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[Expertises] La nouvelle fiscalité des placements financiers continue de rendre ces derniers attractifs

Un commentaire de Patrick Prugnaud, ingénieur patrimonial à la Financière d'Uzès.

 

Si les lois de finances pour 2026 ont réhaussé les prélèvements sociaux sur les produits financiers 1,4 % (et encore pas toujours), elles n’ont pas modifié le taux du Prélèvement Forfaitaire Unique plaçant l’ensemble à maximum 31,4 %. 

Les actifs financiers gardent donc une fiscalité plus attractive que celle dédiée aux actifs immobiliers, et demeurent incontournables pour accroître de façon significative la valeur de son patrimoine, sur le long terme.

 

Rappelons que si la Contribution Sociale Généralisée, prélevée sur les revenus d’activité et de remplacement - salaire, retraite, chômage -, mais aussi sur certains revenus financiers, a été augmentée, cela n’a pas été le cas de la CRDS. Le taux global des prélèvements sociaux passe donc de

17,2 à 18,6% et encore pas toujours.

 

Hors CEHR et CDHR, rappel des répercussions de la loi de finances 2026 sur les placements financiers.

 

Compte-Titres ordinaires

Les plus-values, dividendes et coupons sont imposés à la « Flat Tax » à 31,4 % avec la possibilité d’opter pour le barème progressif de l’impôt sur le revenu si celui-ci est plus avantageux.

 

Malgré cette hausse des prélèvements sociaux, les placements financiers restent donc globalement plus avantageux fiscalement que l’immobilier dont les

revenus fonciers sont, en effet, soumis :

●  au barème de l’impôt sur le revenu (souvent autour de 30 % ou plus),

●  +17,2% de prélèvements sociaux (la nouvelle CSG s’applique, en revanche, aux logements meublés), soit une fiscalité atteignant 47,2 % (voir 62,2% pour les contribuables à la TMI à 45%), sans compter la CEHR, la taxe foncière et le cas échéant l’IFI.

 

PEA et PEA-PME

Pour les plans de plus de 5 ans (exception des revenus de dividendes de sociétés non cotées contenues dedans) :

●  Les plus-values sont imposées à 18,6 % lors d’un retrait ;

●  Les revenus restent exonérés d’impôts.

 

Assurance-vie et contrat de capitalisation

La fiscalité ne change pas. Les règles d’imposition continuent de dépendre de : 

●  L’ancienneté du contrat (moins ou plus de 8 ans) 

●  La date de versement des primes (avant ou après le 27 septembre 2017) 

 

Les prélèvements sociaux restent au taux de 17,2 %. 

Les contrats de plus de 8 ans conservent un abattement sur plus-values de 4.600 € (9.200€ pour un couple) ; une fiscalité avantageuse sur les gains.

 

PER

La hausse des prélèvements sociaux porte la fiscalité globale sur les plus-values à environ 31,4% lors du rachat. Cependant, comme pour l’assurance-vie ou le PEA, l’imposition reste différée jusqu’au moment du retrait.

A noter deux autres changements pour le PER. Les versements volontaires pouvant être soustraits du revenu imposable peuvent désormais - s’ils sont plus importants que les plafonds annuels de déduction fiscale - être reportés sur les 5 années suivantes (au lieu de 3 ans auparavant). Une nouvelle disposition intéressante, d’autant plus que les plafonds du conjoint (marié ou pacsé) sont utilisables. Par contre, depuis 2026 : les versements réalisés après les 70 ans du titulaire (puisque ce Plan peut être conservé après sa retraite...) ne peuvent plus donner lieu à une défiscalisation.

 

En conclusion, malgré l’augmentation des prélèvements sociaux, les placements financiers (Compte-titres, PEA, PEA-PME, Assurance-vie, PER) conservent une fiscalité relativement attractive, notamment grâce à leur flexibilité et à la possibilité de différer l’impôt sur le revenu.

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