" Baromètre Konica Minolta de la sérénité numérique 2026 ".
Konica Minolta, acteur leader en solutions et services informatiques et acteur clé de la transition numérique des organisations en France et dans le monde, présente la 4ᵉ édition du Baromètre Konica Minolta de la sérénité numérique, réalisée avec l’Institut Occurrence (Groupe IFOP).
Fondée sur un sondage auprès de 500 entreprises
françaises, l’étude s’impose comme une référence par l’ampleur de son
dispositif. Elle propose une grille de lecture systémique du rapport des
entreprises au numérique, PME et ETI, ainsi que des fonctions clés, Direction
Générale, DAF et DSI, en couvrant également les secteurs d’activité, Services,
Commerce, Industrie, Construction, avec l’intégration, pour cette édition, du
secteur de la Santé.
Dans un contexte d’accélération technologique, réglementaire et géopolitique, les trajectoires numériques des entreprises sont traversées par différentes dynamiques : la gestion des ressources, les choix de prestataires et les impératifs environnementaux impactent les arbitrages des organisations.
L’intelligence
artificielle leur ouvre de nouveaux horizons, tandis que les enjeux de
gouvernance, de souveraineté des données et de dépendance aux infrastructures
technologiques structurent les décisions. L’essor de la dématérialisation,
portée par la réforme de la facturation électronique, applicable dès septembre
2026, engage les entreprises à poursuivre leur transformation, tandis que les
risques cyber et la sécurité constituent une réalité structurelle. Comment les
entreprises se positionnent-elles face à ces mutations ?
85% des entreprises sont sereines face au
numérique
70% déclarent ne pas disposer de stratégie
numérique
75% connaissent la réforme de la facturation
électronique
2,4/5 seulement se déclarent préparées à la
réforme
65% considèrent l’IA comme une opportunité
82% n’ont pas de règles d’usage IA
46% utilisent déjà des outils IA
63% utilisent le Cloud
51% craignent la dépendance aux prestataires
Cloud
69% ont une stratégie cybersécurité - Écart
PME/ETI en cybersécurité : 31 points
L’étude propose deux niveaux de lecture complémentaires des 10 enjeux cruciaux de la digitalisation perçus par les répondants :
- 5 enseignements
stratégiques dédiés aux grandes transformations à l’œuvre : Stratégie, défis,
priorités, ressources, et accompagnement.
- 5 zooms opérationnels
pour explorer les grands piliers structurants du numérique : dématérialisation,
réforme de la facturation électronique, intelligence artificielle, cloud,
cybersécurité et Green IT.
Une sérénité numérique
paradoxale
85 % des entreprises se
déclarent sereines face à la transformation numérique, alors même que 70 % ne
disposent pas d’une stratégie numérique formalisée. Cette confiance affichée
peut masquer une méconnaissance de certains enjeux, voire une forme de vulnérabilité
structurelle. Ce paradoxe invite à la prudence. Il est particulièrement marqué
dans les PME, où quatre entreprises sur dix ne disposent encore d’aucune
feuille de route numérique. La transformation numérique semble souvent
considérée comme acquise, alors même qu’elle n’est, dans la majorité des
entreprises, ni structurée, ni pilotée, ni formellement gouvernée.
Le fossé PME-ETI : une
fracture numérique et cyber
Les écarts structurels
entre PME et ETI persistent sur l’ensemble des indicateurs : stratégie
formalisée, 26% des PME contre 47% des ETI, stratégie cybersécurité, 63% des
PME contre 94% des ETI, adoption de l’IA, 41% des PME contre 62% des ETI.
Quatre PME sur dix n’ont ni stratégie ni projet en cours.
Loi sur la facturation
électronique : une réforme encore mal anticipée
La loi sur la
facturation électronique s'impose comme la priorité n°1, 56% des répondants. Sa
notoriété atteint le niveau record de 75%, +23 points d'une année à l'autre.
Malgré cette prise de conscience, le niveau de préparation reste modeste, 2,4
entreprises sur 5, à quelques mois de l’échéance de septembre 2026. Les
entreprises savent qu’elles doivent agir, mais peinent encore à traduire
l’urgence réglementaire en projets opérationnels structurés.
