La FNAIM dresse le bilan du marché immobilier en 2025.
Après trois années de recul marqué de l’activité,
le marché de l’ancien a renoué avec la croissance : les volumes de transactions
repartent à la hausse, les prix se stabilisent et les conditions de financement
se normalisent. Le marché immobilier sort progressivement de la crise, même si
la reprise demeure fragile.
Un redémarrage
confirmé, mais encore contenu
Le redémarrage anticipé par la FNAIM dès janvier 2025 s’est concrétisé. Après avoir atteint un point bas en 2024, avec 845 000 ventes sur un an, le marché de l’ancien a progressé en 2025 pour atteindre
940 000 transactions.
Pour Loïc Cantin,
Président de la FNAIM :
« Les chiffres du marché immobilier le confirment : après trois années de
crise, le marché de l’existant retrouve des couleurs. Les ventes repartent, les
prix se stabilisent, et l’activité retrouve ainsi un niveau proche de celui
observé en 2023, bien qu’encore éloigné du pic historique de 2021 (1 230 000
ventes). »
Toutefois, la dynamique
observée en début d’année tend à s’essouffler depuis quelques mois. La reprise
demeure freinée par un environnement économique et politique incertain, qui
continue de peser sur la confiance des ménages, par la hausse des droits de
mutation à titre onéreux (DMTO) intervenue en 2025 dans la majorité des
départements, ainsi que par une pénurie persistante de logements à la location.
« Cette reprise, bridée
par l’incertitude politique et fiscale et la défiance persistante des ménages
comme des investisseurs reste fragile. Le logement a besoin d’un véritable choc
de confiance. Sans stabilité et sans vision d’ensemble, les signaux positifs
observés ne suffiront pas à enrayer la crise structurelle que traverse le pays.
» note
Loïc Cantin.
Par ailleurs, les taux
de crédit immobilier ont cessé de baisser depuis la mi- 2025 et se stabilisent
autour de 3%.
Des prix en légère
hausse, au rythme de l’inflation
Après une baisse marquée en 2023 (-3,5% sur douze mois glissants), puis une quasi-stabilité en 2024 (-0,4%), les prix des logements anciens enregistrent une légère progression en 2025. Au 1er janvier 2026, ils augmentent de +0,8% sur un an, soit un rythme comparable à celui de l’inflation (+0,9%).

Sources : FNAIM
(prix au 1er janvier 2026), INSEE (inflation)
Les écarts
territoriaux, très marqués ces dernières années, tendent à se réduire. Les
hausses les plus notables sont observées en Île-de-France (+1,6%) ; dans les
périphéries des dix plus grandes villes de province (+2,1%) et dans les villes
moyennes (+2,1%).
À l’inverse, les prix
reculent légèrement à Paris (-0,5%) et dans les communes rurales (-0,1%).
Cette stabilité globale
masque toutefois des situations locales contrastées. Certaines villes
enregistrent encore des baisses modérées, comme Saint-Étienne (-2,8%), Grenoble
(-2,4%) ou Brest (-2,1%), tandis que d’autres affichent des hausses nettement
supérieures à la moyenne nationale, notamment Strasbourg (+8,1%), Mulhouse
(+7,1%), Caen (+7,4%) ou Reims (+7,4%).
Source : FNAIM (au 1er
janvier 2026)
Sur dix ans, les prix progressent sur l’ensemble du territoire, à l’exception de Paris (-10,4%) et de
l’Île-de-France (-5%).
Perspectives 2026 : une
poursuite de la reprise, sous conditions
En 2026, la FNAIM
anticipe une poursuite de la hausse des transactions, à un rythme plus modéré
qu’en 2025, avec un volume compris entre 960 000 et 980 000 ventes. Les prix
devraient progresser légèrement, de l’ordre de +1% à +2%.
Néanmoins,
l’incertitude politique persistante et l’absence d’une politique du logement
lisible et volontariste continuent de peser sur les perspectives et pourraient
freiner durablement l’installation de la reprise.


