Premier site immobilier notarial
de France du Groupe Notariat Services, immonot.com s’impose comme une référence
pour décrypter l’évolution du marché. Grâce à son réseau national de notaires
et son expertise unique, Immonot publie tous les deux mois une tendance du
marché immobilier, issue d’une enquête rigoureuse réalisée auprès d’études
notariales réparties sur tout le territoire.
Cette analyse de référence, initiée par le professeur Bernard Thion,
révèle ce mois-ci que l’immobilier ne se laisse pas affaiblir par la crise au
Moyen-Orient : tant le niveau des prix que les volumes de vente maintiennent
leur position, confirmant que les acquéreurs occupent toujours le terrain de la
transaction.
Activité : un marché sain

À des milliers de kilomètres de la France, le conflit qui embrase le
Moyen-Orient ne secoue pas trop le secteur du logement pour le moment. Le
contrecoup pourrait se ressentir dans les mois qui viennent car, pour l’heure,
les correspondants notaires de cette tendance du marché se sont montrés plus
nombreux à constater une hausse d’activité depuis fin février 2026 – à savoir
26% d’entre eux contre 21% deux mois auparavant. Un négociateur notarial du
Loiret résume bien la situation actuelle : « Le marché des biens de plus
de 300 000€ se maintient, tandis qu’une baisse de valeur semble affecter les
biens situés en dessous de ce seuil ».
Cependant, les perspectives tendent à s’assombrir dans l’immobilier tout
autant que la crise qui oppose États-Unis et Iran semble se durcir. En
témoignent les prévisions des notaires sur l’évolution future de l’activité.
Elle enregistre un net repli par rapport à la précédente enquête avec un solde
d’opinion qui recule, passant de 20% à 9% des avis en faveur d’une hausse. Par
ailleurs, ils sont 35% à se situer dans le camp des pessimistes en
pronostiquant une baisse des transactions. Les 56% restants tablent sagement
sur une stabilisation des volumes.
Les propos de Philippe Lechalier,
négociateur notarial au sein de l’office notarial Carré d’Actes à Caveirac
(30), nous confirment la morosité du climat : « Les biens s’accumulent sur le
marché donc les prix baissent. Les produits avec travaux sont les plus
compliqués à commercialiser ».
Prix : des tarifs réalistes

En attendant qu’une issue favorable ne se dessine dans le Détroit
d’Ormuz, le marché immobilier résiste face aux incertitudes économiques qui
menacent. Elles pourraient trouver leurs origines dans un potentiel retour de
l’inflation et une possible hausse des taux d’intérêt. Logiquement, le prix des
biens à la vente s’en trouverait affecté puisque le pouvoir d’achat
s’éroderait.
Pour l’heure, les perspectives ne se dégradent pas trop puisque les
notaires sont 52% à se prononcer pour une baisse des prix des logements, alors
qu’ils étaient 51% lors de la précédente tendance. Plus confiants, 44% des
répondants prévoient une stabilité des prix pour les deux mois à venir. Pour
mesurer toute la difficulté à se projeter quant au cours de la pierre, il
suffit de se référer au commentaire d’Emmanuel Robert, négociateur de l’étude
de Maître Arnaud Mangin à Rethel (08) : « Aucune lisibilité tellement
c’est devenu complexe ».
Par conséquent, ils ne sont que 4% à être optimistes et à envisager une
hausse. Signe que l’immobilier semble faire preuve de résilience, les propos
de Ludovic Hebert, négociateur au sein de l’office notarial Mahe et
Ruellan-Limare à Bolbec 76, se veulent porteurs d’espoir : « On est sur un
marché dynamique ».
Le conseil des notaires et les perspectives économiques
Signe que les tensions inflationnistes menacent, prenons en considération les avis des notaires pour acheter un logement en première intention plutôt que de vendre. S’ils restent minoritaires en ralliant
9% des
suffrages, leur part a presque doublé par rapport à la précédente enquête où
ils ne représentaient que 5% des opinions.
Il faut voir dans cette prise de position la bonne place de l’immobilier
au rang des valeurs sûres. Cet actif ne se trouve pas autant exposé aux aléas
économiques que les placements financiers. Un bien qui présente de bons
critères en matière énergétique et profite d’un bon emplacement géographique
demeure une bonne opinion au point de vue de la construction et/ou de la
diversification patrimoniale.
Néanmoins, les avis se rangent majoritairement en faveur de la vente en
priorité avant d’envisager un nouvel investissement immobilier, comme le
montrent 77% des répondants ; les 14% restants préférant dire qu’il vaut mieux
attendre. Un négociateur notarial d’Indre-et-Loire atteste de la situation
du marché : « Forte demande de mises en vente, nouveaux mandats, mais
peu d’acheteurs en face. Les biens les plus délicats avec de mauvais DPE, des
problèmes d’emplacements, et de fortes nuisances vont baisser ».
Les terrains, compte tenu de leur rareté sur le marché, obéissent à une autre logique. La vente ne s’impose en premier lieu que pour 52% des notaires, tandis que 29% préconisent d’attendre, et
19% d’acheter.
Malgré un environnement incertain, l’immobilier conserve ainsi sa place
parmi les actifs les plus résilients, moins exposé aux fluctuations immédiates
que d’autres classes d’investissement.
« Même dans la tempête, la pierre tient. L’immobilier reste l’un des rares actifs à offrir cette stabilité aux Français, et c’est ce que confirme cette nouvelle tendance du marché », conclut François-Xavier Duny, Président du Groupe Notariat Services.


