Un appel au capital privé pour soutenir la souveraineté
industrielle française.
À l’occasion d’Eurosatory 2026, Elevation Capital Partners présente une
étude sectorielle conduite par le cabinet IAC à sa demande, « Comprendre,
financer et accompagner les PME de la Défense », qui objective pour la
première fois l’ampleur des besoins de financement privé de la Base
Industrielle et Technologique de Défense (BITD) et le rôle complémentaire que
doit y jouer le capital-investissement.
La BITD française entre dans un nouveau cycle industriel. Les besoins de
financement explosent, entre 4 et 6 milliards d’euros de fonds propres
nécessaires aux seules PME d’ici 2030, mais les dispositifs publics, à eux
seuls, ne suffiront pas. La DGA, le ministère des Armées et les acteurs de
place appellent explicitement à un élargissement structurel de la base
d’investisseurs privés dans le secteur. L’étude, conduite par le cabinet IAC à
la demande d’Elevation Capital Partners, documente cette dynamique et propose
une lecture du rôle que doit jouer le capital-investissement français pour
accompagner durablement la montée en puissance industrielle.

Un effort industriel sans précédent, des besoins de financement massifs
Depuis 2022, la BITD française connaît une accélération inédite. Les revenus du secteur progressent à un rythme de +13 % par an en moyenne (contre +6 % sur 2017-2021), portés par la hausse durable des commandes nationales et le dynamisme des exportations. Le carnet de commandes consolidé de la filière devrait progresser de plus de 17 milliards d’euros d’ici 2030, tandis que le budget Défense français passera de 47 à 75 milliards d’euros sur la période, complété à l’échelle européenne par le plan
« ReArm Europe » doté de 800
milliards d’euros.
Cette montée en cadence impose aux PME de la BITD un effort
d’investissement d’une ampleur inédite.
L’étude identifie quatre besoins concomitants :
- moderniser un outil industriel vieillissant après deux décennies de
sous-investissement,
- absorber la croissance des volumes de production,
- investir dans les nouvelles capacités (drones, anti-drones, cyber, IA
embarquée, capteurs avancés) et
- préparer la transmission de plus de 40 % des dirigeants qui envisagent
une cession dans les cinq prochaines années.
Au total, les besoins en fonds propres des PME de la BITD sont évalués
entre 4 et 6 milliards d’euros à l’horizon 2030, un effort qui dépasse
largement les capacités du seul financement public et bancaire.
Le capital privé, levier complémentaire et désormais essentiel
Longtemps tenue à l’écart du capital privé pour des raisons d’exclusion
sectorielle, la défense est aujourd’hui reconnue, au niveau français comme
européen, comme une contribution essentielle à la souveraineté économique.
Cette évolution lève les freins historiques au financement privé du secteur.
Bpifrance, Definvest et la Caisse des Dépôts mobilisent des moyens
importants, mais insuffisants pour couvrir l’ensemble des besoins. C’est dans
ce contexte que la DGA et le ministère des Armées appellent, à un élargissement
structurel de la base d’investisseurs privés.
Le capital-investissement présente quatre caractéristiques
particulièrement adaptées aux PME de la BITD : un horizon long (5 à 10 ans)
cohérent avec les cycles industriels de la défense, une capacité
d’accompagnement opérationnel et stratégique des dirigeants, une compatibilité
avec les contraintes de souveraineté et de protection du secret, et la
possibilité de mobiliser des capitaux français au service d’entreprises
françaises.
Un enjeu de souveraineté industrielle et d’emploi territorial
Au-delà de l’industrie, les PME de la BITD représentent près de 220 000
emplois directs et indirects en France et un effet multiplicateur estimé à 2-3
sur l’emploi indirect. Elles concentrent des savoir-faire critiques (usinage de
précision, optronique, soudure haute exigence, électronique embarquée etc.) qui
mettent une décennie à se reconstituer une fois perdus. Elles irriguent
l’ensemble du territoire national, avec des bassins industriels souvent
mono-sectoriels.
Pour Elevation Capital Partners, soutenir ces entreprises répond donc à
un triple enjeu : industriel, de souveraineté et d’emploi territorial. La
fenêtre pour structurer la filière est étroite : sans capital privé, certaines
PME stratégiques basculeront sous contrôle étranger ou perdront des
savoir-faire irremplaçables.
Selon Benjamin Cohen, Managing Partner et Co-fondateur, Elevation
Capital Partners : « La France a une
industrie de défense de pointe. Le capital privé a un rôle clé à jouer pour
permettre aux PME de la BITD de participer au renforcement de nos capacités
industrielles, à la poursuite de l'investissement en R&D et de
consolidation d'une filière avec un fort potentiel de développement et un tissu
diffus ».
Une étude objective et indépendante
L’étude « Comprendre, financer et accompagner les PME de la Défense » a été commanditée par Elevation Capital Partners et conduite par le cabinet IAC, en toute indépendance méthodologique. Elle s’appuie sur les sources publiques de référence (ministère des Armées, DGA, Direction générale du Trésor, Sénat, Commission européenne, OTAN, INSEE) ainsi que sur les déclarations publiques des grands acteurs industriels de la filière.


