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La décollecte de l’assurance-vie ne touche pas tous les acteurs du patrimoine

Pour le 5ème mois consécutif, l'assurance-vie a enregistré une décollecte à hauteur de 500 M€ au mois de juillet. Cette décollecte, constatée depuis le début de l’année, ne serait pas due à des retraits massifs liés à la crise mais plutôt à deux autres facteurs.

L’analyse d’Albert d’Anthoüard, Directeur de la clientèle privée de Nalo.

1/ Les difficultés opérationnelles générées par la crise ont empêché les Français à réaliser leurs dépôts
« Contrairement aux établissements traditionnels qui ont dû réinventer leur relation client, les acteurs du patrimoine qui privilégient la dématérialisation du conseil n’ont pas été impactés par ce phénomène de décollecte. Nous avons notamment pu l’observer chez Nalo. Grâce à notre technologie qui nous permet de dématérialiser le conseil, nous n’avons observé aucun ralentissement de la collecte sur cette période, bien au contraire, car il n’est plus nécessaire de se déplacer pour gérer les opérations dans son assurance-vie », observe Albert d’Anthoüard

2/ Un désintérêt des Français dû à la faible rémunération des fonds euros.
« L’assurance-vie ne peut être réduite aux seuls fonds euros. Dans une optique de placement, les « unités de compte » peuvent venir compléter, voire substituer les fonds en euros. L’approche personnalisée par projet et son horizon associé permet de définir la part de fonds euros et d’unités de compte optimales pour chaque projet de chaque épargnant et de les faire évoluer dans le temps. La possibilité chez certains acteurs d’une telle gestion personnalisée fait de l’assurance-vie un placement toujours très attractif », poursuit Albert d’Anthoüard.

Enfin, ce mouvement s’accompagne à contrario d’une épargne massive sur les livrets, appréciés pour leur disponibilité et leur sécurité bien que détruisant la valeur du capital car leurs rendements sont inférieurs à l’inflation. Le Livret A caracole en tête, avec plus de 22 Mds€ de collecte depuis le début de l’année,  

Conclusion de Albert d’Anthoüard : « Les Français à la recherche d’un placement d’épargne de précaution ne peuvent se satisfaire uniquement des livrets d’épargne qui leur rapportent moins que l’inflation. Nous conseillons aux épargnants de garder 3 mois de dépenses courantes sur leur Livret A et faire travailler le reste sur du fonds euros à capital garanti et des ETF obligataires à faible volatilité. Ainsi, cette approche permettra de résister au mieux aux fluctuations du marché tout en visant une performance supérieure à celle des livrets d’épargne et à l’inflation. En complément, la possibilité de réaliser des retraits en 72h (pour certains acteurs) vient répondre au besoin de disponibilité de cette épargne. »

 

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