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Développement durable : amélioration de la performance des entreprises

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L’édition 2017 de la Corporate Responsibility Review place la France en tête de l’ensemble des pays industrialisés en termes de nombre d’entreprises leader dans leur secteur.

Cette étude, qui passe en revue 1 600 grandes entreprises internationales et qui dresse un bilan de leurs principales évolutions en matière d’intégration des critères de durabilité, met en outre en exergue la très bonne performance d’ensemble des entreprises françaises. La France fait en effet la course en tête avec le plus grand nombre d’entreprises leaders dans leur secteur (16), suivie par l’Allemagne (12), la Grande-Bretagne (11), les États-Unis et la Suède (6), les Pays-Bas (5) et le Japon (4).

En termes sectoriels, l’étude classe en tête le secteur automobile et les fabricants de produits ménagers et de produits d’hygiène personnelle. Ces secteurs sont cependant loin d’atteindre un score élevé : à 46,5% et 44,7% respectivement, ils se situent clairement sous la barre des 50 sur une échelle allant de 1 à 100. Les constructeurs automobiles affichent des scores relativement bons malgré la dégradation de la note de quelques entreprises impliquées dans l’affaire des émissions polluantes, tandis que les fabricants de produits ménagers et de produits d’hygiène personnelle forment un secteur relativement concentré, qui obtient de bons résultats dans quelques domaines clés.

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Transformation durable des modèles d’affaires : les entreprises fortement challengées

Confrontées à de nombreux changements, les entreprises doivent mieux adapter leurs activités et faire évoluer leurs modèles d’affaires. L’édition 2017 de la Corporate Responsibility Review analyse de façon approfondie quelques secteurs pour comprendre la façon dont les entreprises répondent à ces défis et contribuent de façon concrète aux Objectifs de développement durable (ODD) des Nations unies.

Par ailleurs, les analyses réalisées dans le cadre du Carbon Risk Rating d’oekom research montrent que des mesures nettement plus vigoureuses s’imposeraient pour atteindre les objectifs de lutte contre le changement climatique. Sur les 1 600 entreprises analysées, plus de 91% affichent un score compris entre 0 et 50 (sur une échelle de 0 à 100) et moins de 9% un score compris entre 51 et 100%.

Les défis principaux du secteur automobile sont les solutions à zéro émission pour remplacer le moteur à combustion et la mise en place de nouveaux concepts de mobilité. Alors que l’inefficacité des anciennes stratégies de produits est patente, les constructeurs automobiles continuent de miser essentiellement sur le moteur à combustion. Il est probable que la performance de ce secteur, qui est restée plutôt bonne en 2016, sera tirée vers le bas à moyen et long terme.

Les entreprises du secteur gazier et pétrolier se retrouvent également sous pression, un phénomène accentué par le mouvement récent de désinvestissement de nombre d’investisseurs. Bien que la réalisation des objectifs climatiques globaux impliquerait des changements considérables dans ce secteur, la plupart des modèles d’affaires continuent à se fonder sur l’hypothèse d’une demande continue en pétrole et en gaz. La volonté de changement est quasiment inexistante, et cette attitude est renforcée par les décrets favorisant les énergies fossiles adoptés aux États-Unis. Ce secteur est le moins bien noté de l’univers d’oekom, sa performance de 23,4% le plaçant en queue du classement.

L’industrie agroalimentaire joue un rôle crucial dans la transformation des circuits économiques au niveau mondial. Acteur majeur des mégatendances globales - changement climatique, raréfaction des ressources, disparition des espèces - elle reste toutefois insuffisamment réceptive à la pression croissante en faveur du changement. Sa performance moyenne s’établit à seulement 33,3%.

Lire plus en détail (version anglaise)
http://oekom-research.com/homepage/english/oekom_cr_review_E_2017.pdf


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