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8 Français actifs sur 10 se sentent « engagés » dans leur vie professionnelle

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Telles sont  les principales conclusions de l’enquête réalisée par Occurrence, cabinet d’études et conseil indépendant, spécialiste de l’évaluation de la communication, auprès d’un échantillon représentatif de la population française active âgée de 18 à 65 ans.


1/ Les Français sont très impliqués dans leur travail mais à une condition pour une large majorité d’entre eux : le respect de l’équilibre vie privée/professionnelle.

C’est un résultat plutôt étonnant. On dit la société française touchée par le pessimisme et la morosité, voire en proie à un réel désengagement comme c’est le cas vis-à-vis des institutions politiques.
Cet état d’esprit ne se reflète pas dans le monde du travail : en effet, 88% des Français interrogés se sentent engagés dans leur travail et 39% très engagés. Concernant la vie sentimentale et familiale (la seconde forme d’engagement jugée prioritaire par les Français), on retrouve ce même chiffre de 88%. Mais avec une répartition inverse : 56% s’y considèrent très engagés, 32% plutôt engagés. On voit dès lors apparaître un enjeu clé pour les entreprises, celui de proposer des conditions de travail favorisant la création pour chacun d’un équilibre vie professionnelle/vie privée. On notera enfin, sans que l’on s’en étonne vraiment, que les femmes sont plus engagées professionnellement que la moyenne des Français (91% vs 88%), ce en dépit de la persistance de fortes inégalités hommes/femmes (salariales notamment).


2/ Trois profils de l’engagement professionnel émergent fortement 
:

Les jeunes cadres « connectés » prêts à s’investir fortement pour leur entreprise, les femmes de 35 et +  davantage tournées vers les valeurs humaines de l’entreprise, et les employés/ouvriers très en retrait en matière d’engagement mais en attente de reconnaissance.


3/ Dans une société où la défiance est en constante progression, l’étude pointe une confiance dans l’avenir de leur entreprise et un engagement personnel dans la réussite de celle-ci, pour huit répondants sur dix.

C’est un chiffre qui prête à l’optimisme. Et qui corrobore les enseignements d’autres études d’opinion qui soulignent une confiance grandissante des Français dès lors qu’on évoque avec eux les institutions qui leur sont les plus proches (leur commune, leur entreprise,…). Inquiétude pour la société dans son ensemble mais confiance sur son propre avenir. On trouve la plus forte proportion de confiants parmi les 18-34 ans (86% vs 80% France entière). On reconnaît là un trait de caractère de la Génération Y, exigeante en matière de sens mais apte à accorder sa confiance.
Cette confiance individuelle envers l’entreprise joue sur la dynamique d’émulation collective, mais dans une moindre mesure : deux-tiers des collaborateurs encouragent leurs collègues à s’investir davantage, avec bien entendu une surreprésentation des cadres : 74%, +6pts.


4/ Une proportion importante des salariés français est prête à s’engager bien au-delà de ce qui est attendu d’eux et à en faire bien plus que ce qu’on leur demande.

Dans le contexte actuel de transformation des organisations, avec la persistance d’un état de « guerre économique » qui renforce les incertitudes, les entreprises ont besoin de salariés engagés, c’est-à-dire qui soient capables d’aller au-delà des attendus décrits dans leur fiche de poste. 58 % sont prêts à jouer la fonction de lanceur d’alerte, pour dénoncer des pratiques délictueuses qui pourraient porter préjudice à leur entreprise. Le profil-type du lanceur d’alerte est un cadre, plutôt un homme,  âgé entre 18  et 34 ans.
Egalement, 47% (dont 53% de 18-34 ans et 56% de PCS+) seraient prêts à investir financièrement dans leur entreprise. 1/3 des salariés français (37% hommes, 27% femmes) iraient même jusqu’à mentir ou cacher des informations à un client, un partenaire ou un prospect. Des chiffres également révélateurs du sentiment de précarité vécu dans le monde du travail à l’heure du chômage de masse.

Dans le même esprit, une part importante des répondants est même prête à consentir des efforts très importants pour leur entreprise en cas de besoin. Travailler plus sans gagner plus : 45% des salariés actifs sont prêts à augmenter leur temps de travail sans compensation. Cette part s’élève jusqu’à 55% pour les cadres d’entreprise. Dans le même sens, ¼ des salariés seraient prêts à baisser leur rémunération sans contrepartie.

La mise en place d’outils de flexibilité interne négociés dans le cadre d’accords d’entreprise trouve ici un terreau favorable, avec une base d’acceptabilité non négligeable.


5/ Rémunération attractive, perspective d’évolution professionnelle, qualité de vie au travail et management bienveillant constituent les quatre principaux leviers pour susciter l’engagement au travail.

Ces différents items obtiennent une note d’importance supérieure à 7/10, la rémunération et les perspectives de carrière arrivant en tête. Ce bloc de critères montre que le bien-être au travail constitue le principal moteur de l’engagement. Le bien-être est d’abord associé au sentiment d’être traité justement en termes de salaires et de carrière. Il est ensuite directement lié à la qualité de vie au travail et aux capacités relationnelles des managers, qui jouent un rôle essentiel en la matière.  Tous ces critères soulignent de fait l’importance de la fonction RH, qui se révèle être en première ligne en matière d’engagement des Français au travail.
A l’inverse les critères de nature plus « corporate » (clarté de la stratégie, qualité des produits/services, adhésion aux valeurs, responsabilité sociale d’entreprise) constituent des leviers à la main des Directions de la communication, mais génèrent des effets positifs moindres sur l’engagement. 


Conclusion
de Pierre Chavonnet, directeur du pôle Marques et Transformation d’Occurrence : « Nous avons été assez surpris de constater des scores d’engagement supérieurs à 10 points à ceux de nos standards qui sont issus des grandes entreprises en France. Cela est très positif quant à la dynamique économique à l’échelle des territoires et des PME/PMI et autres artisans et indépendants. Et cela souligne, en creux, l’impérieuse nécessité pour les grandes entreprises de ne pas décrocher plus encore en matière de confiance, avec l’enjeu clé de « réenchanter » et nourrir les relations sociales en leur sein »

http://occurrence.fr/


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