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[Initiatives] MSCI acquiert First Street

MSCI Inc. renforce ses capacités mondiales en matière d’évaluation des risques climatiques physiques grâce à l’acquisition de First Street, l’un des principaux fournisseurs de données et d’analyses des risques climatiques fondées sur des modèles physiques pour l’ensemble des actifs immobiliers dans le monde.

 

Les investisseurs, les institutions financières et les entreprises réclament de plus en plus d’informations sur les risques climatiques physiques, intégrées directement aux processus d’investissement et de gestion des risques, afin d’éclairer leurs décisions financières stratégiques, alors que les risques physiques liés au changement climatique s’intensifient à l’échelle mondiale.

Les recherches de First Street montrent que les entreprises sont aujourd’hui plus de 6,5 fois plus susceptibles d’émettre des avertissements sur leurs résultats après des événements météorologiques extrêmes qu’il y a vingt ans.

L’intégration des données et des outils de First Street aux nombreuses solutions climatiques et géospatiales de MSCI permettra de réaliser des évaluations quantifiées des risques climatiques physiques ayant un impact financier, pour n’importe quelle coordonnée géographique et sur plus de

2 milliards de structures à travers le monde.

 

Ces capacités supplémentaires pourront aider les institutions à répondre à des exigences réglementaires et de reporting de plus en plus strictes, tout en renforçant leurs démarches de gestion des risques physiques, ainsi que leurs stratégies d’adaptation et de résilience.

 

First Street propose des modèles multirisques intégrant des variables climatiques et validés à partir d’événements observés, afin d’évaluer l’exposition actuelle et future aux risques physiques, les dommages aux actifs et les interruptions d’activité.

S’appuyant sur des données propriétaires relatives aux caractéristiques des bâtiments, aux dépendances vis-à-vis des infrastructures et aux mesures d’adaptation mises en œuvre au niveau des sites, ces modèles convertissent les aléas physiques en estimations quantifiables de leurs impacts financiers.

 

La plateforme interactive met ces informations à disposition au travers de visualisations et d’analyses personnalisables à la demande, pour des actifs immobiliers individuels, des entreprises et des portefeuilles, au sein d’un flux de travail unifié intégrant l’intelligence artificielle.

 

Alors que les phénomènes météorologiques extrêmes et les perturbations géopolitiques font de la localisation des actifs un facteur de plus en plus déterminant dans l’évaluation des risques et des opportunités d’investissement, la capacité des banques, des compagnies d’assurance, des gestionnaires d’actifs, des investisseurs institutionnels et des entreprises à analyser et gérer les risques liés à la situation géographique pourrait devenir un facteur clé de succès à l’avenir. Cette tendance se reflète notamment dans le recours de grandes banques centrales européennes aux données de MSCI afin de mieux identifier les risques climatiques au sein de leurs portefeuilles de prêts.

 

Cette acquisition renforce encore davantage la position de premier plan que MSCI occupe depuis longtemps dans le domaine des outils et de la recherche en matière d'investissement climatique, en s'appuyant sur plusieurs décennies d'expertise en intelligence géospatiale, en analyse de scénarios climatiques et en financement de la transition, afin d'offrir davantage de transparence, d'innovation et d'évolutivité.

 

Richard Mattison, responsable Développement durable et Climat chez MSCI, déclare : « Les conséquences financières liées à la situation géographique des actifs sont désormais au centre de l’attention en raison des récentes tensions géopolitiques, des perturbations des chaînes d’approvisionnement et de l’impact croissant des risques climatiques.

En réponse à cela, les investisseurs, les prêteurs et les assureurs recherchent de plus en plus des analyses approfondies et exploitables des risques physiques liés à l’empreinte des activités et des investissements d’une entreprise.

L’intégration des données de First Street aux capacités géospatiales existantes de MSCI permettra aux clients d’être mieux informés de l’évolution de leurs expositions aux risques et d’en tirer directement parti dans leur prise de décision financière. ».

 

Matthew Eby, fondateur et directeur général de First Street, poursuit : « First Street a été fondée sur la conviction simple que toute décision financière doit tenir compte de l’évolution du climat. Nous avons créé la catégorie « Climate Risk Financial Modeling » (CRFM) afin de concrétiser cette conviction. Rejoindre MSCI permet de mettre notre expertise scientifique en matière d’immobilier à la disposition des principaux investisseurs, prêteurs et assureurs mondiaux, et transforme le risque climatique, qui n’était jusqu’alors qu’un simple exercice de transparence, en un élément pris en compte au quotidien dans la tarification et l’allocation des capitaux. »

 

Le montant de la transaction comprend un versement en numéraire de 120 millions de dollars à la clôture (sous réserve des ajustements habituels liés à la clôture), avec la possibilité de versements supplémentaires en numéraire au cours des deux premières années suivant la clôture si certains seuils de chiffre d'affaires sont atteints. La transaction devrait être finalisée au troisième trimestre 2026, sous réserve des autorisations réglementaires et des conditions de clôture habituelles.

 

Une fois la transaction finalisée, les résultats financiers de First Street seront intégrés au segment

« Durabilité et climat » de MSCI.

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