IA : un enthousiasme
massif… sans cadre
65 % des entreprises
considèrent l’IA comme une opportunité, soit + 15 points. Parallèlement, 82%
des organisations n’ont pas établi de règles d’usage spécifiques pour en
encadrer le déploiement. De plus, le niveau de stress lié à l’IA est
extrêmement faible, 1,3 sur 5, traduisant une adoption rapide, confiante, mais
encore peu encadrée. Le risque n’est plus celui du rejet, mais celui d’un
déploiement sans gouvernance. Dans ce contexte, le phénomène de shadow IT
s’installe hors du radar des directions informatiques. Les entreprises sont
ainsi bien entrées dans l’ère de l’IA avant même d’en avoir défini les règles,
exposant leurs données, leur conformité et leur responsabilité.
Cloud : souveraineté
émergente
L'adoption du cloud reste stable à 63%. Le stress lié à l'externalisation des données s'est effondré à
1,5 sur 5 contre 3,5 en 2022. Toutefois, la dépendance au
prestataire Cloud devient le premier inconvénient perçu, +14 points, 51 %. Les
critères de souveraineté progressent fortement : stockage en France, 38 % et
souveraineté numérique, 31 %. Cet enseignement s’inscrit dans un contexte
géopolitique et réglementaire sensible. Il traduit un basculement du confort
technique vers la dépendance stratégique. Il résonne fortement avec les débats
sur la souveraineté des données. Les entreprises ne remettent pas en cause le
Cloud, mais cherchent désormais à en reprendre le contrôle, en privilégiant des
partenaires de confiance et des infrastructures souveraines.
La cybersécurité,
révélateur et amplificateur des fragilités numériques
L’étude met en lumière
une maturité encore inégale des entreprises à la cybersécurité qui renforce les
constats clés de l’étude.
Cybersécurité et fausse
sérénité numérique : une confiance qui dépasse la réalité opérationnelle.
Si 70 % des entreprises
déclarent avoir mis en place une stratégie de cybersécurité, +10 points, cette
progression masque des déséquilibres significatifs : ETI : 94 % disposent d’une
stratégie cybersécurité, PME : 63% seulement → 31 points d’écart, l’un des plus
élevés du baromètre.
Cybersécurité & IA
: de nouveaux angles morts émergents
L’édition 2026 met en
évidence un contraste éclairant entre cybersécurité et IA. D’un côté : 65% des
entreprises perçoivent l’IA comme une opportunité. De l’autre : 82 % des
entreprises n’ont mis en place aucune règle d’usage spécifique pour l’IA. Cette
proportion atteint 90 % des PME.
En conclusion
La transformation
numérique n’est plus un sujet strictement technologique, elle devient un enjeu
de gouvernance, de souveraineté et de responsabilité stratégique. L’édition
2026 ne révèle pas un simple retard technologique. Elle met en évidence un
phénomène plus structurant : une sérénité affichée qui coexiste avec des
fragilités stratégiques majeures, dans un contexte d’accélération
technologique, réglementaire et géopolitique.
Jonathan Leyva,
Président Directeur Général de Konica Minolta Business Solutions France,
déclare :
« Le Baromètre Konica Minolta de la sérénité numérique 2026 révèle une
situation contrastée. Alors que l’essor de l’IA, l’approche de l’échéance de la
facturation électronique et le renforcement des exigences cyber reconfigurent
les priorités numériques, les entreprises continuent d’afficher une sérénité
élevée. Une confiance qui contraste toutefois avec des fragilités durables avec
un décalage croissant entre la perception qu’ont les entreprises de leur
maturité numérique et la réalité, souvent encore insuffisamment structurée,
pilotée et gouvernée.
En filigrane, la
cybersécurité apparaît comme un révélateur et amplificateur des fragilités
numériques. Les entreprises progressent, mais de manière inégale. Les écarts
persistants entre PME et ETI, comme entre dirigeants et DSI, rappellent que la
sécurité numérique ne peut plus être traitée comme un simple sujet technique.
Elle est désormais indissociable des enjeux de gouvernance, de continuité
d’activité et de souveraineté. » ajoute-il.
« Face aux enseignements de notre 4ème
étude, notre rôle d’accompagnement prend tout son sens. La confiance reste le
premier critère de sélection d’un prestataire informatique. Cette exigence nous
engage à aider les entreprises à dépasser une sérénité parfois trompeuse, pour
construire une transformation numérique réellement maîtrisée, responsable et
durable. Car la sérénité numérique ne naît pas de l’ignorance des risques, mais
de leur juste compréhension et de leur pilotage éclairé. », conclut Jonathan
Leyva.


