
Cette première édition prend le pouls de leurs aspirations, de leurs arbitrages et de leurs inquiétudes.
Elle montre qu'ils veulent moins habiter
autrement qu'habiter mieux, tout en révélant une fracture entre ceux qui
peuvent concrétiser cet idéal et ceux qui doivent y renoncer, faute de moyens.
Les chiffres à retenir :
● S’ils n’avaient aucune
contrainte, 65% habiteraient dans une zone rurale isolée, un village ou
une petite ville comme cadre de vie idéal, contre 9% une grande métropole.
● Près de trois Français sur
quatre (73%) opteraient pour une maison avec jardin en banlieue s'ils
pouvaient déménager sans contrainte. Seuls 19% choisiraient un logement plus
petit en centre-ville, au plus près des commerces, des transports et de la vie
culturelle.
● 66% citent l'adaptation
au changement climatique comme premier enjeu de l'habitat de demain, devant la
réduction des factures d'énergie (60%), le bien-vieillir chez soi (58%) et
l'abordabilité des biens (55%).
● 89%
jugent utile un logement résistant aux inondations/incendies, et seuls 15 %
veulent des cadres de vie plus connectés en priorité.
● 60%
font confiance aux communes pour adapter l'habitat, contre 24% à l'État et 23%
aux promoteurs.
Cadre de vie : exode urbain ou simple besoin de respiration ?
Les Français ne mesurent plus leur idéal en mètres carrés, mais en
bouffées d'air. Si le logement arrive en tête des éléments jugés importants
dans leur cadre de vie idéal (97%), l'environnement autour de la commune compte
presque autant (94%), tout comme le quartier (92%). Seuls 9% choisiraient de
vivre dans une grande métropole s’ils n’avaient aucune contrainte, alors que
65% préfèreraient une zone rurale isolée, un village ou une petite ville, et
23% une ville moyenne.
Pour autant, ce n'est pas un exode.
73% des Français resteraient en France s'ils pouvaient déménager sans
contrainte. De plus, l’ancrage n’exclut pas la pluralité des lieux de résidence
puisque 56% imaginent leur idéal entre plusieurs lieux de vie. Une aspiration
au multi-habitat particulièrement marquée chez les jeunes générations, puisque
69% des 18-24 ans se projettent entre plusieurs lieux de vie, soit 13 points de
plus que la moyenne nationale. Dans dix ans, les territoires les plus
attractifs seront pour eux les villes moyennes et les campagnes (30% chacune),
loin devant les grandes métropoles (11%).
En revanche, ce rêve de respiration n'est pas à la portée de tous. Si
61% des Français vivent dans un cadre conforme à leur idéal, ils ne sont que
45% chez les locataires, contre 71% chez les propriétaires.
Le paradoxe entre besoin d'intimité et crainte de l'isolement
Le chez-soi reste d'abord un refuge :
59% placent le logement « intimiste, sécurisant » parmi leurs trois modèles
préférés, loin devant le logement partagé ou collaboratif (9%). Côté voisinage,
la tranquillité (62%) et l'intimité (45%) priment. Seuls 15% associent le
voisinage idéal à la convivialité.
Pourtant, 66% anticipent davantage d'isolement et de solitude d'ici dix ans, et seuls 24% prévoient des solidarités de voisinage plus développées. Les Français ne rejettent pas le lien, ils veulent le choisir :
66 % préféreraient
vivre près de leur famille pour favoriser les liens sociaux plutôt que de
s’éloigner pour davantage d’autonomie (74% chez les 65 ans et plus) et 42%
souhaitent pouvoir se rendre service entre voisins.
Faire de l’habitat un rempart face aux vulnérabilités du quotidien
Pour 66% des Français, adapter les logements et les quartiers au
changement climatique fait partie des enjeux prioritaires de l'habitat de
demain. Il devance la baisse des dépenses d'énergie (60%), le bien-vieillir
chez soi (58%) et l'abordabilité (55%). L'écologie répond moins à une promesse
de « vert » qu'à un besoin très concret de protection. Les solutions les plus
plébiscitées le confirment :
• 89 % jugent utile un logement conçu pour résister aux inondations ou aux
incendies
• 89 % jugent utile un logement confortable sans climatisation en cas de
canicule
• 88 % jugent utile un logement produisant tout ou partie de son énergie.
Le tout-technologique, lui, séduit beaucoup moins : 69% se disent prêts
à vivre dans un ancien bâtiment réaménagé, contre 25% dans un logement imprimé
en 3D. L'innovation convainc lorsqu'elle est utile.
Les communes inspirent davantage confiance que les acteurs nationaux
Pour adapter l'habitat aux défis de demain, 60% des Français font confiance aux communes, contre 24% à l'État et 23% aux promoteurs. Ce résultat montre que la proximité et l’impact local constituent un puissant ressort de confiance lorsqu’il s’agit d’agir concrètement sur le cadre de vie. C'est à l'échelle de la commune et du quartier que se jouent les besoins concrets, qu'il s'agisse de lutter contre les fortes chaleurs, de réduire les factures, de rapprocher les services ou de prévenir l'isolement. Cette attente de proximité se traduit dans les modèles qui les séduisent le plus. 82% se disent intéressés par un quartier
« autonome », capable de subvenir à ses besoins en
cas de crise, et 80% par un quartier reconstruit sur l'existant plutôt qu'en
empiétant sur la nature.
« Pendant des années, on a promis aux Français la maison du futur. Ils nous répondent qu'ils veulent d'abord un logement où l'on respire, qui protège du changement climatique et allège leur pouvoir d’achat. Seuls 15 % attendent en priorité un habitat plus connecté, alors que 66 % veulent qu'il s'adapte au climat. Le message est limpide pour toute la filière, l'innovation ne sera plus jugée à son ambition mais à son utilité et ses bienfaits pour l’environnement. », commente Sophie Bourg, Directrice Marketing & Opérations immobilières, leboncoin immo.


