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[Etudes] La santé mentale peut être améliorée par une culture du feedback pour 74 % des salariés, mais…

…71 % des Français confondent encore un feedback correctif et un reproche.

 

À l’occasion de la Journée mondiale de la santé du 7 avril 2026, Fasterclass a interrogé

2 731 actifs en France sur une problématique majeure : Pour une meilleure santé mentale au travail, le feedback peut-il faire la différence face au burn-out ?

 

Raphaël Maisonnier, conférencier et auteur, TEDx speaker, CEO de Fasterclass, commente : « Dans ce sondage, le terme « feedback » désigne un retour d’information fondé sur une observation, formulé dans l’intention d’apporter un apprentissage à son destinataire.

C’est précisément cette intention pédagogique qui distingue le feedback positif d’un simple compliment

(« bon travail » — sans précision sur ce qui a été réussi) et le feedback correctif d’une critique (« votre présentation était insuffisante » — sans indication sur les axes d’amélioration). 

Mais pour améliorer la santé mentale des salariés, le feedback peut-il faire la différence ? Est-il bien identifié ? Ou reste-t-il un levier sous-estimé, encore trop peu transformé en actions concrètes au sein des entreprises ? »

  1. 83 % pensent que le feedback lutte contre le burn-out, mais…

 

Pour une grande majorité des Français, la culture du Feedback peut aider à prévenir un burn-out. Mais il est intéressant de constater que la définition même du feedback est encore très mal comprise et certaines personnes confondent encore une critique et un feedback constructif.

 

59 % savent identifier les leviers pertinents : repérer les signaux faibles (24 %), ajuster la charge de travail (19 %), renforcer le soutien du manager (13 %) et comprendre les forces sur lesquelles s’appuyer (3 %).

 

Mais certains pensent qu’un feedback peut être efficace pour lutter contre le burn-out en mettant une plus forte pression (15 %) ou sans toucher à l’organisation (9 %). Enfin, 16 % estiment que le feedback n’est d’aucune utilité pour lutter contre le surmenage.

 

Pensez-vous qu’une culture du Feedback en entreprise peut aider à prévenir ou accompagner le burn-out d’un(e) salarié(e)?

Réponses

Pourcentages

Oui, si elle permet de repérer les signaux faibles plus tôt

24 %

Oui, si elle s’accompagne d’ajustements concrets sur la charge de travail

19 %

Oui, si elle renforce le soutien du manager et le suivi dans le temps

13 %

Oui, si elle permet de comprendre les forces sur lesquelles s’appuyer

3 %

Oui, même sans toucher à l’organisation du travail

9 %

Oui, surtout si elle met davantage de pression pour faire réagir

15 %

Non, même une bonne politique de feedback n’aide pas à prévenir le burn-out

16 %

Je ne sais pas

1 %

 

  1. Quels axes concrets ?

Pour prévenir le burn-out, les Français identifient trois actions majeures : faire baisser la charge de travail à 73 %, s’exprimer sur les difficultés à 71 % et créer des points d’échanges réguliers à 67 %. 

 

La prévention passe donc par l’action et le dialogue, et non par la pression et les approches dures ou attentistes comme certains l’expriment.

 

Pour prévenir le burn-out, faut-il selon vous : (choix multiples)

Réponses

Pourcentages

Créer des points d’échange réguliers

67 %

Laisser davantage d’autonomie et de liberté

47 %

Laisser la personne plus tranquille

29 %

Agir d’abord sur la charge de travail

73 %

Laisser la personne s’exprimer sur ce qui la met sous pression

71 %

Agir avec plus de fermeté pour provoquer un électrochoc

18 %

Clarifier les priorités et les attentes

61 %

Attendre que cela passe sans trop intervenir

16 %

Adapter l’accompagnement au cas par cas

66 %

Demander à la personne de faire encore un effort

15 %

Je ne sais pas

7 %

  

  1. Un feedback plus efficace en étant régulier 

71 % des Français pensent que les premiers symptômes d’un burn-out à venir peuvent être repérés grâce à un feedback régulier. Pour eux, le plus important est de pouvoir déceler les signaux faibles à 23 % mais aussi que ce feedback soit régulier et bienveillant à 16 %.

 

Selon vous, les premiers symptômes d’un burn-out à venir peuvent-ils être repérés grâce à un feedback régulier ?

