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Etre philanthrope en 2018 : la générosité, une démarche en évolution

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Lazard Frères Gestion accompagne ses clients privés dans leurs projets philanthropiques et de mécénat sur plusieurs générations.

Loin de l’image d’Epinal des grands donateurs agissant avec discrétion et par intérêt fiscal, une nouvelle génération de philanthropes voit le jour : plus actifs et impliqués, plus professionnels et désireux de générer un impact social positif.Un défi pour ces banquiers privés, qui accompagnent ces nouveaux « philantrepreneurs ».


Une générosité croissante pas seulement dictée par des incitations fiscales

Contrairement aux idées reçues, les Français ne sont pas philanthropes uniquement par intérêt fiscal. Sur les 7,5 Md€ de dons collectés en France sur l’année 2015, seuls 60% ont bénéficié d’une réduction d’impôt. Les dons ouvrant droit à une réduction d’impôt sur le revenu ont progressé de 70% en 10 ans, représentant 2,6 Md€ pour l’année 2015. Pour sa part, la collecte des dons ouvrant droit à réduction d’ISF est restée plus faible totalisant 243 M€ en 2015. Notons que le champ de ses contributeurs est nettement plus réduit (330 000 foyers étaient redevables de l’ISF en 2015).


L’émergence d’une nouvelle philanthropie : de la discrétion à l’action

De récentes études pointent la grande discrétion des philanthropes français comparée à celle de leurs homologues anglo-saxons, héritage de l’adage populaire « pour vivre heureux, vivons cachés » ; une philanthropie caractérisée par des dons en argent pour défendre de grandes causes avec peu d’implication du philanthrope. Pourtant, ces dernières années, une nouvelle tendance émerge : des philanthropes de l’action qui entreprennent et qui veulent améliorer la condition de leurs semblables par leurs actes. Nous pouvons les qualifier de « philantrepreneurs ». Ils veulent créer et faire vivre leur projet avec la même implication et le même professionnalisme que pour une entreprise classique. Selon l’Observatoire de la Philanthropie, entre 2011 et 2017, le nombre de fondations et de fonds de dotation a progressé de 77% pour atteindre 4 858 structures.
Nous rencontrons de plus en plus fréquemment ces nouveaux philanthropes parmi nos clients en passe de vendre ou transmettre leur outil professionnel. Ils ont le souhait de « rendre à la société ce qu'elle leur a donné ». Le rôle du banquier conseil est alors majeur, il peut être la courroie de transmission de cette sensibilité philanthropique.


Pour donner corps à leur projet, nos clients « philantrepreneurs » requièrent notre assistance sur 4 sujets
 :

- Trouver l’outil juridique le plus adapté parmi les associations, les fondations reconnues d’utilité publique, les fondations abritées, les fonds de dotation.

- Rencontrer d’autres philanthropes mais également des experts et des grands acteurs de la philanthropie qui vont pouvoir les accompagner dans leur projet.

- Se familiariser avec le secteur associatif afin de nouer de bons partenariats et ainsi donner du levier à leur générosité.

- Investir les sommes dédiées à leur projet philanthropique de façon adaptée aux objectifs.


Une professionnalisation de la démarche reposant sur quatre piliers

La définition du projet et de la stratégie permet de déterminer les objectifs et le positionnement notamment par rapport à d'autres projets similaires ou complémentaires. Il en découle une structuration adéquate (mise en place d’un partenariat, d’une association, d'une fondation abritée, d'un fonds de dotation, d'une société) et une sélection de projets utiles.
Des principes de bonne gouvernance doivent être établis afin d'assurer la gestion au quotidien de l'ensemble des parties prenantes. Il convient de bien distinguer les membres des instances légales des dirigeants bénévoles ayant des prérogatives propres, des permanents salariés, des usagers et des partenaires-financeurs.
Un business plan rigoureux doit être établi. Afin de définir quelles sont les ressources possibles (dons, sponsoring, fonds publics, produits d'activité, produits patrimoniaux, contribution des membres), le financement du projet et plus particulièrement la stratégie de recherche de fonds doivent être menées de façon professionnelle.
Le développement de stratégies de « venture philanthropy » permet de quantifier l'impact social du projet afin de l'améliorer, en adoptant les indicateurs du private-equity : mesure des résultats opérationnels et du potentiel de croissance, mesure du potentiel d'autonomie financière voire de la rentabilité.

Les équipes de Lazard Frères Gestion assurent la gestion du patrimoine de plus de 40 fondations et associations pour des encours de plus de 400 M€.« L’implication personnelle des philanthropes pouvant fortement varier, tous n’ayant pas l’envie de ressembler à Bill ou Melinda Gates, le banquier privé du XXIe siècle doit proposer le même accompagnement pour la démarche philanthropique de ses clients que pour leurs investissements financiers : sélectionner les investissements avec discipline, mesurer la performance dans la durée et encadrer les risques. Forts de ces interactions, nos clients philanthropes peuvent affirmer que « le don n'est plus une fin en soi mais un moyen d'entreprendre », une philosophie partagée par notre maison », précise Julien Thibault-Liger, banquier privé chez Lazard Frères Gestion, expert du secteur de la philanthropie.

« Bien que 2018 soit « une année blanche » en raison de la mise en œuvre du prélèvement à la source de l’IR, le bénéfice de l’avantage fiscal résultant d’un don à une œuvre fait en 2018 sera préservé. Soit la réduction d’impôt viendra en déduction de l’impôt dû au titre des revenus n’entrant pas dans le champ du prélèvement à la source soit elle sera remboursée en septembre 2019 », explique Stéphane Jacquin, Responsable de l’ingénierie patrimoniale Lazard Frères Gestion

http://www.lazardfreresgestion.fr 

 Comprendre l'économie durable pour s'y investir

 

 

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