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Hausse actuelle des taux d'intérêt français…

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… un avant-goût des conséquences du programme économique des favoris des sondages aux prochaines élections, dont Marine Le Pen.

Analyse de Sandy Campart, Directeur de l'IUP Banque Finance Assurance - Pôle Finance IAE Caen.

La France est endettée, chacun le sait. Comme chaque ménage endetté, elle paie des intérêts à ses financeurs. Ces derniers cherchent à optimiser leurs placements pour le compte de leurs clients (épargnants, retraités, assurés). Ils sont majoritairement étrangers. S'ils font le choix de financer la dette française plutôt que celle d'un autre pays, c'est parce que les conditions de taux d'intérêt leur paraissent satisfaisantes au regard du risque pris.

Leurs exigences ont évolué depuis quelques semaines : ils réclament désormais un supplément de rémunération par rapport aux titres émis par les allemands deux fois plus important, soit +0,6% aujourd'hui contre +0,3% en novembre.
La chute dans les sondages aux élections de François Fillon rend une victoire de Marine Le Pen plus probable. Dans ces circonstances, le programme de son parti a été intégré dans le champ des possibles. Et indiscutablement, il provoque un fort scepticisme quant à l'amélioration de la situation économique et de la solvabilité du pays. Les français, qui ne se sont pas encore prononcés dans les urnes, paient déjà leur expression dans les sondages.

Par effet de contagion, les entreprises, y compris les banques, subissent des taux d'emprunt plus élevés qui sont (ou vont être) répercutés dans les prix des produits et les taux d'intérêt des prêts immobiliers et à la consommation accordés aux ménages.

Le gouverneur de la Banque de France estime que la sortie de l'euro pourrait renchérir le financement de la dette d'une trentaine de milliards d'€ par an, soit l'équivalent du budget de la Défense ou celui de la Recherche et de l'Enseignement Supérieur. Ce chiffre sera assurément remis en cause en évoquant l'exemple britannique. Pourtant, la Grande-Bretagne, qui n'avait pas adopté la monnaie commune, célèbre le Brexit avec beaucoup moins d'enthousiasme qu'il y a quelques mois.

L'incertitude quant aux modalités de sortie et les perspectives d'inflation - presque 3% d'ici un an -, commencent à peser sur le moral des dirigeants et le pouvoir d'achat des ménages. 

http://www.iae.unicaen.fr/formations-fiche.php?id_diplome=147


 Comprendre l'économie durable pour s'y investir

 

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