Anne Le Hénanff, ministre déléguée
chargée de l’Intelligence artificielle et du Numérique, annonce à New Dehli le
lancement d’un appel à contributions scientifiques internationales sur les
risques et les vulnérabilités engendrés par les usages grand public de
l’intelligence artificielle générative sur les mineurs.
A l’occasion de
l’évènement « Protéger les enfants à l’âge de l’IA » organisé le mercredi 18
février sous l’égide de la présidence française du G7, en marge du Sommet
mondial sur l’impact de l’intelligence artificielle à New Delhi (India AI
Impact Summit 2026), Anne Le Hénanff, ministre déléguée chargée de
l’Intelligence artificielle et du Numérique, a présenté les ambitions
françaises en matière de protection de l’enfance en ligne et appelé à une
mobilisation internationale autour des nouveaux enjeux induits par les IA
génératives.
Sur invitation de la
Ministre, le panel organisé par Clara Chappaz, ambassadrice pour l’IA et
le Numérique, réunissait Amit A. Shukla, secrétaire adjoint chargé de la
cyberdiplomatie et de la gouvernance numérique au ministère indien des Affaires
étrangères, Frédéric Worms, directeur de l’Ecole Normale Supérieure de
Paris, Gaurav Aggrawal, head of AI Reliance Jio, Chair of EEG ISPIR, et
Adrien Abecassis, directeur des initiatives politiques au Forum de Paris.
L’événement avait pour
ambition d’étendre à l’intelligence artificielle générative grand public les
réflexions sur la protection des mineurs en ligne et d’aborder les risques liés
aux usages de l’IA générative par et pour les enfants.
Les échanges et les
prises de parole des intervenants ont permis d’interroger les nouveaux enjeux
soulevés par les IA génératives grand public, de questionner la responsabilité
des concepteurs d’IA et des plateformes, de mettre en lumière l’engagement et
les outils développés par des fondations et d’engager les réflexions autour des
enjeux de régulation et la nécessité d’établir des normes communes autour de
l’IA.
Auprès de l’ensemble des parties prenantes présentes – Etats, société civile, entreprises, chercheurs –
la Ministre a mis en lumière les avancées récentes obtenues par la
France concernant la protection de l’enfance en ligne, notamment le vote par
l’Assemblée nationale d’un texte de loi visant à interdire l’accès aux réseaux
sociaux pour les mineurs de moins de quinze ans, ainsi que la volonté du
président de la République de mettre en place une commission d’experts sur les
risques et les vulnérabilités engendrés par les usages grand public de
l’intelligence artificielle générative.
La Ministre a annoncé
ce jour un appel international à contributions scientifiques, dont les travaux
et données recueillis viendront nourrir la réflexion scientifique de la
commission d’experts et contribuer à l’élaboration de recommandations concrètes
dont les conclusions seront présentées dans le cadre de la présidence française
du G7.
La Ministre et
l’Ambassadrice pour l’IA et le Numérique ont appelé à la mobilisation de la
communauté internationale pour contribuer au renforcement de la sécurité des
enfants en ligne et à l’élaboration d’un cadre commun visant à protéger les
plus vulnérables.
Anne Le Hénanff conclut : « Depuis New Delhi, nous lançons un appel à contributions pour évaluer les risques et les vulnérabilités engendrés par les usages grand public de l’intelligence artificielle générative sur les mineurs et formuler des recommandations pour une meilleure régulation. Les conclusions seront présentées dans le cadre de la présidence française du G7. La France réaffirme ainsi un engagement fort : faire de la protection de l’enfance en ligne une priorité absolue, en s’appuyant sur la science et la coopération internationale au service de l’intérêt général. »


