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En 2017, pour son 30ème anniversaire, le CAC 40 signe un exercice d’excellente facture !

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À partir de l’analyse des chiffres publiés par les sociétés du CAC 40, Ricol Lasteyrie Corporate Finance, membre du réseau EY, publie pour la 12ème année consécutive le Profil financier du CAC40. Cette nouvelle édition dresse un bilan de l’année 2017.

L’indice a connu un rebond significatif cette année avec une augmentation de +9% par rapport à 2016. Il reste cependant en dessous des niveaux connus en 2007. L’année 2017 est celle de la reprise de l’activité, et du retour des résultats.


L’activité reprend et l’internationalisation se stabilise

Avec une hausse de 5% en 2017, le CA a enregistré une croissance significative pour la 1ère fois depuis 6 ans. Il s’élève ainsi à 1 306 Md€, son plus haut niveau sur la même période. Hors effet des changements de composition de l’indice, le CA a augmenté de +5,5% (1 286 Md€ en 2017 contre 1 218 Md€ en 2016).

Cette augmentation de 5% par rapport à 2016 est principalement due à la croissance organique. En effet, sur l’échantillon de 26 sociétés qui publient cette information, la croissance organique représente 4,7 points du total, en nette progression par rapport à 2016. « La croissance tant attendue, essentiellement organique, apparaît solide. La reprise des opérations de M&A en 2017 l’a également alimentée, puisque les acquisitions nettes des cessions y contribuent pour 1,2 point, en nette hausse par rapport à 2016 (0,3 point). A noter qu’à l’image de 2016, l’effet de change est négatif (-1 point) »,  commente Sonia Bonnet-Bernard, associée EY.

La répartition du CA par secteur souligne une prépondérance marquée du secteur Industries et BTP. En effet, il compte 16 sociétés sur les 40 et représente 39% du CA total. « Depuis la création du Profil financier du CAC 40 en 2006, la part de l’Europe dans l’activité des entreprises avait significativement baissé. Pour la première fois cette année, cette part augmente légèrement, de 55 à 56%, en raison des changements de périmètre dans l’indice. À périmètre constant, la part de l’Europe se maintient à 55%. L’internationalisation du CAC 40 connaît donc une stabilisation, aux dépens de la France », commente Marc Lefèvre, associé France EY.


Le retour à la profitabilité se poursuit

« En 2017, la profitabilité est revenue à un niveau comparable à celle observée en 2006 et 2007 en valeur absolue. De fait, le résultat net total du CAC 40 a fait un bond de +22% par rapport à 2016. Les entreprises du CAC 40 ont déprécié pour 14,4 Md€ d’actifs en 2017, un montant plus élevé qu’en 2016 (12,7 Md€), mais loin du niveau record de 2015 (25,3 Md€) », explique Sonia Bonnet-Bernard.

Concernant la marge opérationnelle, la progression observée ne permet cependant pas d’atteindre les niveaux d’avant-crise : la marge hors banques et assurances s’élève en effet à 7,9%, en hausse par rapport à 2016 (7,6%), mais loin de 2007 à 10,9%. En 2015, elle s’était fortement dégradée du fait de dépréciations élevées et du changement de composition de l’indice. En 2017, le niveau de marge opérationnelle n’est pas affecté par les changements de composition d’indice (7,9% à périmètre constant).

A noter que la marge opérationnelle courante pour tout le CAC 40 augmente d’un niveau de 9% en 2016 à 9,8% en 2017. L’ensemble des secteurs connaît une amélioration, celui de l’énergie enregistrant la plus forte croissance, passant de 6,2 à 6,6%.


La structure des bilans continue de se solidifier

L’endettement net baisse pour la 6ème année consécutive, et s’établit à 159 Md€ au 31 décembre 2017. C’est le niveau le plus bas depuis la création de l’étude en 2006. Cette baisse est portée par la politique non conventionnelle de la BCE, qui met des liquidités considérables sur le marché à des taux historiquement bas. La réduction et la fin annoncée du programme d’assouplissement quantitatif pourraient laisser supposer que ce niveau d’endettement 2017 sera un plancher.

Le gearing médian de l’indice (ratio dette nette/fonds propres) se maintient à un niveau très bas, et s’établit à 25%. En cumulé, on observe une réduction de la dette nette (-6,2%) et une augmentation des capitaux propres en part du groupe (+2,8%). D’un montant global de 159 Md€, la dette nette est composée d’une dette financière brute de 352 Md€ (dont 79% de dettes financières non courantes), d’une trésorerie nette de 167 Md€ et des instruments dérivés et autres pour 27 Md€ d’actifs. Fin 2017, huit sociétés du CAC 40 ont une trésorerie nette positive, soit une de plus qu’en 2016.


La valorisation boursière continue sa progression, plus rapide que les dividendes, dont le rendement baisse donc légèrement.

À 1 494 Md€ le 31 décembre 2017, la capitalisation boursière du CAC 40 a dépassé son niveau de clôture de l’année 2007, avant la crise. Son rythme de progression s’accélère : +11% contre +9% en 2015 et en 2016. Cette augmentation de la valorisation trouve naturellement son origine dans l’amélioration des résultats des entreprises de l’indice. En effet, le multiple PER médian s’établit à un niveau très proche de celui de 2016 (18,7 contre 18,6 l’an dernier).

« La valeur boursière continue d’augmenter plus vite que les fonds propres des sociétés. Le ratio price-to-book (P/B) médian atteint son plus haut niveau depuis le début de la crise, à 1,84, sans toutefois dépasser celui de 2007. L’amélioration de la valorisation est portée par une majorité d’entreprises : 27 sociétés de l’indice voient leur ratio P/B augmenter en 2017, et 11 le voient baisser », complète Marc Lefèvre.

Le montant total des dividendes à distribuer en 2018 au titre des résultats de 2017 atteint 47 Md€, en hausse de +1 Md€ par rapport à l’an passé. A noter que le montant de dividendes distribués comprend à la fois les dividendes payés en numéraire et les dividendes payés en actions. Il correspond à la distribution soumise au vote de l’AG des actionnaires. Cependant, la part du résultat net versée aux actionnaires diminue : le pay-out ratio médian diminue de 50 à 48% sur 1 an. Plus de la moitié du résultat net est ainsi maintenu dans les entreprises et non distribué aux actionnaires. Au final, le rendement du dividende diminue en 2017, à 3,1%. 

www.ey.com/


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