Alerte du Syndicat
des Indépendants et TPE (SDI).
Suite à la reprise du
dispositif MaPrimeRénov’, le SDI (Syndicat des Indépendants et des TPE) alerte
sur les conséquences concrètes des suspensions et des retards administratifs
pour les très petites entreprises du bâtiment.
Si la réouverture du
guichet constitue un signal positif pour l’activité, elle ne règle pas les
difficultés structurelles rencontrées ces derniers mois sur le terrain.
Des dizaines de
milliers de dossiers en attente
Au moment de la
suspension budgétaire, les estimations faisaient état d’un stock compris entre
80 000 et 83 000 dossiers en attente de traitement lors de la réouverture du
guichet.
Ces retards ont
provoqué des chantiers différés, des devis bloqués et un attentisme des
ménages, impactant directement l’activité des entreprises artisanales.
Un impact direct sur la
trésorerie des TPE
Dans la pratique, les
artisans accompagnent leurs clients dans le montage administratif des dossiers.
Lorsque l’instruction tarde ou que le versement est différé, les entreprises
doivent reporter les travaux ou avancer les coûts.
Pour une TPE, quelques
mois de décalage représentent une tension immédiate sur la trésorerie, dans un
contexte déjà marqué par la hausse des charges, des assurances et du coût du
crédit.
Une complexité
administrative persistante
De nombreux
entrepreneurs estiment que les démarches administratives ralentissent le
démarrage des travaux. Une majorité d’entre eux accompagne directement leurs
clients dans ces formalités, mobilisant un temps non facturable.
L’artisan devient
gestionnaire administratif au lieu de se concentrer sur son cœur de métier.
La position du SDI qui appelle
à :
• Une programmation
pluriannuelle stable du dispositif.
• Des délais
d’instruction significativement raccourcis.
• Une simplification
réelle et durable du parcours administratif.
« La rénovation énergétique est une politique d’avenir. Mais elle ne peut pas fragiliser les entreprises qui la mettent en œuvre. Stabilité, simplicité et visibilité sont les conditions de réussite. » conclut Marc Sanchez, secrétaire général du SDI.


