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[Etude] Immobilier : La France dans le Top 3 des marchés qui connaîtront la reprise la plus forte

Après une année 2020 marquée par la crise de la Covid-19, CBRE, acteur mondial du conseil en immobilier d’entreprise dévoile les résultats d’un sondage européen mené auprès de plus de 400 grands investisseurs européens afin de comprendre leurs nouveaux enjeux et stratégies pour 2021.

Des résultats commentés et mis en perspective par Nicolas Verdillon, Directeur Exécutif Investissements de CBRE France. Extrait de ces résultats

Les investisseurs ont positionné la France dans le top 3 des marchés qui connaîtront la reprise la plus forte 

Même si la crise de la Covid-19 a pesé sur les volumes investis, un certain optimisme s’est installé chez les investisseurs avec 60% d’entre eux prévoyant d’augmenter leurs volumes d’acquisitions en 2021. Cet optimisme mesuré, associé à une campagne de vaccination bien engagée en Europe, a conduit CBRE à anticiper une croissance des volumes d’investissement en Europe de 0 à 5% en 2021.

Les investisseurs placent la France dans le top 3 des marchés qui connaîtront la reprise la plus forte après l’Allemagne et les Pays-Bas. « En 2020, Paris aura été la capitale européenne la plus plébiscitée par les investisseurs avec 20 milliards d’euros investis, devant Londres et Berlin », annonce Nicolas Verdillon. 


Le bureau reste une valeur refuge, mais la diversification s’accélère 

En dépit de l’impact des nouveaux modes de travail, le secteur des bureaux reste plébiscité par l’ensemble des investisseurs européens en s’affichant comme leur classe d’actif privilégiée à 35% (60% en France). Néanmoins, le Royaume-Uni fait figure d’exception plaçant la logistique en tête à 38%. Au niveau européen, le résidentiel et la logistique fortement plébiscités, arrivent en 2ème et 3ème position, respectivement à 24 et 22% des intentions d’investissement.

« La diversification est au cœur des stratégies et les tendances démographiques portent l’intérêt des investisseurs sur les résidences seniors et étudiantes qui arrivent en 1ère position avec 25% des intentions d’investissement. L’essor du e-commerce et l’explosion du numérique profitent quant à eux à la logistique, notamment via les data centers qui arrivent en 2ème position à 11% des intentions. Entre intentions exprimées et réalisation, un différentiel pourrait se matérialiser du fait du manque d’offres sur ces classes d’actifs », poursuit Nicolas Verdillon.  

Des investisseurs à le recherche de biens sécurisés 

Alors qu’une reprise économique est espérée, les acteurs du marché immobilier favorisent encore largement les actifs core et core-plus pour plus de la moitié (55%) faisant ainsi preuve d’une certaine prudence et montrant une préférence pour la stabilité et la pérennité des revenus. L’importance de la solvabilité des locataires arrive en tête pour près d’1/4 des répondants. 

Nicolas Verdillon ajoute : « Les investisseurs sont à la recherche de produits sécurisés, de qualité, bien placés et avec des locataires établis. Même si l’immobilier se montre défensif en période de crise, pour créer de la valeur, la tendance est plutôt à la diversification sur des classes d’actifs recherchées et prometteuses qu’à la prise de risque, sauf s’il reste paramétrable. »

Les critères ESG au cœur de la stratégie des investisseurs 

Déjà largement adoptés par deux tiers des investisseurs européens et plus de 82% des investisseurs français, la crise de la Covid-19 a accéléré la prise en compte des critères ESG dans les futurs choix d’investissement.

« 5 ans après les accords de Paris, il est temps de passer des engagements aux actions concrètes. Les investisseurs ont compris l’importance d’intégrer les critères ESG pour suivre la performance de leurs investissements avec des plans d'actions à court, moyen et long terme. Poussée par des contraintes réglementaires de plus en plus ambitieuses, en France, l'industrie immobilière fait figure de pionnière sur le marché européen pour réduire de manière drastique les consommations énergétiques du parc existant face au changement climatique », conclut Ludovic Chambe, Directeur Développement Durable.

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