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En 2017, les salariés moins confiants dans l’avenir de leur pays qu’en 2016

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52% des salariés interrogés dans les 33 pays couverts par l’étude Randstad Workmonitor* estime que la situation économique dans leur pays va s’améliorer en 2017. Ce résultat signale une baisse de 6 points sur un an : l’an passé, ils étaient 58% à estimer que la conjoncture en 2016 serait meilleure qu’en 2015. Les salariés sont donc globalement moins confiants dans l’avenir de leur pays pour 2017 qu’ils ne l’étaient un an plus tôt.

Parmi les 33 pays étudiés :

- la France se classe de nouveau parmi les pays les plus pessimistes
- la Grèce compte une plus forte proportion de salariés inquiets pour l’avenir de leur pays : 81% des salariés hellènes s’attendent à une année 2017 pire que 2016

En France, 66% de salariés estiment que la situation économique de l’Hexagone ne s’améliorera pas en 2017. Les Français seraient donc plus pessimistes pour 2017 qu’ils ne l’étaient pour 2016, selon cette enquête. En effet, en 1 an, la part des Français s’attendant à une détérioration de la conjoncture au cours de l’année à venir a augmenté de 7 points : ils étaient 59% fin 2015 à estimer probable une dégradation de la situation économique française en 2016.


Certains pays connaissent des évolutions qui interpellent, cest le cas notamment du Royaume-Uni et de l’Espagne.

- Le Royaume-Uni enregistre l’une des pertes de confiance les plus fortes sur un an. Interrogés fin 2015, 63% des salariés britanniques estimaient que la situation économique de leur pays allait s’améliorer en 2016. Un an plus tard, fin 2016, 47% pensent que la situation économique du royaume va s’améliorer en 2017. Soit une baisse de 16 point sur un an. Difficile de ne pas voir dans ce recul spectaculaire l’effet du Brexit. Si, en termes économiques, la conséquence à ce jour la plus visible du Brexit est la forte baisse de la livre sterling - qui a perdu plus de 15% de sa valeur face au dollar, les salariés britanniques interrogés ont pu exprimer une forme d’inquiétude sur la place de leur pays en Europe alors que, 6 mois après le référendum et à 2 mois de l’activation prévue de l’article 50 marquant le début officiel de la procédure de « divorce », Londres peine toujours à formuler une vision claire à ce sujet.

- En Espagne, la chute de confiance est encore plus forte. Fin 2015, 88% des salariés espagnols s’attendaient à une amélioration de la situation économique de leur pays en 2016. Fin 2016, ils ne sont plus que 48% à penser que la situation économique de leur pays sera meilleure en 2017 qu’elle ne l’était en 2016. Soit une baisse de 40 points sur un an, la plus forte enregistrée dans cette édition de l’étude Randstad Workmonitor. Ce recul considérable est à première vue paradoxal alors que les indicateurs économiques indiquent que l’Espagne, très durement touchée par la crise, est sur la bonne voie. Le taux de chômage est ainsi repassé sous la barre des 20% pour la première fois en 6 ans. En 2016, près de 400 000 personnes ont retrouvé un travail, ce qui a fait reculer le nombre de chômeurs de près de 10% sur cette année. En 2016 toujours, les embauches en CDI ont même augmenté de 13,5% sur un an. Quant à la croissance du PIB, qui s’est établie à plus de 3%, elle devrait être robuste en 2017, à +2,3% selon les prévisions. Comment expliquer alors cette perte de confiance ? Une hypothèse est la situation de blocage politique qu’a connue le pays tout au long de l’année 2016 ou presque. Une crise institutionnelle qui a pu être source d’incertitude, et qui s’est conclue en octobre 2016 avec la reconduction à la tête du pays du gouvernement conservateur - qui gérait les affaires courantes depuis le scrutin de décembre 2015 -, dorénavant très minoritaire.

*Enquête Randstad Workmonitor menée en ligne du 26 octobre au 9 novembre 2016, auprès d’un panel de 1 000 employés âgés de 18 à 65 ans, travaillant au moins 24 heures par semaines. En effet,

http://resources.grouperandstad.fr

 

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