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[Observatoire] L'hiver : risque accru des incendies domestiques

L’Observatoire de la sécurité des foyers alerte les Français sur ce danger méconnu

L’arrivée de l’hiver coïncide avec une augmentation nette des incendies domestiques, un danger sous-estimé et méconnu des Français. La majorité de ces sinistres a en effet lieu entre décembre et mars, quand le froid pousse les Français à rester davantage chez eux, à utiliser des chauffages plus ou moins aux normes et à profiter de leurs cheminées. A la veille de cette « saison des incendies », l’Observatoire de la sécurité des foyers (OSF) met en garde les Français sur ce danger et rappelle les comportements à adopter pour minimiser les risques.

L’incendie domestique, un sinistre fréquent et en hausse

L’acteur majeur de l’assurance Covéa, regroupant les marques MAAF, MMA et GMF, le spécialiste de la télésurveillance Verisure et le leader de l’expertise des sinistres Saretec ont lancé en 2019 l’Observatoire de la sécurité des foyers avec un objectif : contribuer à une meilleure connaissance des risques et à leur prévention auprès du grand public. En novembre 2020, l’OSF avait dévoilé les résultats d’une enquête inédite réalisée par OpinionWay pointant la méconnaissance des Français face au risque incendie. L’Observatoire avait également édité un livre blanc pour accompagner les Français face à ces sinistres.

A la veille de l’arrivée du froid, l’OSF souhaite sensibiliser les Français sur les incendies domestiques. Ceux-ci sont loin d’être anecdotiques puisqu’il s’en produit un en France toutes les… 2 minutes ! Leur nombre a bondi de 50% en dix ans. En 2020, on dénombre plus de 210 000 incendies domestiques sur environ 3,6 millions de sinistres « habitation » indemnisés par les assureurs soit une proportion non négligeable de 6%.

L’hiver, véritable « saison des incendies »

C’est en hiver, de décembre à mars, que les incendies domestiques sont les plus nombreux, quand les chauffages de tout type (poêle, cheminée, chaudière…) fonctionnent à plein régime. Ils se produisent surtout le soir et la nuit (à 41%), et sont plus meurtriers la nuit (70%).

Les causes des incendies en France sont d’abord liées aux équipements et installations électriques – notamment les appareils et prises en surcharge –, ensuite aux sources de chaleur mal maîtrisées, enfin à des gestes malencontreux, notamment dans la cuisine, premier lieu de départ d’un feu dans une habitation. Les maisons sont nettement moins dangereuses que les appartements, les habitations vétustes (plus de 25 ans et encore plus au-delà de 50 ans) étant beaucoup plus sujettes aux incendies.

Par ailleurs, la vitesse de développement d’un feu est exponentielle. Au bout d’une minute, un verre d’eau (mieux, un torchon humide) peut l’étouffer ; au bout de trois minutes, il faudra une citerne de pompiers.

Des gestes simples pour limiter les risques

Suivre des conseils simples permet de limiter considérablement les risques : couper le gaz et l’électricité en sortant, entretenir les appareils, ranger les produits inflammables, ne pas surcharger les branchements, débrancher les appareils inutilisés… Et surtout, se doter de détecteurs autonomes avertisseurs de fumée (DAAF). Ils ont permis de sauver 400 vies en France en deux ans soit une réduction spectaculaire de 25%. Mais ils sont encore trop peu nombreux. Malgré la loi Morange et Meslot de 2015 imposant ce système dans chaque logement et les incitations des assureurs et des sociétés de sécurité, encore plus d’1 foyer sur 10 (11%) n’est toujours pas équipé d’un détecteur de fumée.

Un danger sous-estimé par les Français et des comportements à risque

Les Français ont-ils conscience de ce risque ? Selon le sondage OpinionWay réalisé en septembre 2020 auprès d’un échantillon représentatif de Françaises et de Français pour L’Observatoire de la sécurité des foyers Covéa/Verisure/Saretec, 17% seulement considèrent que l’incendie est la menace principale qui pèse sur leur foyer, le cambriolage reste le sinistre le plus craint pour près d’un Français sur trois (32%). Plus étonnant encore, près de 9 Français sur 10 considèrent le risque d’incendie comme étant faible voire inexistant dans leur résidence principale !

Le risque d’incendie demeure globalement sous-estimé des Français. Plus grave encore, à cette méconnaissance s’ajoutent des comportements dangereux qui les exposent davantage. Ainsi, parmi plus de 30 comportements à risque recensés, les Français en adoptent en moyenne 7 !

Concernant les installations nécessitant un entretien régulier (gaz/fioul/cheminées), on constate que seul 1 Français concerné sur 2 déclare avoir souscrit un contrat d’entretien. Dans 4 cas sur 10, les installations ne sont pas contrôlées annuellement.

 

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