Depuis son lancement le 28 janvier dernier, l’Alliance du Fabriqué en France (FeF) poursuit sa montée en puissance avec une ambition claire : transformer le consensus autour du fabriqué en France en résultats concrets, au service de l’industrie, des territoires et de l’emploi.
Le mouvement s’est
rapidement organisé autour d’un comité de pilotage (COPIL), renforcé par
l’arrivée du METI (Mouvement des entreprises de taille intermédiaire) ainsi que
de Natacha Polony qui a rejoint l’Alliance comme « personnalité qualifiée » aux
côtés notamment d’Arnaud Montebourg et Olivier Lluansi.
Deux COPIL se sont déjà
tenus et un rythme de travail régulier est désormais installé, avec un COPIL
organisé toutes les 4 à 6 semaines, garantissant un pilotage opérationnel et un
suivi continu des actions engagées.
Pour rappel, trois
sujets prioritaires structurent l’action de l’Alliance du Fabriqué en France :
• la commande publique (400 milliards d’€),
pour flécher un pourcentage plus important vers les entreprises locales et les
territoires,
• la formation dans les territoires, afin de répondre aux
attentes des entreprises industrielles,
• la mobilisation de l’épargne au service de
l’économie productive.
L’Alliance s’est aussi
donné une méthode de travail : Recenser et évaluer les démarches existantes
afin d’en dégager des bonnes pratiques, et en accélérer la diffusion grâce à un
travail de réseau et d’influence fondé sur des rencontres régulières avec les
décideurs et acteurs-clé.
Identifier des
démarches existantes, les évaluer pour en faire des « bonnes pratiques » et en
favoriser la diffusion.
1. Commande publique :
structurer des leviers complémentaires
La commande publique
constitue un levier central du fabriqué en France. Les travaux engagés par
l’Alliance s’articulent autour d’une chaîne d’actions cohérente :
• Soutien à une réunion annuelle des acheteurs
publics, dont le principe est acté, afin de partager retours d’expérience et
bonnes pratiques.
• Lancement d’un baromètre régionalisé du
Fabriqué en France, fondé sur des données mesurables et fiables par région.
• Par ailleurs l’Alliance est en cours
d’analyse du plan achats de la Région Bretagne, piloté par Loïc Hénaff ainsi
que du travail sur un plan d’achats français “Armée”, mené par le Commissariat
général des Armées.
La démarche de
l’Alliance s’appuie sur les travaux du Conseil national des achats qui publiera
prochainement un appel « Booster l’achat public souverain : des réponses
simples et immédiates existent » dans la revue « Achetons public » de juin
2026, cosigné par Philippe Maraval, rédacteur en chef de cette revue et Olivier
Lluansi, membre fondateur de l’Alliance.
2. Mobilisation de
l’épargne : un levier encore en cours de structuration
Le deuxième axe de
travail de l’Alliance, concerne la mobilisation de l’épargne au service de
l’économie productive. D’ores et déjà
l’Alliance soutient :
• l’initiative portée par la CFE- CGC de
Belfort et qui a donné naissance à « Sélection Vega Industrie France » visant à
orienter l’épargne salariale vers l’investissement industriel français. Cette
initiative a été lancée lors du Salon Made in France à l’autonome 2025.
• le projet de fonds souverain « France
Impulsion Emploi », porté par plusieurs syndicats patronaux et de salariés, qui
vise à soutenir les entreprises dans les territoires pour créer des emplois
durables en France.
D’autres initiatives
sont aujourd’hui au stade de l’identification, avec l’objectif d’évaluer leur
potentiel en tant que bonnes pratiques reproductibles.
3. Formation : un levier territorial en cours d’investigation
La réussite du fabriqué
en France repose également sur un enjeu-clé : les compétences et la formation
industrielle dans les territoires.
À ce stade, dix
initiatives territoriales ont été identifiées par l’Alliance du Fabriqué en
France. Elles font l’objet d’un travail d’investigation approfondi, afin de
déterminer lesquelles peuvent être qualifiées de bonnes pratiques.
Parmi elles, le bassin
industriel de Lacq - Pau - Tarbes constitue déjà une solide référence. Il est
d’ores et déjà identifié comme tel dans le Rapport public annuel 2026 de la
Cour des comptes - Soutenir la réindustrialisation des territoires, qui souligne
l’importance des liens entre entreprises industrielles, formation, compétences
locales et villes petites et moyennes.
Prises de position et
actions d’influence
Afin d’accroitre son
influence, l’Alliance a d’ores et déjà pris les positions suivantes :
• Soutien à l’appel pour
un référendum constitutionnel sur une préférence française en matière
d’achat public lancé par Natacha Polony
• Candidature pour une représentation de l’Alliance au sein
du Conseil national de la commande publique.
Pour amplifier son
action, l’Alliance a déjà rencontré de nombreux décideurs, dont :
• le Cabinet du Premier Ministre Sébastien
Lecornu,
ainsi que le ministre Sébastien Martin, Ministre délégué, chargé de l'Industrie
(en marge du Salon Global Industrie).
• Le ministre Serge Papin, Ministre des Petites
et moyennes entreprises, du Commerce, de l’Artisanat, du Tourisme et du Pouvoir
d’achat, notamment sur la mobilisation de l’épargne et de la commande publique
;
• le député Thomas Lam et le sénateur Simon
Uzenat,
sur trois propositions d’amendements soutenues par l’Alliance et intégrées à
leur proposition de loi (PPL) ;
• France Urbaine, qui regroupe 108 grandes
collectivités territoriales afin d’identifier les bonnes pratiques dans les
intercommunalités ;
• le Commissariat général des Armées, afin de travailler au
plan d’action dédié (sus-mentionné) ;
• Élie Patrigeon, représentant du COJOP
Alpes 2030, avec pour objectif de parvenir à 50 % d’achats fabriqués sur le
territoire pour cet événement ;
• Déploiement du baromètre régionalisé des achats publics, avec des avis de principe favorables exprimés par les Hauts-de-France, la Normandie et la Bretagne et une mobilisation en cours en Île-de-France, PACA et Bourgogne-Franche-Comté.


