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[Tribune] Modèle à part, fonctionnement distinctif… Les entreprises familiales semblent détonner dans l’écosystème des PMEs  

Mythe ou réalité ? La fintech SumUp, partenaire de plus de 4 millions d'entreprises dans le monde, a mené l’enquête dans 5 pays européens (France, Italie, Allemagne, Royaume-Uni, Suisse) pour comprendre ce qui caractérise ces PMEs et analyser les 6 idées reçues.

  1. Une entreprise familiale est forcément héritée de ses parents ou grands-parents

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, cela varie d’un pays à l’autre. Par exemple, en France, la majorité des entreprises familiales concerne des entrepreneurs de première génération (86% vs 70% en moyenne). L’Italie, quant à elle, semble plutôt favoriser les entreprises de deuxième génération (33%) alors que l’Allemagne se distingue, elle, avec des entreprises héritées des grands parents (11% vs 4% en France), voire des arrières grands-parents (13% vs 5% en moyenne).

  1. Être entrepreneur, c’est travailler jour et nuit

Au niveau européen, près d’un tiers des entrepreneurs (27%) déclare consacrer entre 41h et 50h par semaine à leur activité professionnelle. Une moyenne qui cache de profondes disparités : si la moitié des Suisses interrogés confirme cette tendance, ils ne sont pourtant que 17% en France et au Royaume-Uni.

Des extrêmes persistent : si 20% des entrepreneurs européens consacrent moins de 20h par semaine à leur activité professionnelle, ils sont également 20% à y consacrer plus de 60h. La France confirme ces contrastes européens : 21% des entrepreneurs français consacrent moins de 20h à leur activité professionnelle, ils sont 26% à travailler plus de 60h.

  1. Les entreprises familiales réussissent moins bien que les autres

Il s’agit d’une idée erronée ! Être à la tête d’une entreprise familiale peut s’avérer lucratif. Depuis la création de leur entreprise, 39% des chefs d’entreprise français ont observé une augmentation de leurs revenus. Un constat positif partagé dans l’ensemble des pays européens interrogés (43% en moyenne). Une progression particulièrement remarquée chez les entrepreneurs allemands (63%).

  1. En tant qu’entrepreneur, vivre de son activité est impossible

Les idées reçues sur les entrepreneurs ont décidément la vie dure. Pourtant, en Europe, seuls 33% d’entre eux ont une activité complémentaire (20% au Royaume-Uni et 38% en France). Le constat est plus nuancé en Suisse où 43% des entrepreneurs jonglent dans leur quotidien entre leur entreprise familiale et une autre activité.

  1. La relève est assurée, aucun doute possible

Transmettre son entreprise aux générations suivantes est une ambition que peu de chefs d’entreprise pensent pouvoir concrétiser. En France, seuls 22% des entrepreneurs estiment pouvoir passer le flambeau à la génération suivante. Et seuls 7% d’entre eux considèrent véritablement la relève acquise.
Un pessimisme que partage la majorité des pays européens : en Italie, ils sont même 6 entrepreneurs sur 10 (60%) à penser l’idée improbable.

Le Royaume-Uni, quant à lui, fait figure d’exception : la moitié de ses entrepreneurs (50%) envisagent positivement la relève par la génération suivante.

  1. L’exception française

La pandémie du Covid-19 a fortement accéléré la digitalisation des comportements d’achat dans l’ensemble de l’Europe et les PMEs ont dû s’adapter très rapidement à ces changements. Les entreprises familiales n’échappent pas à ce phénomène. Preuve en est, payer en carte est désormais possible dans 91% des entreprises familiales françaises comme dans leurs homologues européennes.

La France fait néanmoins figure d’exception concernant de nombreuses habitudes de paiement. En effet, le chèque reste un moyen de paiement encore privilégié par de nombreuses PMEs familiales françaises (59%), contrastant ainsi avec le reste de l’Europe (2% en Allemagne et 25% en Italie). Autre exception française : le porte-monnaie électronique (digital wallet). Brillant par son absence en France, il n’est proposé que par 1 commerçant sur 10 (9%). Mais il est bien plus généralisé dans les autres entreprises familiales européennes : 40% au Royaume-Uni et 35% en Suisse.

 

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