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[Expertises] Rentrée scolaire : Bien voir, le premier réflexe pour bien apprendre

Cartable, fournitures, équipements… À quelques jours de la rentrée des classes, les parents préparent leurs enfants à une nouvelle année scolaire. Mais un réflexe essentiel est encore trop souvent oublié : faire vérifier leur vue.

 

Lecture, écriture, observation du tableau, concentration… plus de 80 % des apprentissages reposent sur la vision. Pourtant, un enfant peut présenter un trouble visuel sans même s’en rendre compte.

 

Optikid, réseau d’opticiens spécialisés dans la santé visuelle des enfants, partage 5 réflexes simples pour donner aux enfants toutes les chances de bien voir, bien apprendre et bien démarrer leur année scolaire.

 

Bien voir : une condition essentielle pour apprendre dans de bonnes conditions

 

Un enfant ne se plaint pas nécessairement lorsqu’il voit mal. Dans 75 % des cas, il ne présente aucun symptôme évident et peut considérer sa manière de voir comme normale. Certains signes peuvent pourtant alerter les parents : fatigue après les activités, difficultés à lire, tendance à se rapprocher de son cahier ou de ses écrans, yeux qui se frottent fréquemment, difficulté à voir ce qui est écrit au tableau ou encore perte de concentration.

 

Le phénomène est loin d’être anecdotique : 44 % des enfants de 0 à 12 ans présenteraient un ou plusieurs troubles de la vision. Au premier semestre 2025, des dépistages menés auprès d’enfants ont par ailleurs montré que 46 % des enfants testés présentaient une acuité visuelle insuffisante, avec un taux pouvant atteindre 75 % dans certaines classes.

 

La rentrée constitue ainsi un moment privilégié pour faire de la santé visuelle un véritable réflexe de prévention, même lorsque l’enfant ne manifeste aucune difficulté particulière.

 

Les 5 réflexes à adopter à la rentrée

 

1. Faire contrôler la vue de son enfant, même s’il ne se plaint de rien

L’absence de plainte ne signifie pas nécessairement que la vision est optimale. Un contrôle permet de vérifier que l’enfant dispose d’une bonne acuité visuelle et, en cas de doute, de l’orienter vers un professionnel de santé adapté.

 

2. Apprendre à reconnaître les petits signes du quotidien

Un enfant qui plisse les yeux pour regarder au loin, se rapproche beaucoup de son cahier ou de son écran, se frotte régulièrement les yeux, perd rapidement sa concentration lors des devoirs ou semble avoir du mal à lire au tableau peut avoir besoin d’un contrôle visuel.

 

3. Bien aménager son espace de travail

À la maison, l’environnement dans lequel l’enfant fait ses devoirs compte aussi. Un éclairage suffisant et bien positionné permet de travailler confortablement et contribue à limiter la fatigue visuelle. Le bureau doit notamment être installé dans un espace correctement éclairé, sans source lumineuse directement dirigée vers les yeux ou créant des reflets gênants.

 

4. Échanger avec l’enseignant en cas de doute

L’enseignant peut être un précieux relais pour les parents. Un enfant qui peine à lire ce qui est écrit au tableau, qui a tendance à se rapprocher ou qui rencontre des difficultés avec les supports écrits peut être plus à l’aise après une vérification de sa vue. Le dialogue entre parents et enseignants permet de croiser les observations et, si nécessaire, d’encourager une consultation.

 

5. Si des lunettes sont nécessaires, aider l’enfant à les adopter positivement

Le port de lunettes peut représenter une étape importante pour un enfant. Les parents peuvent l’accompagner en valorisant les bénéfices très concrets de sa correction : mieux voir le tableau, lire plus facilement, être plus à l’aise dans ses activités quotidiennes. L’objectif est de faire des lunettes un outil qui aide l’enfant plutôt qu’une contrainte.

 

Le contrôle de la vue, un réflexe à inscrire dans la routine familiale

 

Aujourd’hui, 27 % des parents déclarent n’avoir jamais fait dépister la vue de leur enfant. Pourtant, le contrôle visuel peut s’inscrire naturellement dans les rendez-vous de prévention qui accompagnent la croissance de l’enfant.

 

Dans ce parcours, l’opticien joue également un rôle de relais auprès des familles. Il est cité comme le deuxième interlocuteur de référence pour la santé visuelle des enfants (26 %), derrière l’ophtalmologiste (44 %). Sans se substituer au diagnostic médical, il peut sensibiliser les parents, repérer certains signes d’alerte, les orienter vers un professionnel de santé et assurer le suivi de l’équipement optique.

 

Spécialiste de la vue des enfants depuis 35 ans, Optikid fédère aujourd’hui plus de 250 points de vente engagés en France, dont 210 opticiens formés à la prise en charge des enfants dès la naissance. Le réseau accompagne les familles dans le suivi de la santé visuelle des plus jeunes et sensibilise les parents aux bons réflexes à adopter au quotidien.

 

« Un enfant ne sait pas toujours qu’il voit mal : pour lui, sa façon de voir est simplement la norme. C’est pourquoi nous encourageons les parents à faire du contrôle de la vue un réflexe de rentrée, au même titre que les autres rendez-vous de prévention. L’objectif est simple : permettre à chaque enfant d’aborder son année scolaire dans les meilleures conditions possibles », explique Isabelle Solti, ambassadrice et formatrice Optikid.

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