La Fondation Etrillard a fait de la préservation du patrimoine naturel l’une de ses priorités.
Depuis 6 ans, elle soutient des initiatives qui
préservent, restaurent et transmettent des espaces naturels, au travers de son
Prix du Patrimoine Naturel comme de son mécénat environnemental.
En 2026, la Fondation
passe un nouveau cap et crée le Prix « Nature dans la ville », au bénéfice de
la Nature de proximité en milieu urbain. Un prix pour préserver et développer
des espaces naturels existants.
Un Prix qui évolue pour
remettre la Nature au cœur des villes
Depuis 2020, la
Fondation Etrillard soutient, à travers son Prix du Patrimoine Naturel, la
préservation d’espaces naturels en Suisse et en France. Cette distinction a
permis aux lauréats de concrétiser des aménagements exemplaires au bénéfice de
la protection de la Nature et de sa transmission aux générations futures. Après
quatre éditions, la Fondation a souhaité faire évoluer ce Prix pour affirmer
davantage son engagement en faveur de l’accès à une nature de proximité, afin
de répondre aux enjeux croissants de la densification urbaine.
C’est dans cette
dynamique qu’est né le nouveau Prix « Nature dans la ville ». Il a vocation à
soutenir la création d’aménagements paysagers participant à enrichir la Nature
en milieu urbain dense, en Suisse ou en France. Les projets pourront être
portés par des acteurs publics (collectivité territoriale, établissement
public) ou privés (entreprise, association…), à condition que les sites soient
accessibles au plus grand nombre et gérés dans une démarche désintéressée.
Les projets devront
s’inscrire autour de trois piliers fondamentaux :
- Contribuer à
l’amélioration de la qualité du cadre de vie des habitants,
- Transformer de
manière significative le lieu d’implantation,
- Favoriser et
préserver la biodiversité, dans une démarche écologique et pédagogique.
Le Prix s’adresse à
l’ensemble des espaces verts urbains ouverts au public : parcs et jardins,
potagers ou vergers urbains, promenades, berges aménagées, et plus largement à
tout aménagement contribuant à redonner une place au vivant en ville.
L’appel à candidatures
est ouvert jusqu’au 10 avril 2026. À l’issue de cette période, un lauréat sera
désigné et bénéficiera d’une dotation de 30.000 CHF, destinée à soutenir des
travaux déjà engagés ou à lancer dans les deux années suivant l’obtention du
prix.
La Nature en ville : un
enjeu de société et de santé publique
La Suisse et la France
sont fortement touchées par l’urbanisation et la densification des villes :
plus de 25 millions de Français vivent dans des communes densément peuplées,
tandis que 74% de la population suisse réside en agglomération. Pour ces
habitants, la Nature est souvent peu visible et difficilement accessible, alors
même qu’il s’agit d’un enjeu majeur de santé publique. L’OMS l’a formalisé à
travers la règle des 3-30-300 : voir 3 arbres depuis son domicile, bénéficier
d’au moins 30 % de couverture arborée dans son quartier et se trouver à moins
de 300 mètres d’un parc. Dans un contexte de réchauffement climatique, les
arbres jouent également un rôle essentiel avec une baisse de la température
ressentie pouvant atteindre 10°C. C’est dans cette perspective que la Fondation
Etrillard, à travers ce nouveau prix, souhaite favoriser des projets à impact
concret sur la végétalisation des villes et la reconnexion des habitants avec
la Nature.
Un accompagnement par des experts de la Nature en ville
Afin de concevoir un
Prix pleinement en phase avec les enjeux de la Nature en milieu urbain, la
Fondation Etrillard s’est entourée de spécialistes reconnus du sujet. Elle a
ainsi développé le Prix Nature dans la ville en partenariat avec Plante &
Cité France et Suisse, organisme de référence dans le domaine, chargé
d’évaluer, aux côtés de la Fondation, la faisabilité technique et financière
des projets, ainsi que leur pérennité.
Les projets finalistes
seront, par ailleurs, soumis au vote d’un jury franco-suisse composé de
personnalités reconnues des domaines de l’environnement, de l’écologie urbaine
et de l’aménagement du territoire :
• Gaëlle Aggeri, ingénieure-paysagiste
et chercheur associée au Laboratoire de Recherche en Paysage de l’ENSP
Versailles (France)
• Laurence Baudelet, ethnologue urbaine et
urbaniste (France)
• Sylvain Greutert, ingénieur en gestion
de la nature et géomaticien au Service des espaces verts de la Ville de Genève
(Suisse)
• Nathalie Machon, professeure d’écologie
urbaine du Muséum national d’Histoire naturelle (France)
« Nous sommes fiers de ce que le Prix du Patrimoine Naturel a permis d’accomplir en quatre ans, et notre mécénat environnemental continuera de soutenir des projets de réhabilitation de ce type. Nous avons toutefois constaté le manque de dispositifs et prix dédiés au développement d’espaces verts dans les milieux fortement urbanisés, à l’échelle nationale et transnationale. Cette évolution du prix s’est donc imposée naturellement : de la restauration de l’existant, on passe à la transformation et la création de nouveaux espaces paysagers, en plaçant l’écologie et le bien-être des habitants au cœur de notre engagement. » commente Églantine Petit, en charge du pôle environnemental à la Fondation Etrillard.


