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Les entrepreneurs sociaux ont le moral au beau fixe…

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… bien que le financement de leur activité reste leur préoccupation principale.

Dans le cadre de la 2ème saison de La Fabrique Aviva, son opération de mécénat destinée à doter des projets entrepreneuriaux utiles et innovants d’une enveloppe d’1 million d’€, l’assureur Aviva a voulu en savoir plus sur le profil, le moral et les attentes des entrepreneurs sociaux en France.  A ce titre, Aviva et La Ruche, en partenariat avec le Mouves, INCO et les UP Conférences, ont renouvelé, avec OpinionWay, le Baromètre du Moral des Entrepreneurs de l’Economie Sociale et Solidaire*.

* Consultation menée auprès d’un échantillon de 194 entrepreneurs sociaux interrogés en ligne du 1er au 10 mars 2017. La première édition du baromètre avait été initiée en 2015 par La Ruche, Orange, le Mouves, avec OpinionWay.

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Extrait des résultats

78% des entrepreneurs sociaux estiment que leur moral est bon, et 72% pensent qu’il va encore s’améliorer l’an prochain.

Néanmoins, les problématiques de financement de leur activité pèsent sur le moral de plus de 70% d’entre eux.

Si près de la moitié des sondés placent l’entrepreneuriat social comme un enjeu prioritaire et/ou important de la campagne présidentielle, 65% ne se sentent pas assez écoutés par les pouvoirs publics.

« L’entrepreneuriat social se porte bien et c’est une bonne nouvelle! Les initiatives innovantes sont plus nombreuses et cela se ressent dans la qualité des projets déposés sur la plateforme de La Fabrique Aviva ou encore dans les structures que nous accompagnons à travers notre fonds Aviva Impact Investing France. Cependant, ce moral est intrinsèquement dépendant de la capacité des entrepreneurs sociaux de pouvoir financer leur. C’est pourquoi nous avons un rôle à jouer, en tant qu’assureur de référence des TPE et PME, dans le financement de l’économie en général et de l’économie sociale en particulier », commente Patrick Dixneuf, Directeur Général d’Aviva France.


1/ Qui sont les entrepreneurs sociaux en France ?

Celui-ci est le plus souvent un homme pour 64%, en région pour 60% et jeune. En effet, 76% des sondés ont moins de 50 ans, et 1/3 a même moins de 35 ans. L’entrepreneur social travaille majoritairement dans de petites structures, comptant moins de 5 collaborateurs pour 54%.

Leurs champs d’action ? Le lien social, l’inclusion & la citoyenneté pour 29%, l’environnement, la biodiversité & l’énergie pour 27%, ou encore l’emploi, l’éducation & la formation pour 24%


2/ Les entrepreneurs sociaux ont le moral

Les entrepreneurs interrogés sont optimistes : 78% estiment ainsi que leur moral est bon, voire très bon pour 28%, qu’il s’est amélioré pour 53% et même qu’il va s’améliorer pour 72%. A l’inverse, il est à noter que seuls 38% des entrepreneurs tous secteurs confondus sont confiants concernant l’avenir de la situation économique de leur entreprise.

Effectuer une activité qui a du sens pour la société influe donc positivement sur le moral des entrepreneurs sociaux. Ils sont d’ailleurs 36% à l’affirmer. Ainsi aujourd’hui, plus de 9 entrepreneurs sociaux sur 10 choisiraient à nouveau l’entrepreneuriat social et solidaire si c’était à refaire.


3/ Le financement : la première priorité des entrepreneurs sociaux

D’une manière générale, parce qu’ils sont avant tout des entrepreneurs, les facteurs qui ont le plus d’influence sur leur moral sont les problématiques de financement de leur activité pour 69%, les résultats financiers de l’entreprise pour 58% et l’équilibre vie privée / vie professionnelle dont ils jouissent pour 53%. C’est pourquoi, Aviva,  s’engage dans la première cause de préoccupation des entrepreneurs sociaux, à tous leurs niveaux de développement :

- en mettant en lumière des projets utiles et innovants via l’initiative de mécénat La Fabrique Aviva

- en incitant le grand public à prendre part au financement de start-ups à fort impact social ou environnemental, via son partenariat avec la plateforme d’investissement participatif 1001PACT.com.

- en finançant des entreprises sociales via son fonds Aviva Impact Investing France, doté de 30 millions d’euros et  premier fonds soutenant exclusivement les entreprises à fort impact social et environnemental, piloté avec le Comptoir de l’Innovation (INCO)

Depuis 2008, la Ruche s'est donnée pour mission de créer les écosystèmes les plus propices au lancement et au développement pérenne des entrepreneurs qu'elle accueille, en proposant à la fois :
- l'accès à des espaces de travail et d'innovation inspirants et accessibles
- l'intégration à un réseau de pairs, d'experts et de partenaires, en local et au national.

Objectif : appuyer les entrepreneurs sociaux dans la recherche de leur modèle économique, notamment en les incitant à consolider leur offre de produits et/ou services afin de renforcer leurs portes-feuilles clients et d'accéder à de nouveaux marchés.


4/ Appel aux pouvoirs publics : les entrepreneurs sociaux ne sentent pas assez écoutés

En termes de confiance, si l’on se projette sur l’année à venir, les entrepreneurs sociaux ont pleinement confiance dans leur structure pour 93%, ce qui représente une augmentation de 9 points par rapport à 2015. Par ailleurs, les acteurs de l’économie sociale et solidaire ont plus confiance dans leur structure que les entrepreneurs de façon générale, qui sont seulement 38% à être optimistes quant aux perspectives de leur entreprise. Les entrepreneurs sociaux ont également confiance dans leurs partenaires pour 90% et dans les ressources internes à l’entreprise pour 87%. Leur confiance dans le marché français s’est même nettement améliorée avec une hausse de 36 points en 2 ans, soit 76% en 2017 vs 40% en 2015.

Cependant, les entrepreneurs se méfient des institutions, puisque seuls 17% ont confiance dans la politique et 65% ne se sentent pas assez écoutés par les pouvoirs publics. Or, ils sont 49% à considérer l’entrepreneuriat social comme un enjeu prioritaire de la campagne présidentielle et 43% à considérer que c’est un enjeu important, même si non prioritaire.

Concernant la priorisation des chantiers à soutenir, la fracture est également présente. En effet, si les entrepreneurs sociaux s’accordent à dire que le champ d’action sur lequel il est le plus urgent d’intervenir est celui du lien social, de l’inclusion, et de la citoyenneté, pour 31% des répondants, devant l’emploi, l’éducation & la formation pour 27%, et devant l’environnement, la biodiversité & l’énergie pour 26%, seuls 16% des répondants pensent que c’est le mieux encouragé par les pouvoirs publics.

http://la-ruche.net/  -   https://www.aviva.fr/


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