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[Tribune] Location meublée traditionnelle - Baromètre Lodgis 3e trimestre 2023

Pénurie de logements : il faut 6 mois pour trouver un studio à Paris et la tension locative explose à Bordeaux

Lodgis dresse un état des lieux du marché de la location meublée traditionnelle pour le troisième trimestre 2023 à Paris, Lyon, Toulouse, Aix-en-Provence, Montpellier et Bordeaux. Profils des locataires des différentes villes, faits marquants, tendances, le leader français de la location meublée traditionnelle dévoile ses chiffres.

L’analyse d’Alexis Alban, directeur général adjoint de Lodgis : « Dans ce contexte de crise du marché immobilier, le meublé traditionnel n'est pas le secteur le plus impacté mais tout n’est pas au beau fixe pour autant :

  • Il faut s'y prendre 6 mois à l'avance pour pouvoir louer un studio à Paris. Ce n'était pas le cas ces dernières années.
  • Nous n'avons jamais connu un été avec autant d'inquiétudes du côté des locataires pour trouver un bien.
  • Les propriétaires sont tout aussi inquiets et incapables de tenir le rythme sur la rénovation énergétique.
  • Les mandats de vente ont doublé sur notre parc immobilier.

Ce qui sauve la location meublée traditionnelle longue durée par rapport aux autres secteurs : la rentabilité et la rotation locative qui permettent d'avoir des biens qui se libèrent et d'inciter les propriétaires à investir dans leur bien. Malgré tout, l’état des lieux du marché reste globalement positif : les demandes de la clientèle professionnelle internationale augmentent en Ile-de-France, les demandes des étudiants augmentent dans les grandes villes de France (hors Paris), les durées de location reviennent à la normale. »


Hausse des loyers dans toute la France et difficultés pour trouver un logement en région

Lodgis note une hausse des loyers fortement marquée dans toute la France, avec +1,09% en Île-de-France et +5,23% en région. On remarque une augmentation particulièrement élevée à Bordeaux (+10,58%) et à Aix-en-Provence (+14,54%).

Néanmoins, cette hausse des loyers n’est pas le seul obstacle présent sur le marché immobilier ce trimestre. Lodgis remarque une tension locative particulièrement marquée en région : il devient difficile pour de nombreux français de trouver une location. C’est à Bordeaux que la tension locative est la plus forte (4,8 fois celle observée globalement en Région), puis Toulouse et Montpellier (1,1), Aix-en-Provence (1) et Lyon (0,9).

Augmentation de la part de la clientèle professionnelle internationale et recul des demandes françaises

Le principal fait marquant ce trimestre : l’augmentation de la part de la clientèle professionnelle internationale, avec un fort recul des demandes françaises de 2,4 points en Île-de-France et de 3,4 points dans le reste de la France, en comparaison au troisième trimestre de 2022. Lodgis note aussi une augmentation de la part de locataires européens en région de 2,9 points.

Dans le détail, pour l’ensemble des villes d’implantation de Lodgis (moyenne) :

  • + 1,04 points de locataires européens
  • + 0,48 points de locataires d’Amérique du Nord
  • + 0,60 points de locataires d’Asie
  • + 0,68 points de locataires du reste du monde

A contrario, la part de locataires Sud-Américains est en baisse : - 0,12 points par rapport au troisième trimestre de 2022 dans les villes d’implantation de Lodgis.

De plus en plus de professionnels en mobilité à Paris et de locataires étudiants en région

Ce trimestre, Lodgis constate à Paris une augmentation des professionnels en mobilité (+3,09 points) aux dépens des locataires étudiants (-2,43 points), par rapport au troisième trimestre de 2022.

Dans le reste de la France on a plutôt l'inverse avec une légère augmentation de la part d'étudiants (+1,1 points). Cette augmentation est très visible à Bordeaux (+6,35 points), Toulouse (+16,67 points) et Aix-en-Provence (+13,65 points). On remarque néanmoins une importante baisse des locations étudiantes à Lyon (-13,12 points) qui est plus alignée sur la tendance de Paris avec +12,1 points de la part de baux sociétés.

Plus de locataires étudiants en région, augmentation des baux sociétés à Paris

Cette augmentation de la part des étudiants en région se traduit par une hausse des baux étudiants (+2,27 points) signés en France. En revanche, Lodgis observe en France une baisse de la part des baux mobilités (- 0,89 points) et des baux résidences principales (-3,29 points).

En Île-de-France, Lodgis note une baisse de la part des baux résidences principales (-3,7 points) au profit des baux sociétés (+1 point) et étudiants (+2,7 points). En comparaison avec le 3e trimestre 2022, les locataires internationaux ont signé plus de baux société (+3,1 points) et moins de baux étudiants (-2,4 points).

Ces évolutions peuvent s’expliquer par la présence importante de locataires étudiants et de professionnels en mobilité.

De moins en moins de studios loués dans toute la France, place aux appartements 1 chambre et plus

Lodgis note un changement dans le type d'appartements loués en France : la part des studios loués diminue (-2,06 points) au profit des biens plus grands (1 chambre et plus). Ainsi, Lodgis constate une augmentation de la part d’appartements 1 chambre (+0, 96 points), 2 chambres (+0,12 points) et 3 chambres (+0,98 points).

La tendance se confirme à Paris et en région, où le prix au m² est plus bas : la part des studios et T1 loués diminue (- 0,1 points et - 2,2 points respectivement) et les appartements avec 3 chambres et plus sont eux plébiscités : +2,02 points en moyenne à Lyon, Bordeaux, Aix-en-Provence, Montpellier et Toulouse, alors que l’on constatait au trimestre précédent une baisse de -1,49 points sur ce même type d’appartements.

Étant donné la hausse des baux étudiants à Paris, cette baisse de la part des studios au profit des biens d’une chambre et plus s’explique par :

  • la pénurie de studios
  • le fait que même les étudiants semblent se réorienter vers des surfaces plus grandes (quitte à faire des colocations).
    Conséquence : cela crée un déséquilibre entre l'offre et la demande, surtout pour les studios.

La durée moyenne de séjour continue de diminuer en France : vers un retour à la normale

En région, la durée moyenne de séjour continue de diminuer (- 0,82%) en raison d'une durée de séjour moyenne historiquement très longue (plus d'1 an) avant le récent développement d'une demande et d'une clientèle plus typique de la location meublée de moyen terme, déjà existante à Paris.

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