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Saga immobilière de l'été, 3ème épisode : André Pux, pionnier de la maison individuelle moderne

Tout l'été, le Crédit Foncier donne rendez-vous pour découvrir une grande figure de l’immobilier, son œuvre et sa résonance actuelle.

Après Georges-Eugène Haussmann et Paul Delouvrier, ce 3ème épisode est consacré à André Pux, pionnier de la maison individuelle moderne, fondateur de la Société des Maisons Phénix. D’une centaine de maisons construites dans les années 1950, Maisons Phénix en construira 20 000 en 1979.


Le contexte : une crise du logement après la Seconde Guerre mondiale.

La Seconde Guerre mondiale a partiellement ou totalement détruit 2 millions de logements en France, soit un cinquième du parc immobilier existant. Mais en s’en tenant à ce seul nombre, on sous-estimerait les énormes et urgents besoins de reconstruction de la fin des années 1940. Car, outre qu’il fallait reconstruire les logements détruits, il fallait aussi remédier à un habitat souvent vétuste et surpeuplé. Or, bien qu’un ministère de la Reconstruction et de l’Urbanisme fut institué en 1944, seulement 200  000 logements sortirent de terre entre la fin de la guerre et 1950.
La pénurie de logements ne fit donc que s’aggraver 20 bonnes années durant, parce que, parmi toutes les urgences de la reconstruction, il fallait aussi remettre le pays en route, c’est-à-dire l’appareil productif et, naturellement, pour sortir la France de la misère, cette urgence-là était prioritaire. La Seconde Guerre mondiale entraîna une très forte croissance économique dont tous les Français profitèrent et, dans cette période d’optimisme et de confiance en l’avenir, la population marqua son goût pour l’habitat individuel. Dès 1947, l’Institut national d’études démographiques (Ined) publia une étude de grande ampleur intitulée Désirs des Français en matière d’habitation urbaine. La grande majorité des personnes interrogées manifestèrent leur désir d’être propriétaires d’une maison avec un jardin.

La volonté de promotion de la maison individuelle s’inscrivait dans le sillage d’une tendance qui avait déjà émergé bien avant la Seconde Guerre mondiale, grâce notamment à deux textes législatifs : la loi Siegfried de 1894 accordait une aide aux sociétés de construction philanthropiques et en particulier en faveur de la maison individuelle ; quant à la loi Loucheur de 1928, elle prévoyait de faire émerger en cinq ans 100 000 petits propriétaires par financement de l’État. 

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L’habitat participatif avant l’heure

Des initiatives se développèrent. Citons le mouvement des Castors qui apparut en 1948. Les Castors, comme leur nom l’indique, était un mouvement coopératif d’auto-construction qui reposait sur l’apport travail. Ses membres, des particuliers, unissent leurs forces pour franchir eux-mêmes toutes les étapes nécessaires à la construction de leur propre logement : conception des plans, assainissement du terrain, construction. Cette initiative, qui peut sembler utopique, prit sa source dans l’insuffisance des initiatives publiques pour doper la reconstruction et favoriser la construction à moindre coût.

La place du Crédit Foncier

Ce dernier a occupé, et occupe toujours, un rôle prépondérant dans le financement des maisons individuelles. La loi du 21 juillet 1950 institua des aides à la pierre : une prime annuelle de 600 francs par mètre carré est versée pendant 20 ans à l’acquéreur d’une résidence principale. Par ailleurs, le Crédit Foncier pouvait accorder un prêt au constructeur, un puissant moteur de l’accession à la propriété.

Via ce lien, lire la renaissance de la maison individuelle et l’aventure industrielle originale de Maison Phénix. 

 

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