Pessimistes sur l’économie, mais toujours engagés.
Alors que près de 8 entrepreneurs sur 10 anticipent une essimists de la
situation économique française en 2026, ils continuent pourtant d’investir et
de s’engager pour notre tissus économique. C’est l’un des principaux
enseignements de la Météo des entrepreneurs de ce début d’année, réalisée par
Legalstart, leader français des services juridiques et administratifs en ligne
pour les entrepreneurs.
L’étude révèle une réalité faite de paradoxes : pessimisme économique et
fragilité financière, mais volonté d’agir et résilience intactes.
Un climat économique tendu en 2025 et qui reste difficile en 2026…
L’année 2025 a été compliquée pour une importante partie des dirigeants : 4 sur 10 qualifient leur situation financière de critique ou fragile, et cette fragilité s’est souvent accentuée au cours de l’année, notamment chez ceux déjà en difficulté :
• Parmi les entrepreneurs qui jugent leur situation critique, 69% ont subi une baisse de leur activité
en 2025.
Pour 2026, le climat reste tendu :
• 8 entrepreneurs sur 10 anticipent une dégradation de l’économie
française,
• Un tiers affiche un niveau de confiance faible pour l’année à venir.
Ce contexte influence
les décisions stratégiques : un tiers des entrepreneurs déclarent que le
climat politique impacte leurs choix d’investissement ou de recrutement,
chiffre qui monte à 84% chez les plus pessimistes.
… mais qui n’entache pas la volonté d’investir
Paradoxalement, l’engagement des entrepreneurs persiste, même chez les plus en difficulté.
Parmi les entrepreneurs en situation financière critique ou
fragile, l’intention d’investir reste importante :
• Un tiers des entrepreneurs en situation critique prévoit d’investir en
2026,
• 43% de ceux en situation fragile investiront en 2026.
Ces chiffres témoignent d’une résilience notable : l’entrepreneuriat s’affirme comme un véritable engagement, au-delà d’un simple statut professionnel.
L’intelligence artificielle se distingue comme l’un des principaux axes d’investissement mais le rapport à l’IA des entrepreneurs apparaît ambivalent.
En effet, un tiers d’entre eux craignent son impact pour leur entreprise.
Cette proportion atteint 43% chez ceux qui pensent que leur situation devrait se dégrader en 2026.
Dans le même temps, 25% des
entrepreneurs prévoient d’investir dans l’IA en 2026, contre 22% en 2025.
La crainte de l’IA est moins forte chez ceux qui ont prévu d’investir
dans l’IA en 2026 (30% craignent l’IA dans leur activité) ou déjà investi dans
l’IA en 2025 (28%).
Ces résultats illustrent le role de l’IA comme levier de compétitivité, y compris lorsqu’elle suscite des inquiétudes.
Entrepreneurs malgré tout : la passion intacte dans un contexte incertain
Malgré un contexte économique et politique difficile, marqué par une
baisse de moral des entrepreneurs, ces derniers confirment leur choix : seuls
16% des répondants déclarent qu’ils choisiraient une carrière salariée si
c’était à refaire.
Pour 11% des répondants, la question n’est toutefois pas tant de savoir
s’ils recommenceraient, mais plutôt où. Près d’un entrepreneur sur deux (49%)
indique qu’il n’aurait pas entrepris en France. Parmi les autres réponses
spontanées, la remise en cause porte rarement sur l’entrepreneuriat lui-même,
mais davantage sur le secteur d’activité ou le modèle économique retenu.
Focus facturation électronique
Un contexte réglementaire qui évolue : malgré la promesse de
simplification derrière la facturation électronique, la perception reste floue
À l’approche du 1er septembre 2026, la facturation électronique illustre
le sentiment de flou réglementaire :
• 50% des entrepreneurs ont déjà engagé des démarches ou se disent
prêts,
• 25% se déclarent pas du tout prêts, et parmi eux, 57% n’ont pas encore
choisi de solution.
Si la mise en œuvre suscite initialement des craintes (complexité,
contraintes techniques), une fois le pas franchi, le sentiment est plus
positif. Ainsi parmi ceux qui sont en cours de déploiement d’une solution ou
qui l’ont déjà mise en place, près d’un tiers juge l’impact potentiel positif
(gain de temps, simplification).
Ce décalage souligne un besoin fort de pédagogie et d’accompagnement.
Guillaume Limare, Chief Revenue Officer de Legalstart, rappelle “ Les entrepreneurs sont soumis à des tensions croissantes et un climat anxiogène : instabilité économique et politique, poids des nouvelles réglementations et évolutions fiscales. Malgré tout, ils investissent et ne regrettent pas leur choix. Il est cependant indispensable de leur simplifier la vie et de stabiliser leur environnement. Cela leur permettra de se concentrer sur leurs enjeux d’aujourd’hui et demain, dont l’IA est un maillon essentiel ! "


