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BB - Analyse du marché immobilier
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Taux d’usure à nouveau en baisse : pourquoi ce n’est pas une bonne nouvelle

« La situation déjà critique va encore s’aggraver avec les nouveaux taux affichés actuellement avec des conséquences graves pour les emprunteurs les plus fragiles », selon Meilleurtaux.com


De pire en pire

Rappelons-le, le taux d’usure avait pour objectif, au départ, d’encadrer le niveau des taux des crédits afin d’éviter les abus. Un taux maximum auquel les banques et établissements prêteurs ne peuvent déroger. Ce taux d’usure correspond donc au TAEG maximum, le TAEG incluant le taux nominal, mais également l’assurance, les frais de garantie, les éventuels frais de dossier etc…

Or, ce plafond est en baisse constante depuis des mois car il se base sur le taux moyen relevé des 3 derniers mois.
Au 1er avril, les taux d’usure en crédit immobilier applicables sont à un taux de :

  • 2,73% pour les crédits inférieurs à 10 ans
  • 2,77% pour les crédits entre 10 et 20 ans, soit 0,06%
  • 2,96% pour les crédits supérieurs à 20 ans, soit  -0,05%

 

Nous constatons que depuis quelques mois, la situation s’est fortement tendue avec de plus en plus de personnes exclues, exclusions qui concernent évidemment les plus faibles : les seniors, les personnes plus à risque en assurance, celles qui bénéficient de prêts aidés et celles qui empruntent des sommes faibles sur des durées plus courtes, certaines banques refusent même de financer sur des durées inférieures à 20 ans.

En résumé la formule de calcul qui ajoute au taux moyen une marge de 30% était valable quand les taux étaient à plus de 3% mais avec des taux sous la barre de 1,50%, la marge n’est plus suffisante.

« Il est temps de changer ce mode de calcul car dans le cas contraire, les seuls à ne pas profiter des taux extrêmement bas seront les plus faibles qui vont passer à côté de cet effet d’aubaine favorisant la constitution d’un patrimoine, dommage… » explique Maël Bernier, directrice de la communication de Meilleurtaux.com « C’est le cas typique d’une réglementation qui produit l’effet totalement inverse à celui initialement recherché », ajoute-t-elle.

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