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Taux d’intérêts : réaction de State Street à la décision de la Banque d’Angleterre et de la FED

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1/ Banque d’Angleterre 

Point de vue de Tim Graf, Responsable de la stratégie macro chez State Street Global Markets EMEA et de Stephen Yeats, Directeur EMEA de l’équipe Fixed Income Beta de State Street Global Advisors.

Tim Graf : « Pas d’alerte, ni de surprise, ni de mouvement sur les taux d’intérêt de la part de la Banque d’Angleterre. Les commentaires du Gouverneur Carney la semaine dernière, soulignant les limites de la volonté du Comité de politique monétaire de faire abstraction de l’inflation croissante, ont bien fait passer le message : l’assouplissement renforcé du mois d’août représentait l’essentiel de la réponse de la Banque d’Angleterre au Brexit. Il est peu probable que la politique monétaire intervienne avant le mois de février, et la prochaine publication du rapport trimestriel sur l’inflation au plus tôt. D’ici là, la déclaration d’automne du chancelier de l'Echiquier, Philip Hammond, qui sera publiée dans le courant du mois, sera le prochain événement significatif pour la livre sterling et les marchés actions britanniques ».

Stephen Yeats : « Nous pensons que le Comité de politique monétaire de la Banque d’Angleterre a pris une bonne décision en choisissant de ne pas modifier sa position. L’été dernier, les membres du Comité prévoyaient probablement d’assouplir à nouveau leur politique à l’occasion de cette réunion. Mais depuis, la croissance s’est avérée relativement robuste tandis que la faiblesse de la livre sterling devrait soutenir l’activité économique. Une réduction supplémentaire du taux directeur à ce stade n’aurait qu’un effet limité pour stimuler l’économie et pourrait générer des tensions entre le gouvernement et la banque centrale ».

 

2/ Réserve Fédérale américaine (FED)

Point de vue de Tim Graf, Responsable de la stratégie macro chez State Street Global Markets EMEA et d'Antoine Lesné, Directeur de la Stratégie SPDR ETF de State Street Global Advisors.

Tim Graf : « Comme prévu, la Réserve fédérale américaine semble vouloir attendre la conclusion des élections aux États-Unis avant de donner suite à son intention clairement énoncée de rehausser les taux d’intérêt. À l’heure actuelle, les données enregistrées sur le marché de l’emploi sont suffisamment solides et le taux de l’inflation tend de nouveau vers ses niveaux cibles. Seul un choc important sur les marchés financiers pourrait empêcher la Fed d’agir dans ce sens lors de sa réunion du 14 décembre ».

Antoine Lesné : « À quelques jours seulement maintenant des élections aux États-Unis, il était attendu que la FED ne bougerait pas. Le compte-rendu de la réunion précédente a révélé pour la première fois quelques voix dissidentes, et c’est la réunion de décembre qui sera vraiment la plus importante. Pour l’instant, les derniers chiffres de l’emploi et de l’indice des directeurs d’achat (PMI) semblent tendre vers la première hausse des taux de l’année. Il sera important de surveiller le ton du discours après la réunion, qui indiquera si la hausse des taux se fera à un niveau faible étendu sur la durée, ou à un rythme plus rapide. Il s’agit d’un exercice périlleux pour la Fed qui ne veut pas freiner le moteur de l’économie trop tôt dans le cycle de la reprise ».

Plus informations via : www.statestreet.com/fr.

 

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