Réponses

Pourcentages

Oui, il permet de repérer certains signaux faibles

23 %

Oui, mais seulement s’il débouche sur des ajustements concrets

15 %

Oui, à condition qu’il soit régulier et bienveillant

16 %

Cela dépend surtout de la relation avec le manager

9 %

Oui, mais il ne permet pas de poser un diagnostic

8 %

Non, il vaut mieux éviter d’aborder le sujet trop tôt

12 %

Non, le meilleur moyen est de mettre la personne face à ses responsabilités

7 %

Non, un bon collaborateur doit pouvoir gérer cela seul

1 %

Non, les symptômes n’apparaissent qu’au dernier moment

8 %

Je ne sais pas

1 %

 

  1. Classement des symptômes décelables

Une culture du feedback permet de déceler de nombreux signes précurseurs au burn-out. Pratiquement tous les signaux peuvent être détectés.

 

Pour les Français, le trio de tête est assez clair : le manque d’énergie à 71 %, la fatigue persistante à

69 % et la surcharge mentale à 67 %.

 

Quels sont les symptômes selon vous que l'on peut détecter grâce aux feedback ? (choix multiples)

Réponses

Pourcentages

Fatigue persistante

69 %

Manque d’énergie

71 %

Difficultés de concentration

63 %

Irritabilité

52 %

Désengagement

64 %

Cynisme vis-à-vis du travail

47 %

Baisse de motivation

65 %

Perte de confiance

54 %

Dévalorisation de son travail

42 %

Repli sur soi

51 %

Surcharge mentale

67 %

Baisse du sentiment d’efficacité

57 %

Être de bonne humeur seulement certains jours

36 %

Préférer travailler seul de temps en temps

21 %

Avoir besoin de vacances après une période chargée

44 %

Aucun

17 %

Je ne sais pas

7 %

  

  1. Quid de la santé mentale grâce au feedback ?

Sur le fond, la culture du feedback peut contribuer à améliorer la santé mentale, surtout s’il est régulier, constructif, respectueux et intégré à un management qui agit aussi sur les risques psychosociaux, les conditions de travail et le soutien du manager. Sur ce point, 26 % des Français sont un peu dans l’erreur.


Heureusement, 74 % donnent des éléments de réponse justes comme le fait d’exprimer les difficultés avant qu’elles ne s’aggravent (17 %), de clarifier les priorités et réduire la surcharge (13 %) ou encore d’opérer des feedback réguliers et constructifs (12 %). 

 

Le feedback peut-il améliorer la santé mentale au travail ?

Réponses

Pourcentages

Oui, s’il permet d’exprimer les difficultés avant qu’elles ne s’aggravent

17 %

Oui, s’il aide à clarifier les priorités et à réduire la surcharge

13 %

Oui, s’il est régulier et constructif

12 %

Oui, mais seulement s’il débouche sur des ajustements concrets

9 %

Oui, à condition qu’il rappelle avant tout les objectifs et les erreurs

7 %

Oui, s’il renforce le soutien du manager

7 %

Oui, il peut améliorer le bien-être psychologique au travail sans tout résoudre à lui seul

6 %

Oui, s’il est respectueux, factuel et orienté solutions

6 %

Oui, à lui seul, même si la charge de travail reste excessive

5 %

Non, le feedback n’a aucun lien avec la santé mentale

4 %

Oui, à condition qu’il s’inscrive dans une politique plus large de prévention

3 %

Oui, surtout s’il met un peu plus de pression pour faire réagir

3 %

Oui, un feedback ferme suffit généralement à éviter les problèmes de santé mentale

2 %

Non, il vaut mieux éviter d’aborder ces sujets avec les équipes

2 %

Oui, plus il est critique, plus il est bénéfique pour le moral

2 %

Oui, même sans écoute ni adaptation de l’organisation

1 %

Je ne sais pas

1 %

 

  1. Feedback correctif = reproche

À la question « Selon vous, les salariés en France savent-ils distinguer un feedback correctif d’un reproche ? », seulement 29 % répondent par l’affirmative. En effet, pour 25 % des Français les deux notions sont encore confondues. Pour 23 %, le feedback est même perçu comme une critique personnelle et 21 % estiment que cela dépend du manager.

 

Selon vous, les salariés en France savent-ils distinguer un feedback correctif d’un reproche ?

Réponses

Pourcentages

Oui, majoritairement

7 %

Oui, mais seulement quand le feedback est bien formulé

22 %

Non, feedback correctif et reproche sont encore souvent confondus

25 %

Cela dépend surtout du manager et de la culture d’entreprise

21 %

Non, beaucoup perçoivent encore le feedback comme une critique personnelle

23 %

Je ne sais pas

2 %

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