Le Syndicat des Indépendants
alerte depuis cinq ans sur l’explosion silencieuse des défaillances. Les
chiffres publiés aujourd’hui ne sont pas une surprise. Ils sont la conséquence
prévisible de plusieurs années d’inertie publique face à une économie qui
s’essouffle.
Signer des chartes pour
accélérer la prise en charge des entreprises en fin de vie ne peut pas, à elle
seule, tenir lieu de politique économique, même si l’initiative peut avoir du
sens. Pour les êtres humains, la fin de vie appelle un accompagnement digne.
Pour les entreprises, la fin est souvent administrative. Elle est comptable.
Elle est brutale.
Et elle est surtout
évitable.
Le SDI refuse que l’on
organise la gestion des faillites au lieu d’empêcher qu’elles ne surviennent.
Un mal structurel et
spécifiquement français
Le chômage progresse au
rythme des défaillances, oui. Mais aussi au rythme d’une économie atone,
pénalisée par un niveau de charges et de contraintes qui asphyxie les
indépendants.
Ce n’est pas une
fatalité européenne. L’Europe redémarre. La France stagne.
Nous ne pouvons plus
nous comparer au reste du continent en invoquant des crises globales. Nos
voisins investissent, simplifient et libèrent l’initiative. En France, les
indépendants supportent une pression fiscale et sociale qui décourage
l’embauche, l’investissement et la prise de risque.
Alléger les charges
n’est pas vider les caisses de l’État
Alléger les charges qui
pèsent sur les entreprises ne signifie pas appauvrir l’État. C’est au contraire
créer les conditions de son financement durable.
Moins de charges, c’est
plus d’activité.
Plus d’activité, c’est
plus d’emplois.
Plus d’emplois, c’est
plus de cotisations et plus de recettes fiscales.
Continuer à traiter les
défaillances après coup revient à accepter la destruction du tissu économique
local. Il faut être visionnaire. Il faut agir en amont.
Ce que demande le SDI
• Une baisse immédiate et
ciblée des charges sur les TPE et indépendants
• Une simplification
administrative réelle et mesurable
• Une politique de
prévention des défaillances fondée sur l’anticipation et non sur la liquidation
• Un plan de relance de
l’activité des indépendants fondé sur la confiance et la liberté d’entreprendre
La survie des
indépendants ne peut plus dépendre de dispositifs d’urgence déclenchés lorsque
tout est déjà perdu.
Le SDI appelle à un changement de paradigme : soutenir la vie économique plutôt que gérer sa fin.


