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Pas de dimension sociale de l’Europe sans investissement solide au niveau régional

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Le président Lambertz assistera au sommet social de Göteborg le 17 novembre

Si la mise en place du socle européen des droits sociaux constitue une avancée positive vers une Europe plus sociale, il y a lieu de soutenir les politiques sociales et de l’emploi aux niveaux national, régional et local en garantissant un financement de cohésion européen sain au bénéfice de l’ensemble des régions de l’UE. C'est ce qu'a soutenu Karl-Heinz Lambertz, président du Comité européen des régions, en amont du sommet social pour une croissance et des emplois équitables, qui se tiendra à Göteborg.

Le socle européen des droits sociaux se fonde sur 20 principes et vise à garantir l’égalité des chances et l’accès au marché de l’emploi, des conditions de travail équitables et la protection et l’inclusion sociales. Il devrait être adopté par les dirigeants et les chefs d’État et de gouvernement de l’UE à Göteborg ce vendredi. Le Président Karl-Heinz Lambertz représentera le Comité européen des régions (CdR), l’assemblée des dirigeants locaux et régionaux de l'Union européenne, lors de ce sommet, qui réunira également les partenaires sociaux et d’autres acteurs de premier plan en vue d’un débat sur la façon de promouvoir la croissance et des emplois équitables dans l’Europe de demain.

Pour que le socle européen des droits sociaux soit véritablement effectif dans toute l’Europe, le président Lambertz a appelé de ses vœux l’élaboration d’un plan d’action mobilisant tous les niveaux de gouvernance. Il a cependant fait part de son inquiétude quant aux éventuelles réductions, après 2020, des fonds de cohésion européen, c'est-à-dire la part du budget européen consacrée aux investissements régionaux, à la suite du Brexit et d’une possible redéfinition des priorités de l’Union. Une telle réduction aurait selon le Président des "effets dévastateurs" sur la cohésion sociale, économique et territoriale de l'UE.

«Le succès de l’Europe réside dans la garantie que chaque citoyen dans chaque région et chaque ville puisse bénéficier de notre Union. Nous ne pouvons continuer avec cette vision étroite focalisée sur le succès économique, en ignorant l'échec social. La politique de cohésion de l'UE est le bon instrument pour relever les défis sociaux et économiques en aidant à lutter contre les disparités régionales, à promouvoir l'intégration sociale et à créer une Europe plus juste et plus prospère», a déclaré le Président Lambertz.

«Entre 2014 et 2020, la politique de cohésion de l’UE aura permis de créer 420 000 nouveaux emplois, de sortir 7,4 millions de personnes du chômage et de soutenir 8,9 millions de personnes supplémentaires dans leurs efforts visant à acquérir des qualifications. Les investissements sociaux à long terme doivent être une priorité pour l’Europe, raison pour laquelle nous avons lancé l’alliance pour la cohésion (#CohesionAlliance) avec cinq grandes associations européennes de régions et de villes demandant une politique de cohésion solide après 2020 pour toutes les régions de l’UE», a poursuivi le président.

M. Lambertz a également souligné l’importance de la lutte contre la pauvreté des travailleurs et le dumping social, se félicitant de l’accord conclu par les ministres européens de l’emploi en vue de la révision de la directive sur le détachement des travailleurs. Cette révision devrait permettre de réduire la durée maximale de détachement de 24 à 12 mois, comme demandé par le Comité des régions, et de consacrer le principe d'une rémunération identique pour un même travail effectué au même endroit. «La libre circulation des services doit aller de pair avec la protection des travailleurs. Nous devons trouver un juste équilibre entre les dimensions économique et sociale de l’Union», a souligné le président du CdR.

Le CdR a adopté sa position officielle sur le socle des droits sociaux le mois dernier. Le rapporteur, Mauro D’Attis, a déclaré: «Nous saluons la décision des dirigeants des États membres de l'UE de s’attaquer en priorité au problème de l’insécurité économique et sociale. Toutefois, il ne faut pas oublier qu’il existe d’importantes inégalités sociales dans l’ensemble de l’Union, tant au sein des États membres qu’entre eux. Nous ne pouvons pas nous permettre de faire fi de la responsabilité et de la compétence des collectivités locales et régionales en la matière.»


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